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EXISTENCE ET CARACTÈRE DE CETTE UNION

Notre âme est distincte du corps, mais elle lui est étroitement unie “C'est un fait qui se constate par les rapports tout particuliers qu’elle à avec lui et qu'elle n’a pas avec les autres corps de la nature. C'est ainsi “Que mon âme peut directement mouvoir mon corps par un acte de volonté, tandis qu’elle ne peut mouvoir les autres corps que par l'inter-

directement les vicissitudes de mon corps, tandis que les autres corps de la nature ne peuvent agir sur elle que par l'intermédiaire de celui auquel elle est unie. L'union de l’âme et du corps semble donc un fait contestable. |

Mais cette union n’est pas accidentelle, comme le veut. Platon, qui la Compare à la relation qui unit le navire au pilote, le cheval au cavalier, strument à l’ouvrier. Bossuet repousse avec raison cette assimilation i On la prend dans un sens strict : « Ainsi, on ne se trompe pas quand n dit que le corps est comme l'instrument de l'âme... Il y a pourtant une extrême différence entre les instruments ordinaires et le corps humain. Qu'on brise le pinceau d’un peintre ou le ciseau d’un sculpteur, “ils ne sentent point les coups dont ils ont été frappés ; mais l’âme sent tous ceux qui blessent le corps. Le corps n’est donc pas un simple nstrument appliqué par le dehors, ni un vaisseau que Pâme gouverne “à la manière d'un pilote. Il en serait ainsi, si elle n’était simplement

“qu'intellectuelle ; mais, parce qu’elle est sensitive, elle est forcée de

s'intéresser d’une façon particulière à ce qui le touche et de le gouverner “non comme une chose étrangère, mais comme une chose naturelle eb “intimement unie. En un mot, l’âme et le corps ne font ensemble qu'un tout naturel (°).»

« (1) Bossuer, De la connaissance de Dieu ei de soi-même, Ch. 11, $ 20. Platon définit “l'homme : Une âme qui se sert d'un Corps. Toro TOOTL zou EvOY (Premier Alcibiade, set XXW, Ed. Dipor, T. I, p. 486). — La critique de Bossuet atteint aussi la définition de . l’homme donnée par de Bonald : « L'homme est une intelligence servie par des organes ».

‘qui sont inétendues, indivisibles, sans figure,; inconciliables avec l'unité

médiaire de celui auquel elle est jointe. De même mon âme éprouve

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