III. __ Argument moral : le Panthéisme supprime: ÿ
10 La responsabilité : 1 n’y a plus-de liberté ni de personnalité ; donc. leur conséquence nécessaire, la responsabilité, disparait aussi. S'il n'y ai plus de mot, comment concevoir des actes miens, dont je sois obligé de! répondre ? Ra pus 3
90 La distinction entre le bien et le mal, la vertu et le vice, le mérites et le démérite, car tout est divinisé. Or tout diviniser, c’est tout justifier, tout absoudre. | 3 JT Ci 80 La distinction entre le fait et le droit : nous concevons le droît et la! justice comme un idéal nécessaire et imprescriptible qui prime le fait et permet de le juger. Mais, pour Hegel, tout ce qui est, devant être, est, rationnel et divin. Donc tout ce qui est a droit à l'existence, est respec= table et sacré. | PL | |
La réalité, le fait, étant l'expression du divin, protester contre le. fait, la réalité, c’est se révolter contre le divin. Donc (la conséquence,, pour être monstrueuse, n’en reste pas moins logique) ce que l’on appelle. les crimes ou les empiétements de la force contre le droit mérite pro
tection et respect.
$ C. — OBJECTIONS DES PANTHÉISTES. ; I. —— Les Panthéistes raisonnent ainsi : Dieu est infini. Or Pinfini ne
peut exister qu’à la condition d’être tout, car s’il n’est pas tout l'être, il serait accru par l’adjonction des êtres qui sont en dehors de lui. Mais
cette hypothèse est contradictoire, parce qu’alors l'infini serait suscep=
tible d’accroissement et par conséquent serait limité. Donc, pour qu’il
soit infini, il faut que tous les êtres particuliers existent en lui, comme
modes de sa substance. TA CUITS
Réponse : l’objection repose sur une double équivoque-: d
10 Dire que rien ne peut exister en dehors de Dieu est vrai, en cé sens que tout ce qui existe trouve en lui sa raison d’être comme cause
créatrice et conservatrice ; mais non en ce sens que rien n’a une exis tence distincte de la sienne. À
20 Dieu est tout l'être, en ce sens qu’il a la plénitude de l'être, qu est l’'Ens realissimum, c’est-à-dire possédant toutes les perfections concevables. Mais Dieu n’est pas tous les êires. L’objection confond infinité avec totalité. La raison alléguée est sans valeur : ladjonction du fini à l'infini serait la destruction de l'infini, puisqu'il y introduire l’imperfection et la limite. Cette opération d’ailleurs est absurde, parce qu’on ne peut additionner que les choses de même nature pour arrive à un total. Or les perfections finies et la perfection infinie sont d'ord différent. C’est pourquoi l'infini avec tous les êtres finis n’est pas ph grand, plus parfait que l'infini tout seul, parce que l'infini contien