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LE PANTHÉISME : FORMES DIVERSES

VI. — Hegel (1) : il prend comme point de départ l’idée de létre ndéterminé, pur, abstrait, qu'il nomme aussi l'absolu. Cet absolu, partant le cette indétermination complète, passe par une série de détermina ions de plus en plus concrètes pour arriver enfin à une pleine conscience ee. le lui-même. Tel est le développement normal des choses. A

A) Loi de ce développement. — Hegel conserve le devenir de Schelling, “mais il le complète en indiquant la façon dont l’/dée ou l Absolu se déveoppe. L'identité des contraires est la loi fondamentale de lesprit et des choses : pour penser, l'esprit doit concilier des contraires ; pour se réaliser, les choses doivent se contredire elles-mêmes. Car, pour Hegel, “il y a identité foncière entre le subjectif et l'objectif, le contenu et la forme de la pensée, l’idée et l’être, la Logique et la Métaphysique. … En effet, toute idée abstraite renferme le contraire d’elle-même, sa négation. Les deux éléments contraires ont chacun leur vérité. Pour “les conserver, l'esprit les concilie dans une notion supérieure plus réelle … “et plus compréhensive. Voilà la loi de lesprit. La loi des choses est Semblable. Une chose n'arrive à se réaliser qu’en passant par trois Stades successifs : 40 Thèse : la chose se pose, s'affirme, elle existe d’une açon indéterminée ; — 20 Antithèse : la chose s’oppose à elle-même, … Se nie : — 30 Synthèse : la position et l’opposition de la chose s’harmoisent dans une réalité supérieure. Ainsi done afftrmation, négalion, conciliation, ou bien thèse, antithèse, synthèse, telles sont les trois phases travers lesquelles labsolu®se développe sans fin en se transior- \ Pin a 5 Chaque synthèse devient à son tour une thèse nouvelle, que nie son antithèse et qui se résout dans une seconde synthèse, et ainsi indéfiniment. Le développement-et le progrès s’accomplissent selon ce rythme à trois témps qui se retrouve partout, aussi bien dans les grands ensembles que dans les plus minimes détails. Voici, par exemple, le premier groupe ternaire : {dée d’être indéterminé : c’est la thèse. — D'un être aussi indéerminé, qui n’est ni ceci ni cela, on peut dire qu’il n’est pas : c’est antihèse. — Ces deux termes opposés se concilient dans un troisième terme : … le devenir ou le mouvement : c’est la synthèse, car on peut affirmer à la F fois du devenir qu’il est et qu’il n’est pas. Hegel s’efforce de constater artout ce groupement ternaire : vg. en chimie : azote (— thèse), oxygène (— antithèse), carbone (— synthèse) ;— en physique : attracion, répulsion, pesanteur ; — en logique : idée, jugement, raisonnement ; :

(2) Her, Phénoménologie de l'esprit. Logique. Encyclopédie des Sciences philosophiques, Philosophie du Droit. Leçons sur l'Histoire de la Philosophie. Esthétique. — Cf. WEBER, “Introduction historique à la Philosophie hégélienne. — J. WiLm, Histoire de la Philosophie

emande. — P. JANET, Études sur la Dialectique dans Platon et dans Hegel. /

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—. dans la société : individu, famille, état : — en histoire : Orient, civilisation gréco-romaine, temps modernes, ete. ; a. ppement, — Le système a pour poin

B) Grandes étapes de ce dévelo nt

de départ l’idée d’être indéterminé ; il à pour point d’arrivée l'absolu prenant conscience de lui-même. La loi qui préside au développement: de l’idée c’est le rythme à trois temps. Indiquons maintenant les grandes étapes que parcourt l'absolu dans cette longue recherche de lui-même : | | AE 4 19 Idée pure Hegel, ayant supposé que les idées constituent l’essence des choses, en conclut que l’idée la plus générale est l'essence. de tout, c’est l'être pur qui contient en soi toute la plénitude de l’être concret, lequel en sortira par le seul mouvement de la pensée. L’actiont :de la pensée pure sur l'être pur produit d’abord l’Idée absolue. 11 ne faut pas y chercher la distinction du sujet pensant et de l’objet pensé, cars cetté distinction n'existe pas encore. L’Idée absolue est pour Hegel l'idée où le subjectif et l'objectif s’identifient. Elle est à l’état concret (1). tant qu’elle est à l’état d'involution, de virtualité infinie : cette idée pure est comme la substance universelle. La théorie de l’Idée fait l’objet:

de la Locique. :4

2°, Nature : l’idée absolue ne reste pas à l’état concret d’involution É elle éprouve le besoin d'évoluer. L’Idée évolue par la pensée d’après la loi du rythme à trois temps, et son évolution constitue la nature, qui est l'idée sous la forme d’extériorité. L'univers est donc un reflet des trans* formations de l'idée, mais c’est un reflet qui ne reproduit qu'imparfaitement l’idée. Cette seconde partie fait la matière de la Pirosopxig

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