‹ Traité de philosophie 1923Chapitre 571 sur 761 · $ C. TOUTE-PUISSANCE ET LIBERTÉ · texte numérisé non relu

$ C. TOUTE-PUISSANCE ET LIBERTÉ

… Dieu est pensée et amour. Mais, Dieu étant absolument simple, Pacte par lequel il-se connaît et celui par lequel il s’aime ne constituent qu’un seul acte. Cet acte est Dieu lui-même ; Dieu est donc essentielment actif ; il est acte pur, c’est-à-dire que la vie divine n’a aucun lélange de passivité (Psycx., 13, IT). Il faut distinguer en Dieu, outre activité intérieure, immanente, une activité transitive dont le terme t en dehors de lui. De là deux autres attributs : la Toute-puissance et la Liberté.

- A) Toute-puissance : la volonté de l’homme est bornée : a) Dans son mode d'opération, qui suppose une matière préexistante, sse sans cesse de la possibilité à l'acte et exige un effort.

b) Dans ses effets, car nous sommes souvent incapables d'exécuter que nous voulons ou désirons.

Mais en Dieu la volonté est toute-puissante. En lui l’activité est franchie de toute entrave, pure de toute passivité, exempte d'effort, idépendante de toute matière préexistante (91) : pour Dieu seul, jouloir, c’est pouvoir.

Dieu peut tout ce qui est possible, c’est-à-dire tout ce qui n’implique s contradiction. La toute-puissance divine ne peut réaliser ce qui St contradictoire : vg. un cercle carré, un mouvement sans vitesse.

Ce n’est pas d’ailleurs une imperfection, parce que la contradiction

Le : . > 2 sr n'exprime que le non-être. Au contraire, supposer que Dieu puisse.

ouloir l'impossible, le contradictoire, c’est supposer que la' volonté ivine puisse agir d’une façon déraisonnable, ce qui est une évidente

Bté. El ne faut pas confondre ce qui est impossible à n'importe quel être

ce qui est impossible en soi. Dieu peut le premier ; il ne peut le second, rce que, ce qui est impossible en soi, étant le pur néant, est irréalible. Il faut donc repousser l'opinion d’Occam et de Descartes qui préndent que l'essence des choses dépend de la volonté arbitraire de Dieu on. 45, $ C, II). Il ne faut pas diviser Dieu, ni opposer attribut à tribut : en lui toutes les perfections concevables s’harmonisent dans

éfaillance. Cette supposition renferme d’ailleurs une manifeste absur- ee

réé, si parfait qu’on l’imagine : ve. ressusciter un mort, créer un monde, mn . , ,

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degré, l’être qui est en soi, mais qui s’ignore : tels sont les minéraux ets les végétaux : cette perfection peut se résumer d’un mot 5

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