‹ Traité de philosophie 1923Chapitre 51 sur 761 · L'HÉDONISME · texte numérisé non relu

L'HÉDONISME

A) Exposé : c’est la formule la plus grossière de lutilitarisme. | Au premier rang des défenseurs de la morale du plaisir (fo), se … placent les sophistes Gorgias et Calliclès, mais surtout Aristippe def Cyrène, infidèle à la doctrine socratique. Ils mettent le souverain bien dans la recherche du plaisir immédiat sans regarder aux conséquences ; ils pensent que la fin de la vie humaine est atteinte quand la sensibilité 4 est satisfaite. Jouir du plaisir du moment, telle est 1 loi ; il n’y a NL suivre l’instinct qui nous y pousse. : \

Cette doctrine a été reprise au xvuie siècle par d'Hbibach, Hel vétius, Saint-Lambert ; au x1x® ipar les Saint-Simoniens et les Fourié- À ristes. Fourier (?) voulait qu’on laissât les passions se développer sans entrave, prétendant que ce développement s se ferait d'une FOR modérée É et harmonique. +1 38

B) Critique : I. La morale du plaisir est fausse dans son principe : 1 1

19 Sans doute le plaisir est un bien, mais c’est le bien sensible, © inférieur. 11 n’est pas le souverain bien pour l’homme, parce que le nature humaine n’est pas réduite à la sensibilité : l’homme a une raison et une volonté qui demandent aussi leur bien. Faire du plaisir la loi de notre activité, c'est mutiler la nature humaine et ravaler ses facultés | ARS

2° Le plaisir n’est pas une fin, mais un moyen, © est un résulte et 4 non un principe. La fin, et par conséquent le bien de l’activité, c’est de conserver et de développer l'être, en la déployant conformément aux tendances de sa nature. Le plaisir résulte de l’activité normalement 4 dépensée, de linclination satisfaite. C’est un moyen destiné à stimuler »

à chaque être l’accomplissement de sa destinée.

tas ke #4

(4) PLATON, Philèbe. — JANET, La Morale, L. I, Ch. 7. ‘4 as (?) FouRIER : « Le devoir vient des hommes ; la passion vient de Dieu. » Cf. Théorie

de l’unilé universelle. d .

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