L'ÉVOLUTIONNISME : CRITIQUE
génération spontanée : tout être vivant provient d’un germe vivant antérieur. Des évolutionnistes de marque, comme Darwin, Huxlex Tyndall, Virchow, n’ont pas fait difficulté de l'avouer (2). Certains on! prétendu que, sl n’y avait plus actuellement de générations. spontanées, il y en avait eu autrefois dans les temps géologiques, les. circonstances étant alors plus favorables. C’est là une affirmation gras tuite, en contradiction même avec les principes de l’évolutionnisme, qui prétend ne s'appuyer que sur des démonstrations expérimentales. La vie est inexplicable sans un principe vital distinct de la matière (46-48). .V. — L’apparition de la sensation et de la pensée. La sensation ne serait qu'une transformation de la vie physiologique, et la pensée serait sortie des sensations par une infinité de degrés. Toutes les opé rations psychiques : conscience, sensation, pensée, volition, ne seraient, que des productions du cerveau, des mouvements nerveux. Nous avons montré (PSYGHOLOGIE, 4) que les phénomènes physiologiques et les phénomènes psychologiques différaient essentiellement : 1e recois sont étendus, mesurables, localisés; — les seconds sont inétendus, non localisés, ete. On peut montrer, en particulier, que la pensée n’a pus dériver de la sensation : éprouver des sensations et penser des rapports sont deux choses différentes. Il n’y a pas de transformation possible de lune à l’autre, car la sensation a pour caractéristique d’être singulière, contingente, relative, tandis que la pensée a pour caractère spécial de saisir l’universel, le nécessaire et l’absolu (PsycHoLoGte, 155. Cf. supra, DO ALTT C). L VI. — L’apparition de vie morale. La morale dans cette hypon thèse n’est plus qu’une physique des mœurs. La première conditiom manque à la morale évolutionniste pour être une morale : le Libre arbiürem Dans l’évolutionnisme il n’y a pas place pour la liberté, puisque tous nos actes sont déterminés par les phénomènes antécédents. Or on ne peut» concevoir qu'il y ait une obligation morale pour un être qui n’est pas libre, car il ne saurait y avoir « devoir sans pouvoir » (Psyxcm., 203, $ C}« La métamorphose de l’égoisme en altruisme par de lentes transformations. est chimérique (Psycx. 50, $ Il). L’impératif catégorique du devoi ne peut sortir des suggestions du plaisir et de l'intérêt (Mor., 25, B\ LIT ; 27, IT, 30). — Quant à l’hérédité, elle ne joue pas dans la moralité. le rôle important que lui attribue Spencer. L'influence de l’hérédité. paraît incontestable pour certaines habitudes organiques et sensitives ; ;
mais elle n’est qu’indirecte pour les habitudes intellectuelles et morales (PSYCHOLOGIE, 212, Remarque, p. 407). :
(?) « Personne n/a jamais vu se produire devant lui une génération Sont tes ceux qui disent le contraire sont contredits par Les savañts et non par les théologiens. » (M. VIRCHOW Revue scientifique, 8 déc. 1877, p. 539, col. 2, vers la fin). Cf. G. Sorrais, La re et le Miracle devant la science moderne, Ch. vi, p. 143 sqq.
LE CRÉATIONNISME : PREUVES
D nciéin. — L'être ne peut venir du néant, la vie de la matière ; du mouvement, la sensation de la vie, la pensée de la sensation, le ésintéressement de l’égoïsme, la moralité du déterminisme. Si V'évolu- | rejette un principe suprême qui produit, et dirige l’évolution, C'est une hypothèse antiscientifique, car c’est une explicatron du plus Jar le moins, du supérieur par l’inférieur, de l’ordre par le désordre, de l'être par le néant. | … Remarques : I. — L'évolutionnisme est une forme du matérialisme écaniste, puisqu'il explique la vie et la pensée par le mouvement (53). . II: — La religion de Spencer est un mélange de panthéisme et de matérialisme : « La matièré, le mouvement, la force, dit-il, sont des symboles de Tinconnaissable. » Mais quel est cet être inconnaissable LA est la « force persistante qui varie toujours ses manifestations, mais. qui conserve la même quantité dans le passé comme dans l'avenir »; le « nous permet seule d'interpréter les faits concrets et, en définitive, nous sert à unifier toutes les interprétations concrètes » (1).
$ VI. LE CRÉATIONNISME
SA ="DRÈUVES
— Preuves directes : 1° Nous avons démontré que Dieu est Être nécessaire, éternel, infiniment parfait. Or Dieu existant seul de ute éternité, de deux choses l’une : où Dieu a fait le monde de sa | bstance ou il Pa fait de rien. Mais étant pur esprit, absolument ue |
posé, imparfait. Reste qu il l'a fait de rien, c’est-à- die qu'il l'a éé. L'existence du monde n’est donc explicable que par la création.
29 Le fait de l'existence du monde étant posé, la création est un postulat de la nature divine. Autrement Dieu ne serait plus absolument dépendant, comme l'exige son infinie perfection. En effet, s’il a produit je monde en façonnant une matière a il oi comme de LATE
atière. Dieu ne serait donc plus l'Être absolument ue se suffisant emement à lui-même. ; IT. — Preuves indirectes : le fait de la création résulte de laréfu-
1 monde. On peut tout résumer en disant qu'au fond il n’y a que trois | ons d'entendre les rapports entre le fini et l'infini. Dans les systèmes
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et qu’elle le peut sans se renier elle-même, car, s’ils sont incompréhens
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