PAR UE
mentaire, qu'on nomme discursive ; elle est sujette à l’erreur et au
sion et toute multiplicité, tout souvenir et toute prévision, tout raisOn®
- sujet et l’objet de la pensée : l'intelligence infinie égale l’infinie intell
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doute. de 20 Dans son objet: elle ne connait pas tout et ne connaît le tout de rien. CT ‘à L'intelligence divine, étant affranchie de toutes les défaillances, est: [__— Parfaite dans son mode d’opération : la pensée de l’homme
est multiple, changeante, successive. En Dieu, rien de pareil. La pensée divine est éternelle, unique, intuitive, car l’infinité exclut toute succes
nement déductif ou inductif. Dieu voit tout dans un éternel présents C’est pourquoi le mot prescience, appliqué à Dieu, n’est pas rigOUrEU sement exact. (Psycn., 205, $ III, À, Second essai). — Balmès à jus
tement remarqué que plus une intelligence est puissante, moins elle & d'idées : leur nombre diminue, mais leur compréhension augmente: I’Être parfait voit tout dans une Idée infiniment compréhensivt (Locique, 39, $ B, II). « Ge regard unique, dit Fénelon, épuise to rte vérité et il ne s’épuise jamais lui-même (°). » 2 à IT. -—— Parfaite dans l’extension de son objet : Dieu étani infini, rien ne saurait échapper à sa connaissance : il est omniscienl Donc : | ‘4 ‘3 Lo Dieu se connaît lui-même et se comprend : Dieu connait tout ce qu est connaissable. Mais, parmi tous les objets intelligibles, Dieu tient premier rang. Toutes les choses, que Dieu connaît en dehors de lui, il Ie connaît en tant qu'il est leur cause exemplaire, efficrente et finale c’est-à-dire par le rapport qu’elles ont avec lui. Donc le premier obJje © de sa connaissance est lui-même. Il se connaît et il se connaît parfs tement, c’est-à-dire qu’il se comprend ; il y a équation parfaite entre le
gibilité. | SAUVE |
90 Dieu connaît encore tout ce qui, en dehors de lux, est connaissabl
c’est-à-dire tout ce qui, participant de l'être à un. degré quelconque ; \ LE"
peut être le terme, l’objet d’un acte d'intellection : à savoir tous l@ possibles, c’est-à-dire tout ce qui est simplement apte à exister ; —
les futurs conditionnels ou futuribles, c’est-à-dire les événements ne seront jamais, mais qui auraient été si telle condition avait été po: ve. Qu’aurais-je fait, si j'avais été placé, quand j'ai accompli tel : dans d’autres conditions ? — tous les êtres actuellement existants ;. toutes les choses futures, qu’elles soient fatales ou libres (?). “il
- . . A . . . . ir ,. 8 + La raison est toujours la même : l'intelligence divine, étant infin . M:
5 ln
(2) FÉNELON, Traité de l'existence de Dieu et de ses attribuls, 11° P:;/ Ch VARIE 5 { 2) Sur la façon dont il est possible de concilier la liberté humaine avec la presciel divine, voir Psycx., 205, $ III. ;, s
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s'étend nécessairement à tout ce qui est intelligible. Autrement, elle serait impuissante, incapable, donc imparfaite.
Objection : Aristote prétend que Dieu est la pensée qui se pense et qu'il ne connaît
que lui-même. La pensée divine ignore le monde. Elle n est cependant la Providence, parce que le monde connaît Dieu et st attiré vers lui par le charme irrésistible de ses perfections. uléguée par le Stagirite, c’est qu'il est indigne de Dieu de co êtres inférieurs : la relation de cet univ Serait une souillure.
Réponse : a) Sans relever cette contradiction étrange d’une Provi- “dence aveugle s’exerçant sans le savoir sur un monde qu’elle ignore, il suffit de remarquer que, si Dieu ne
en désaccord par conséquent avec sa perfection infinie.
7 +) La raison invoquée par Aristote est sans valeur : est-ce que la
Connaissance d’imperfections, existant en dehors de nous, nous rend imparfaits ?.
La raison nnaître les.
ers imparfait à son intelligence