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BD rr PANTHÉISME : FORMES DIVERSES 606-002
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ramène les corps aux âmes, les âmes à l’Ame divine, celle-ci à l’Intelligence, l’'Intelligence à Un. Cette évolution circulaire n’est que le développement nécessaire d’un principe qui enveloppe toutes les manifesations, en apparence les plus diverses, de l'unique réalité (°). »
… JII. — Spinoza (?) : l'existence de Dieu s'impose, en vertu même dére la conception (#) que nous avons de lui : «C’est une substance constituée par une infinité d’attributs dont chacun exprime une essence éternelle ét infinie (#). » Bien plus, Dieu est l'unique substance. Cest aussi la onséquence de la définition arbitraire que Spinoza donne de la substance: « J'entends par substance ce qui est en soi et est conçu par sor, c’est-à-dire ce dont le concept peut être formé sans avoir besoin du concept d’une autre chose (5). » Spinoza en déduit logiquement l’unité de substance ou le Panthéisme. En effet, s’il y a beaucoup de choses qui existent en soi, il ny a qu'un être, Dieu, dont on puisse affirmer qu’il existe … “et en soi et de soi : il n’existe donc qu'une seule substance ; par conséquent, tout le reste n'existe que par elle et en elle ; tous les êtres ne sont “que des modes de cette substance unique (Psycx., 182, $ À III, 100 L’essence de Dieu se développe en une infinité d’attributs, qui expri «ment, chacun en son genre, absolue infinité de l'être. Ces attributs, en nombre infini, se développent à leur tour en une infinité de modes, “dont l'ensemble constitue l'univers. Mais de cette infinité d’attributs … “nous ne connaissons que deux : l’étendue et la pensée. Dieu pense, et sa * ‘a pensée s'exprime par une infinité d'idées particulières : ce sont les âmes. ieu est étendu, et son étendue s’exprime par une infinité de formes particulières : ce sont les corps. Les modes, qui expriment les attributs, sont. nfinis en nombre.
“L'univers des âmes, c'est donc la série infinie d'idées particulières divine. L'univers des corps, c’est la série elles se manifeste l'étendue immense de la
Substance L'ensemble des choses ne constitue done qu’un tout, puis- - qu’ «il est de la nature de la substance de se développer nécessairement par une infinité d'attributs infinis, infiniment modifiés ». Mais, au moyen
ans ce tout des distinctions. On dis-
de l’abstraction, on peut établir d urante (natura nalturans), c’est-à-dire la substance
et la nature nalurée forment l'univers
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2 j qui découlent de la pensée
“infinie des formes par lesqu
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# mn (1) E. DURAND, Cours dé philosophie, T. IX, Métaphysique, D: 199-430, Paris, 189927 M Cf. G. SontTais, Histoire de la Philosophie ancienne, $ 24. 120 ue à M: va SPINOZA, Éthique, 17° et 2° Parties. porn FE. 3) On voit que SPINOZA prouve l'existence de Dieu & priori par l'argument ontologique, conçu à sa manière. Cf. Éthique, 11° Partie, Propos. XI. un (4) SpirnozA, Éthique, 1'° Partie, Définitions. - KE (5) SPINOZA, Éthique, 1° Partie, Définitions.
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en exprimant les attributs divins (). Mais, en fait, nature naturante et nature naturée ne font qu’une seule et même réalité qui est Dieu, puisque « Dieu est la cause immanente, et non transitive, de toute choses » (2). - ee 2.
IV. — Fichte (3) : le seul être réel, c’est l’esprit, le moi qui expliqu tout. L'acte primitif de l’entendement est l’acte par lequel le moi, en prenant conscience de lui-même, se crée. Mais, en se posant le mo s'oppose et crée ainsi le non-moi, le monde extérieur qui n’est que ll limite du moi, l'arrêt qu'il subit dans son développement (36, III) Enfin Dieu lui-même est une création de lesprit, puisqu'il est le mo
Conçu d’une façon absolue et sans Hmitation 2 54 V. — Schelling (4) : le moi et le non-moi, la pensée et le mond ; procèdent d’un principe supérieur, qui est leur commune substance.) Ce principe c’est l’absolu qui, à l’origine, est une sorte de germe sans détermination ni conscience : mais, essentiellement actif, il se développe sans cesse et, en se développant, devient de plus en plus parfait. Il dor s. dans la matière brute, sommeille dans le végétal, s’éveille dans l'animal et prend conscience de soi dans l’homme qui progresse par lui et avec lui, toujours en marche vers un idéal jamais atteint. Deux idées dominent, toute la philosophie de Schelling : l’idée de l'identité substantielle de la, matière et de l'esprit dans l'absolu, où se concilient les contraires, et l’idée, du devenir, de la réalisation nécessaire, perpétuelle, progressive de l’ab- Solu, de Dieu, dans le monde (SSSR 0
(*) SPINOZA, Ethique, 1re Partie, Propos. XXIX, Scholium. — Co de l’homme et de la santé de son âme, 17e Partie, Ch. vrrr et 1x. Le
(*) SPINOZA, Éthique, 1re Partie, Propos. XVIII. — P.-[. COUCHGUD, Spinoza. — Li. BRUNSCHVICG, Spinoza. — A. RIvAUD, Les notions d'essence Ga Et sophie de Spinoza. — V. DELBOS, Le Spinozisme. “Fe (13) FICHTE, Doctrine de la science. Destination de l’homme. ! __ vie bienheurenée. — Cf. Kant et F s :
Séances de l’Académie des Sciences morales et politiques, 1854, T. XXIX, XXX, p. 425 448 : 119-170. P. GALLUPPI, Mémoire sur Le Système de Fichte, da E démie des Sciences morales et politiques, 1841, T. I. Savants étrangers, p. 31-153. —% : ee LÉON, La philosophie de Fichte. — Fichte et son temps, T.I (1762-1799), Paris, 1922. —"
A. VALENSIN, Le sens Panthéistique de la Dialectique idéaliste de Fichte, dans RECHERCHES DE SCIENCE RELIGIEUSE, 1919, p. 45-61. qe
urt Traité de Dieu,