LA CONSERVATION
eu, qui a créé toutes choses, agit aussi pour tout conserver.
[. -— La créature, n'étant pas le principe de son existence, reste tout ussi contingente, après l'avoir reçue qu'auparavant. Sortie du néant ar un acte de la volonté souveraine, elle y retomberait à tout instant
ures n’est que leur création continuée (1).
II. — Si, une fois créée, elle existait par elle-même, la créature
ne répugne pas m
fection de son auteur, de qui tout doit dépendre partout et toujours.
conçoit comme une création continuellement renouvelée, comme si les
… êtres, annihilés à chaque instant, étaient sans cesse retirés du néanb Fu
Connaitre, sans déchoir, un monde imparfait ; enfin par le déisme, qui
C’est Pacte par lequel Dieu maintient toutes choses dans l’existence. à
Méi le même acte ne lui conservait l’existence. La conservation des créa-
deviendrait, dans le cours de sa durée, indépendante et absolue, ce qui oins à son imperfection essentielle qu'à linfinie per-
» Il ne fautipas comprendre la conservation comme Malebranche : il la
par Dieu. — Cette conception revient à l’occasionnalisme déjà réfuté (37). …… De même que Dieu crée en voulant qu'une chose existe, ainsi il onserve en voulant que cette chose persévère dans l’existence. La conser- … tion est donc une création continuée en ce sens que l'acte de la volonté
Ps
ture en tant qu’elle commence d’être : la conservation la regarde en tan qu'elle persévère dans l'existence. |
des créatures. On distingue le concours :
doit-on concevoir la nature du concours divin, pour qu’il ne violente pas la liberté des actes humains ? ; F