REMARQUES SUR LA SCIENCE DE DIEU
A. — Noms divers de la science divine
scolastique on appelle : Science : a) de simple intelligence : la connaissance des possibles ; — 5) de vision : la connaissance des êtres existants ; = c) moyenne : la connaissance des futurs conditionnels. Elle est dite . Moyenne, parce que son objet tient le milieu entre les purs possibles et es futurs absolus ou sans condition. En effet les futurs conditionnels Darticipent des possibles, en tant qu’ils n’existeront pas ; ils participent les futurs absolus, en tant qu’ils seraient, si la condition était posée (1).
. Prenons, comme exemple, le reniement de l’apôtre Pierre :
… a) Pierre interrogé par une servante peut renier ou ne pas renier On Maïître. (Science de simple intelligence.)
b) Si Pierre est interrogé par une servante, il reniera son Maître. Science moyenne.)
… c) Pierre sera interrogé par une servante et il reniera son Maître. Science de vision.)
« B. — Rôle de l’essence divine dans là connaissance : |
: dans la terminologie
, : l’essence ivine est l’unique moyen dans lequel et par lequel Dieu connait toute
hose, car si l'intelligence divine avait besoin, comme la nôtre, d’être
éterminée par des intermédiaires, elle serait dépendante et, partant, nparfaite.
Es
… L’essence divine contient éminemment toutes les perfections conceables. C’est pourquoi, en contemplant cette essence infiniment parfaite
sait pas tout, sa science est limitée,
l'intellect divin voit toutes les manières dont elle est indéfiniment imi-s table. Ces divers degrés d’imitabilité, auxquels correspondent autant de degrés d’être ou de perfection, constituent l’ensemble des possibles, des futuribles, des futurs nécessaires et des futurs libres. Dieu est l& cause exemplaire des possibles et des futuribles, en tant que l'intellects divin perçoit distinctement toutes les perfections dont son essence est le fondement virtuel. Il est la cause exemplaire des futurs nécessaires: et des futurs libres (qui doivent exister), en tant que la volonté divine décrète l'existence de tel ordre de futuribles qui, de futurs conditionnels,! deviennent futurs absolus. ne Vds L’essence divine est donc bien le moyen unique dans lequel et pan lequel Dieu connaît toute chose : elle est le moyen de connaissance des, À possibles et des futuribles, en tant qu’elle est considérée comme affectée} de l’idée divine, représentant les différentes imitabilités ; elle est le moyen, de connaissance des futurs, en tant qu’elle est considérée comme aftectée du décret librement créateur, en vertu duquel la volonté divine choisit telle catégorie de futuribles pour les faire passer de la possibilité à Ia réalité. : 4