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LE MIRACLE

Le miracle est une intervention ras Re de la Providence.

requiert une intervention spéciale de Dieu. On a contesté la possibilité de cette intervention : elle serait impossible, soit qu’on envisage puissance de Dieu, soit qu’on considère sa sagesse. Il est facile de répondre à cette double objection :

A). — Puissance : pour admettre la possibilité et la réalité du miracle

(7) J. DE DEGKkER, La Providence dans Les faits sociaux et la science sociale.

Ye “

pas n’est besoin d’être chrétien, c’est assez d’être philosophe spirituaste. La raison humaine y suffit sans l’aide de la foi. Quand on proclame

on n'a pas le droit de lui dénier la faculté d’opérer des œuvres miracu-

de monarque constitutionnel, qui règne et ne gouverne pas, relégué

au fond de son palais dans l’immobile éternité. Réduire ainsi la divinité,

modeste sphère, peut accomplir des merveilles. Aussi je ne m'étonne pas que Jean-Jacques Rousseau lui-même, dans un éclair de bon sens, ait répondu à cette question : «Dieu peut-il faire des miracles ? » par cette

droit négativement, que de le punir ; il suffiroit de l’enfermer (1). » oncours de deux agents de nature différente, l'effet produit n’est pas

nature de l'agent inférieur. Il est naturel par rapport à l’agent supérieur, il est dans les limites de sa puissance ; mais évidemment, à s’en tenir

e feu, livrés à leur propre nature, n’auraient certainement jamais produit a lampe électrique : la lampe électrique est un miracle par rapport à ces gents matériels, qui le déclareraient si, par impossible, ils avaient la

des agents matériels, de telle sorte que le résultat de leurs forces ainsi ganisées a été la lampe électrique, il a déployé tout simplement les titudes de sa nature. L’homme est comme un Dieu par rapport aux

ont en un sens de véritables miracles (?). »

Comment donc ce qui est facile à l’homme deviendrait-il impossible Dieu ? « Ce que les hommes peuvent, ce que les anges peuvent, Dieu le peut ; il peut mettre en jeu les forces qu’il a créées, mais de telle sorte Je l'effet produit dépasse la puissance de la nature physique abandonnée

a gélique ($). »

: AUGUIS, TE. VII, p. 263, Paris, 1824.

iracle devant la science moderne.

(9) J: DE Bonnior, 1bid., p. 30. — J.-L. GonDar, Le Surnaturel, II° P. — D' Le BEC, s forces inconnues et les guérisons miraculeuses, dans ETUDES, 1922, T. III p. 484 Sqq.

existence d’un Dieu personnel, infini, par conséquent tout-puissant, leuses. La logique le défend, car ce serait réduire Dieu au rôle amoindri

c'est la détruiré, c’est la ravaler au-dessous de l’homme qui, dans sa.

Wigoureuse sortie : « Cette question, sérieusement traitée, seroit imple, . si elle n’étoit absurde ; ce seroit faire trop d'honneur à celui qui la résou-

Il y à, dans le miracle, rencontre de deux forces inégales : « Dans le.

supérieur à la nature de l’agent supérieur ; mais il est au-dessus de la la définition, c’est un miracle par rapport à l’agent inférieur, puisqu'il ison ; mais elle ne l’est pas par rapport à l’homme ; car, en disposant

réatures d'ordre inférieur, parmi lesquelles les effets de son activité

elle-même, ou bien dirigée par la nature humaine ou par la nature

(2).J:-7. RoussEeAU, Lettres écrites de la Montagne, Partie I, Troisième lettre, Œuvres,

2) J. pe BoNN1oT, Le miracle et ses contrefaçons, 5° édition, Ch. 11, p. 27. — MONSABRÉ, duction au dogme catholique, Conférences 11-27. — G. SorrTais, La Providence et le

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