LIL. — L'ATOMISME DYNAMIQUE : TONGIORGI
À) Exposé : ce système repose sur les trois principes suivants: 19 La matière est homogène. | | ‘s, 55 29 Les atomes conservent leur être propre dans les diverses combi naisons où ils entrent. À ces deux principes, qui lui sont communs avecs le Mécanisme pur et simple, l'Atomisme dynamique en ajoute un troi Sième : | 7 :3i 3° Des forces exclusivement mécaniques suffisent à rendre compte des phénomènes que présente la matière. — Le Mécanisme se contente du mouvement local. 1 Sur le nombre des forces mises en jeu les Atomistes sont divisés Les plus généreux en admettent trois catégories : a) Les forces attractives
et répulsives. — b) La force d’impulsion. — c) La force d'inertie. Pour TonGiorat la force de résistance est là seule énergie vraiment irréductible. Les autres forces en dérivent (te. 4
B) Critique : 1° Ce système ne résout pas la question proposée
Quels sont les éléments constitutifs de l’éssence des corps ? En effet, l’'Atomisme dynamique répond : ce sont des corpuscules qu’on nomme
atomes (2), et il s’en tient là. Mais il s’agit de savoir ce qui constitue. l'essence de n’importe quel corps, par conséquent de ces corpuscules appelés atomes. | RS 4 29 L’Atomisme dynamique reconnait que les atomes sont étendus et actifs ; mais il n’explique pas de quelle essence dérivent ces propriétés accidentelles. De ce chef encore, 1l laisse sans solution le problème à ) résoudre. | ES n:
39 Ce système aboutit à cette conséquence inadmissible : les COTPS," qui résultent des combinaisons chimiques, n’ont pas cette unité essen-m tielle que doivent avoir les Corps naturels, c'est-à-dire ayant en eux=
(7) S. ToncroRGt, Institutiones Philosophicæ : T. II, Cosmologia, L. I, C. 111, A. II, $ 98: Bruxelles, 186211 D. 252. — Le Père SAUVEUR TONGIORGI, né (1820) et mort (1865) à Rome, enseigna avec grand succés la Philosophie au Collège romain. ge"
(*) Atomi enim sunt corpustula saltem mente divisibilia ; extensæ enim sunt (TON GIORGI, Opere citato, $ 96). “ nn :