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UNION DE L’AME ET DU CORPS : SON EXISTENCE

En effet, c’est de l’âme que le corps reçoit son unité, Son organisat sa vie ; c’est par son union avec elle qu’il devient un corps humain {/ Aussi, dès qu’il en est séparé par la mort, il perd ses caractères spé fiques. : DR

Sans doute l’âme peut, sans le corps, vivre d’une vie propremeni intellectuelle (53, IIT, c) ; mais alors elle est incapable d’exercer se fonctions sensitives, parce que celles-ci exigent le concours direct. . l'organisme. C’est pourquoi l’on doit dire avec Bossuet que l’âme : une substance intelligente née pour vivre dans un corps et lur être 1 mement unie (1). it

Le corps et l’âme, considérés séparément, sont done deux substa: incomplètes. Unies, elles constituent une seule nature: la nature hum composée de deux substances ; elles forment un {out naturel (Bossu un tout complet (civoo, Aristote), dont le corps est la matiére dont l’âme est la forme (?). Leur union par conséquent n’est pas acck dentelle n1 extrinsèque, mais naturelle et substantielle FE Pet

Une question ultérieure se pose : quel est le mode de cette unior Comment deux êtres si dissemblables, l’un étendu, lPautre simple, peuvent-ils agir l’un sur l’autre, communiquer entre eux ? Voici le . diverses solutions. |: 1

(Recherches philosophiques sur les premiers objets des connaissances morales, Ch. v). C définition méconnaît le caractère substantiel de l’union, ce que Leibniz nomme vinculum substantiale : Et monades non constituunt substantiam completam compositam, cum nof faciant unam per se, sed merum aggregatum, nisi aliquod substantiale vinculum accedat (Lettre XIX au P. des Bosses, Édit. ERDMANN, p. 681, col. 2, $ Si accidens). (*) BossuET, De la connaissance de Dieu, Ch. EVA : T5 C9 ARISTOTE, De Anima, L. IT, C.1, $ 4 : "Avayaxtoy dou thv Vuyhv oûotzy eva d) eidos couuros ououxoÿ duvauer Curhv Éyovros : # 3° oùoix évrehéyetx. Necesse igitur animam substantiam esse perinde atque formam corporis naturalis potentia vi habentis ; substantia vero actus est et perfectio. (Édit. DIDOR °F. FT DANSE surprenant qu'après avoir reconnu que l’âme est la forme substantielle du corps, Arist peu après, hésite à rejeter la Comparaison du « pilote dans le navire », laquelle semb n'impliquer qu’une unjon accidentelle : "Et d’ 49mhov, et oÙtue ÉVTE AS {EUX TOÙ COUATO Vuyh Ooneo TAwTho mhoiou. (Arisrore, De Anima, L. II, C. 1, $ 13, Éd. Dino, T.T P. 445). « En outre, nous ne savons pas encore clairement si l'âme est l'acte du corps comn le pilote est celui du navire. » (Traduction de G. RODIER, Aristote. Traité de l’ Ame, T | Texte et Traduction, p. 69-71. Voir au T. II, Notes, p. 187, 413 a., 8. Paris, 1900, les intel prétations diverses qU’ALEXANDRE D'APHRODISE, THEMISTIUS et SIMPLICIUS donnent dé ce passage. — Plus loin, Aristote dit que l’âme « n’est pas le Corps, mais quelque chose . Corps », ce qui indique une union substantielle. Yüux uèv yko oùx ÉoTt, 60 yuTos À (Ibidem, C. 11, $ 14, p. 447). - De (*) Descartes lui-même, qui a exagéré si fortement le dualisme entre l’Âme et le corps, a reconnu cependant l'existence de cette intime union : « La nature m'enseigne aussi pi ces sentiments de douleur, de faim, de soif, etc., que je ne suis pas seulement logé dans: nû Corps ainsi qu’un pilote en son navire, mais, outre cela, que je luy suis conjoint très étre tement et tellement confondu et meslé que je compose comme un seul tout avec luy. » (VIe Méditation, Édit. ADAM, T. IX, p. 64). L E- à

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