‹ Traité de philosophie 1923Chapitre 616 sur 761 · D STI — OPTIMISME RELATIF · texte numérisé non relu

D STI — OPTIMISME RELATIF

e FÉNELON, etc. Ils soutiennent que le monde n’est pas absolument, | mais relativement parfait.

Voici quelques objections contre l'Optimisme absolu :

49 L'Optimisme absolu suppose que Dieu ne peut vouloir que ce ui est meilleur en soi. Cette supposition détruirait la liberté divine (. ourrait créer aucun, car si parfait qu'on le suppose, comme il est fini, h peut toujours en concevoir un meilleur. 1° hypothèse leibnizienne la perfectibilité indéfinie du monde ne prouve donc rien, parce que, parfait que devienne lPunivers par un progrès continu, il y aura Oujours place pour une perfection plus grande. Il ne sera done jamais e plus parfait possible.

le progrès impossible. S1 le monde est le meilleur possible, on ne peut 1 souhaiter ni corrections ni perfectionnements. La souffrance et le

ante ; si elle prouvait quelque chose, elle prouverait qu’un tel monde est infini en durée, n Lis non pas qu'il a toutes les autres perfections au plus haut degré A À (1) Leibniz essaie d échapper d cette difficulté par une distinction st Méta

20 Bien plus, si Dieu devait créer le meilleur des mondes, il n’en

HS Au point de vue moral, l’Optimisme absolu rend la vertu inutile

{ 1 Deisniz, Essais de Théodicée.…., II° P., $ 195. — Cette réponse de Leibniz est insuf- |

» C’est la doctrine de saint ANSELME, de saint THomas, de BOsSuET, es

C'est ainsi que l’ont compris LEoparpr, Mme ACKERMANN, c’est ainsi

Das LE PESSIMISME ABSOLU Der Na |

Conclusion : il faut done rejeter l’Optimisme absolu. Une chose peut être la meilleure possible en elle-même ou relativement à la f poursuivie ; vg. une montre d’or est plus précieuse en soi qu’une d’a | gent ; mais, si elle marche mal, elle est inféricure relativement à la fin C'est en ce sens que le monde est le meilleur possible, c’est-à-dire rel& tivement à la fin que Dieu lui a assignée. En effet le monde a pour fir la manifestation des perfections divines, mais dans un degré limité. Il est donc évident que Dieu, infiniment sage et puissant, a atteint son but, et par conséquent que le monde qu’il a créé est le meilleur possible; relativement à ce but, c’est-à-dire qu’il réalise pleinement, ni plus 13 moins, le degré de perfection que Dieu a librement déterminé. à

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