‹ Traité de philosophie 1923Chapitre 585 sur 761 · PANTHÉISME : RÉFUTATION · texte numérisé non relu

PANTHÉISME : RÉFUTATION

LE

tale, sur laquelle repose le système, est impossible. Cette impossibilité,

Chaque pas, on doit lui contester, au nom du principe de causalité

devienne nature ? comment la nature devient-elle esprit ? La position

mperfections intrinsèques de toute sorte : la souffrance, l'erreur, le vice, etc. ne |

M: IT. — Argument psychologique : le système panthéiste, en affirmant l’unité absolue de la substance, supprime : |

abteste que « nous existons chacun en notre particulier », selon le mot

des manières d’être d’une autre substance, des êtres existant dans un

Nous distinguons trois espèces d'êtres : 10 Ce qui est dans un autre. Ens in alto. C'est l'être modal ou accidentel. — 20 Ce qui est en soi. Ens in se. C’est l'être substantiel. — 30 Ce qui est en soi et de soi. Ens in t a se. C’est l’Être nécessaire.

L'erreur de Spinoza a été de supprimer le terme du milieu Æns in se, pposant d’une façon gratuite que tout ce qui n’est pas de soi n’est S en soi, mais qu’il est dans un autre. Bref, il a tout réduit, sans aucune euve, à une substance unique et à des modes (Psycx., 182, SA. FFENTEeR P c’est là une réduction absolument arbitraire, car Spinoza escamote émoignage de la conscience qui m’affirme que je suis un être individuel, Soi, sans m'affirmer que je suis, par là même, un être qui tire de soi raison d'être. La raison n’attribue la notion d’être en soi et de soi à l'Être nécessaire et parfait (76).

… B) La causalité et la liberté affirmées par la conscience. — Non seu-. ment je nesuis pas libre, mais je ne suis pas même cause, puisque Jje

is un résultat, un effet. En tout cas, si l’on prétend que je reste néan-

doins cause, la liberté disparait, car tout ce que je fais est une suite

écessaire de l’évolution de la substance unique. Si tout est divin, tout

remière conséquence du Panthéisme.

uit la véritable immortalité qui est celle de la personne consciente 62). A la mort, cette parcelle de la substance unique, qui me constitue sel, se désagrécera, et ses éléments seront résorbés dans le grand Tout ur produire de nouvelles combinaisons. da

pposée prise par Spinoza n’est pas plus soutenable, car il est égalenent contradictoire que le parfait, en se développant, aboutisse à des!

> Leibniz, c’est-à-dire que nous sommes des êtres individuels, des êtres xistant en soi, des substances, et non pas de simples modes, c’est-à-dire

ailleurs, poursuit Hegel dans le développement de sa doctrine, car,

qui l’interdit, le droit de tirer le plus du moins, le supérieur de l’inféieur, le parfait de l’imparfait. Comment se fait-il que l’Idée absolue

À) L'individualité, la personnalité. — La conscience psychologique

sb également déterminé et nécessaire : l’universel déterminisme est la

C) L’immortalité. — Le Panthéisme, en détruisant la personnalité,

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