VOCABULAIRE PHILOSOPHIQUE
— A : he tortaule sert quelquefois à exprimer je principe d'idéntiié. . signe — = Fu non l'égalité netemanque mais l'égalité logique, c’est-
Ab ci ue devancer) : principe de la {re figure du syllo= : É
baque de "AGGE, déunoe, tablette) : l’abaque de JEvons est une orte de tableau imaginé par ce logicien anglais pour combiner certaines lées. Cf. STANLEY JEvOns, Pure logic, p. 80, Londres, 1890.
Abduction (Abductio, de abductum, supin de ab-ducere, détourner) : Aristote
bpelle abduction (äxxywyf) le syllogisme dont la : majeure est certaine et
ont la mineure n’est que probable. La conclusion n’aura qu’une probabilité vale à celle de la mineure. L’attention se détourne de la conclusion pOur er #3 sur la mineure dont on cherchera une démonstration. Ex. Toutices 20 enseigne est science. Or il paraît que la justice s’énseigne. Donc il parait la justice est science. (Cf. Premiers Analytiques, L. IX, ch. xxvir. Éd. Dinor. est à cette édition que nous renverrons pour toutes références à ARISTOTE. |
Ee
ABÉLARD (Pisrre) : Conceptualisme, 254.
Aberration (Aberratio, de aberratum, Supin de ab-errare, s’écarter du hemin) : ce mot signifie : a) scientifiquement : anomalie d’une fonction qui en pêche d'atteindre sa fin ; V£. re de la vue ; b) vulgairement : trouble
A) On. router dans cette table non seulement l'indication détaillée des matières enues dans les deux volumes, mais encore un Vocabulaire philosophique. — Les chiffres cédés de II se réfèrent au second volume ; les autres, au premier. — Lorsqu'un nombre ivi de 1, 2 ou 3, etc., cela signifie que fa référence-se rapporte à la note 1, 2 ou 8, ete, e la page indiquée par le nombre précédent. — Les étymologies et dér ivations ont été, général, signalées, parce que “souvent elles renferment des indices, dont le philosophe = tirer - profit. On ne sera pas étonné de rencontrer certains mots latins à l’accusatif, on veut bien se souvenir que les mots français, de formation populaire, sont empruntés ea C4 accusatif.. < | He) Ouvrages onutes : À, HarTzrezn et À. DARMESTETER, Dictionnaire général de 2 Langue française. . Paris, s. d. — AL. BERTRAND, Lexique de Philosophie, Paris, 1892. es 1 SIGNORIELLO, Lexicon peripateticum philosophico-theologicum.……, Naples, 1893. Re. . GoBLor, Le Vocabulaire philosophique, Paris, 1901: — Vocabulaire technique et crilique La hilosophie, dans BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE PHILOSOPHIE, Paris, 1902- de 199 2. = Baizzy, Dictionnaire grec- -français, Paris, 1903 — E. BENOIST et H. GOELZER, 2 veau i Dictionnaire latin-français, Paris, 19126 < LA
734 TABLE ANALYTIQUE : Ab exemplo — Abstractive
: . LA ; » D . È mental qui se manifeste par une erreur où un oubli graves, mails transitoires. — Parmi les faits privilégiés, Fr. Bacon met les instantiæ deviantes ou faits aberrants, 652. à
de la 3° figure du syllogisme, 538.
Abnégation (Abnegatio, de abnegatum, supin de ab-negare, refuser) = oubli et sacrifice volontaires de soi-même. te À à
Aboulie (‘ABovkix, de # privatif : Boul#, ce que l’on veut) : elle « consiste essentiellement dans une altération de tous les phénomènes qui dépendent de la volonté, les résolutions, les actes volontaires, les efforts d’attention. » (PrERRE JANET, Aboulie, dans le Dictionnaire de Physiologie de Cn. RICHET, T. 1, p. 9, Paris, 14895) : a) Aboulie motrice : qui, sans présenter de ms Cat
Ab exemplo (de Exemptum, supin de eximere — ex-emere, tirer de) : principes
se manifeste par une incapacité absolue d’agir ou par des hésitations. C’est
l'initiative qui est supprimée. — b) Incapacité de résister à une idée impul= sive. — c) Aboulie rntellectuelle, qui se manifeste par lincapacité de faire) attention, 368. à
Absence (Absentia, de absens, partic. présent de ab-esse, être hors de, loin de) : a) PsycnoLocie :’forte distraction, 239. — b) Locique : Table d’absence, 666.
Absolu (Absolutus, participe passé de ab-solvere, absolutum, délier et, par extension, achever, parfaire) : a) Ce qui est libre et sans lien, c’est-à-dire sans relation ni dépendance ; ce qui est indépendant de toute condition, 339. =" Compréhension de cette notion, 339-340. — Sa concevabilité, 340-341. — Son origine, 341. — L’absolu, c’est Dieu, 343. — Le bien absolu, 343. — Le beau: absolu, 343. — à) Ce qui ne comporte aucune restriction : Vg. pouvoir absol di — c) Terme absolu, par opposition au terme relatif ; celui, qui par lui-même exprime une notion complète : vg. homme. Père, fils sont des termes relatifs
Absorption { Absorptio, de absorptum, supin de ab-sorbere, avaler, prendre entièrement : a) État de Pesprit complètement saisi par une pensée. HERBART . l’oppose à la réflexion. — b) Propriété de l'addition et de la. multiplication dans
l’Algèbre de la Logique. Elle a pour expression ces deux formules : a ab =" FA a (a + b) — a. | à “à
Abstention {Abstentio, de abstentum), supin de abstinere — abstenere, se
tenir éloigné de) : abstention de lélecteur, IL, 281-282 : 282-283, #4 Abstine : maxime stoïcienne, IL, 94 :; 95. ESA L Abstinence ( Abstinentia, de abstinere — abs-tenere, se tenir éloigné de) 5
a) Au sens sioicien de Abstine, IE, 94 : 95. — b) Sens chrétien : privation volon=
taire de certains plaisirs dans un but moral ; vg. pour acquérir la maîtrise de soi-même, II, 158. À
Abstraction ( Abstractio, de abstractum, supin de abs-trahere, enlever, tirer de côté, isoler) : acte par lequel l'esprit considère à part un élément d’une représentation en négligeant les autres. L'analyse, au contraire, considère tous les éléments de la représentation analysée. — Nature, espèces, degrés, 246% — Avantages et dangers, 247. — Inadvertance aux choses extérieures, 2395 — Abstraction réalisée, 248. — Sophisme, 799. ee
Abstractive (Connaissance) : connaissance rationnelle d’une chose par le
moyen d’une autre qui en est l’image, l’expression ou le symbole : ve. on connaît.
la cause par l'effet, Dieu par les créatures. Se dit par opposition à la connais* Sance intuitive, 246 ; 286. “æ
TABLE ANALYTIQUE : Abstractivement — Accommodatice 735
- Abstractivement, abstraitement : le premier mot indique une action : “Connaissance obtenue par abstraction ; le second marque un état : résultat de l’abstraction.
… Abstrait { Abstractus, isolé de, participe passé de abs-trahere, abstractum, : rer de côté) : c’est le résultat de labstraction. Se dit de toute notion que Pon considère séparément de la représentation où elle est donnée : vg. l’huma- “nié. — S'oppose à concret, qui se dit, soit d’une représentation complète avec bious les éléments qui la composent : vg. l’idée d'homme ; soit de ce qui existe dans l’ordre réel avec tous ses éléments ; vg. Pierre. — Pour HEGELz, qui change le sens usuel du mot, l’abstrait c’est ce qui est connu en dehors de ses elations avec le reste : ve. le particulier est un abstrait, en tant que Ja perception sensible l’isole de l’universel ; de même l’universel, en tant que la “réflexion l’isole du particulier. Le concret c’est ce qui est complètement déterminé par tout l’ensemble de ses relations ; vg. l'esprit. — Idée abstraite, 259. — Terme abstrait, 518.
. Abstraites (Sciences) : celles qui emploient les abstractions les plus élevées : Métaphysique, Mathématique. — Classification, 1-2 ; 592-593. — Méthodes des sciences abstraites, 625.
Abstraites-conerètes (Sciences) : classification par H. SPENCER, 9592.
ne Fa - Abstrus ( Abstrusus, enfoncé, caché, partic. passé de abs-trudere, abstrusum, Bacher) : ce qui est difficile à comprendre : idées abstruses, sciences abstruses.
+ Absurde (Ab-surdus, qui résonne confusément, discordant) : ce qui est - contraire à la raison. —— Démonstration par l’absurde, 637-638. — Réduction “à l'absurde de Baroco et de Bocardo, 540-541.
4 Académie (’Axxdnuix, jardin d’Academos, où enseigna PLATON) : a) Ancienne : c’est l'Ecole de PLATON, de SrPeustrpe et de XÉNOCRATE. — b) Noubelle : École d'ARCÉSILAS, de CARNÉADE et de CLITOMAQUE, IL, 425.
Acatalepsie (% privatif et xatanbix, de xxtä-hmbis, compréhension) a) PYyRRHON et ARCÉSILAS emploient ce mot pour caractériser l’état d'esprit du sceptique qui renonce par principe à la recherche de la certitude. — …b) Bacon : doute définitif, par opposition au doute méthodique (Novum “Organum, I, $ 126.) CI. G. SoRTAIS, La Philosophie moderne depuis Bacon “jusqu'à Leibniz, p. 25% 2: 896. Paris, 1920:
. Accident (Accidere — ad-cadere, tomber aupres, survenir, s'ajouter)
a) Accident logique ou Prédicable : ce qui s'ajoute d’une facon contingente à d'essence et au propre, 481 ; 516 ; IT, 481. — b) Accident catégorique où Prédicament : ce qui existe dans un autre : 320-391 : 516 ; IX, 480.-481. — Accident, absolu, modal, Il, 481. S’oppose non seulement à Substance, mais à Essence, 593. — Sophisme de l’accident, 800.
- Accident (Par) ou, congne dit ARISTOTE, x2TX GuufBefnxos) : c’est ce u'un être fait ou ce qui lui survient indépendamment de son essence et de
quil n'en fait pas en tant que juge. — Conversion par accident, 53%. Accidentel (du latin scolastique Accidentalis, de accidere, tomber auprès, urvenir). Par-opposition à essentiel : a) Ce qui appartient aux accidents d’un
— b) Ce qui lui arrive d’une manière contingente ou fortuite. — Indice . u caractère accidentel, 690. | | … Accommodatice (Sens) : sens nouveau donné à un texte, que l’auteur
vait pas en vue, mais qui s’y adapte convenablement.
ses attributs essentiels, vg. : un juge fait de la musique par accident, parce À ee
‘couleurs ».
gnement oral d’Aristote. — b) Se dit aussi des doctrines secrètes (vg. chez
736 TABLE ANALYTIQUE : Accommodation — Actif
Accommodation (Accommodatio, de accommodatum, supin de accom” modare — ad-commodare, approprier, ajuster) : action, en parlant d’un organe ou d’une fonction, de s’ajuster aux conditions de son milieu. Le changement, qui en résulte, s’il est fixé par l’hérédité, s’appelle adaptation, 703. CR
Accord (Méthode d’) : procédé de Sruarr Micz, 668 : 690. À
Achille : l'argument de l’Achille est le nom donné au sophisme par lequel ZÉNON D’ELÉE prétendait démontrer l’impossibilité du mouvement. ZÉNON* prenait comme exemple Achille aux pieds légers poursuivant une tortue. CÏ. ARISTOTE, Physique, VI, 9. RENE. 00
Achromatopsie (& privatif, xeüux, couleur et ÔôŸx vue}: impuissancés de la vue à discerner les couleurs, tout en conservant la perception générale“ de clarté ou d’obscurité. HormGren appelle cette infirmité la « cécité dess
si Len
ACGKERMANN (Me Louise) : Pessimisme, II, 648. A consequente : principe de la deuxième figure du syllogisme, 538. | A contrario (Argument) : 551. . 4
Acosmisme (à privatif et xôsuos, monde) : l’acosmisme est la négations du monde. L’acosmiste ramène le monde à Dieu et l’y absorbe. C’est pourquoi HEGEez a nommé le système de SpiNozA un acosmisme plutôt qu’un athéismes Cependant, en refusant au monde une substantialité propre pour labsorber en Dieu, Spinoza fausse complètement la notion de Dieu, IF, 603-604 ; 607-608. C’est pourquoi il à été qualifié d’athée. ape | “4
Acquis (de Acquérir, ancien français aquerre, du latin populaire acquaerere) :4 ce qui n'est pas primitif. — Perceptions acquises, 181. — Eléments acquis du caractère, 405 ; 407. ‘4
Acquisition (Acquisutio, de acquisitum, supin de acquirere — ad-quærere,h ajouter à) : fonction d’acquisition, 134. : E-
. . . E) LA treS / +: bs..
Acroamatique, Acroatique, { Acroamaticus, Axpoauxtixoc, Axpoutixos, rela= : k io eo] 7 ie re Be tif à l’audition, de Axpoauz, leçon orale) : a) Se dit spécialement de l’ensei
les PYTHAGORICIENS) qui n'étaient transmises qu’oralement à un petit nombre d'initiés, parce qu’on les jugeait inaccessibles ou dangereuses au vulgaire Synonyme d’Ésotérique. — S’oppose à Exotérique. Le ‘4 Acte (Actus, de actum, supin de agere, pousser, mouvoir) : a) Mouvement" coordonné chez un être vivant vers une fin. Ce mot s’applique spécialement aux volitions ou à leur exécution : vg. faire acte de volonté. Acte et action” 398. Pour indiquer les autres actes, on ajoute une épithète : vg. actes instinct
tifs, réflexes, involontaires. — b) En Éthique : opération libre qui implique law responsabilité de l’agent : vg. acte bon, acte mauvais. — Acte et puissance 47 ; IX, 464-465. — Acte pur, 48. IX, 577. er
Acte pur : a) ARISTOTE (Métaphys., L. XI, ch. vir) caractérise ainsi Dieu, chez qui tout est en acte, 48 ; IT, 577. — b) Bacon (dans le Novum Organum: IT, $$ 2, 17) appelle Actus purus le mouvement mécanique dont la puissance de transformation est réalisée tout entière à chaque moment du temps.
. Actif (Actious, de actum, supin de agere, pousser, agir) : a) En train d’accon * plir une action. S’oppose à Znactif, Inerte et encore à Passif. — b) Capabl pompe une action. S’oppose à, Passif ; 47; 49-50 ; 417-418. — Toucher actif, 1958. | Be.
er Fe
TABLE ANALYTIQUE : Actif (Intellect) — Adéquat 1137
Actif (Intellect) : traduction du Noûe dmebñs d’Aristote (De Anima, III, ch. v); et du voès mowrixocs de ses Commentateurs : vg. ALEXANDRE D'APHRODISE. S’Oppose à Nos mabrtixds. — Doctrine d’ARISTOTE, 816-317.
L Action (Actio, de actum, supin de agere, pousser, agir) : accident en vertu Muquel la cause est productrice de quelque chose. — C’est l’une des catégories, "296 ; 517. IX, 485. — Action et acte, 358. — Besoin d'action, 61-62. — Divers “motifs d'action, IX, 46-47. — Les Paradoxes de l’action, par R. MARcHAL, dans “Cregorianum, 1923, p. 406 sqq. — S’oppose aussi à Passion, Inaction, Réaction, 48, . A
- Action (Philosophie de L’) : c’est le nom qu’on donne quelquefois à la “théorie de M. Bionpez et L. LABERTHONNIÈRE, à Cause du rôle. prépondérant “qu'ils accordent à l’action, entendue dans un sens très spécial et assez fuyant : « J'entends par action ce qui enveloppe l'intelligence, la précédant et la “préparant, la suivant et la dépassant ; ce qui, par conséquent, dans la pensée est synthèse interne plutôt que représentation objective. » (BLonpeL, Bulletin “de la Société françaiseïde Philosophie, juillet 1902, p. 182. Cf..p. 190-1914).
- Action (Principe de la moindre) : tel que lentendent MALEBRANCHE @l “Leieniz : Natura nihil facit frustra. Natura agit per vias brevissimas, 658, nS vi, 30. Mais ils en ont fait à tort l'équivalent d’un théorème de mécanique … “qui résulte des lois générales du mouvement, mais n’a point la portée méta- “physique qu'ils lui ont attribuée.
Be Actions réflexes : dans l'instinct, 112. Voir Réflexes.
È Activité ( Actioitas, de actious, actif : se dit : a) de la force ou faculté qui produit les phénomènes actifs : vg. volonté ; b) de l’ensemble des phénomènes “actifs : ve. l’activité psychologique ; c) de l’état de l’être qui fait un acte. —
Modes et degrés de lactivité, 48. — Activité immanente, transitive, 450 ; 1090 ; II, 524. | | ” Activité intellectuelle : tableau de cette activité, 134-136. — Fonctions
diverses, 137-345. — Résultats : idées du moi, du monde, de Dieu, 346. Activité psychologique : 49-50.
| Activité sensible : 49 ; 54-133.
| Activité volontaire : 50 : 854-432.
= Actuation (du latin scolastique Actuatio, de actus, acte) : passage de la
puissance à l'acte, 48; IT, 464.
;. Actuel { Actualis, de actus, acte : a) Ce qui est en acte, par opposition à ce qui est en puissance, à ce qui est potentiel ou ourtuel : 47; I, 464. — Intention “actuelle, 47 ; II, 33. — b) Ce qui est présent à l'esprit.
+ Actuer (du latin scolast. Actuare, de actus, acte) : faire passer de la puis
sance à l’acte, 48 ; II, 464.
- Acuité (de Acutus, aigu, de acus, aiguille) : l’acuité des sens est le degré É finesse dont les sens sont capables : vg. acuité visuelle, 186. Adaptation | Adapter, de adaptare, ajuster) : a) Modification ordinairement ente d’un organe ou d’une fonction, qui aboutit à les accorder avec leur Milieu. — b) État résultant de cette modification. — Adaptation de l'instinct, 105-106. — Faculté d'adaptation, 703. — Adaptation au milieu, IF, 615 ; 628.
. Adéquat, Adéquation (Adaequatus, Adaequatio, de adaequatum, supin de
738 TABLE ANALYTIQUE : Addition logique — Affectif ad-aequare, égaler) : a) Se dit, en général, d’une idée qui représente complè tement un objet, qui l’égale, 518. — Définition de la vérité métaphysique, XXVII, XXVIIT ; 770, 2. — b) Pour Spinoza l’idée adéquate est celle qui a toutes les propriétés intrinsèques de l’idée vraie. — c) Pour LEïrBniz, c’est une idée claire et distincte dont tous les éléments se résolvent en idées simples. | ;
Addition logique { Additio, de additum, supin de addere, ad-do, ajouter) & opération logique applicable aux concepts et aux propositions, 567-568.
Ad hominem (Argument) : valable seulement contre celui que lon combat, Jo.
Adiaphorie (’Adt:ævopia, indifférence) : état d'esprit qui ne fait entre les. choses aucuné*différence de valeur et conséquemment ne peut Fi ému pat) rien : c’est pour PyYyrRHON le souverain bien, IE, 421.
À dicto simpliciter (Sophisme) : qui passe a dicto simpliciter ad dictu secundum quid, 800. E.
Ad ignorantiam (Argument) : où l’on profite de l’ignorance de l’advers saire pour le réduire au silence. ; : À Adjectif (Adectivus, de adjectum, supin de adjicere = rade jeter, auprès, ajouter) : son rôle dans la phrase, 464. 2 Ad judicium (Argument) : où l’on en appelle au sens commun. 4 Admiration (Admiratio, de admiratum, supin de ad-mirari, s'étonner)
a) À gardé chez DESCARTES son sens étymologique d’étonnement, 424. + b) Ravissement de l’âme en présence du beau, IE, 396.
Adoration (Adoratio, de adoratum, supin de ad-orare, Mrs avec! prière, adorer) : acte par lequel nous témoignons de notre soumission à la supériorité ou dignité infinie de Dieu. — Sentiment religieux, 98. — Devon envers Dieu, If, 332. Ë
Ad populum (Argument) : qui exploite les passions et préjugés populaires Adventice ( Adventitius, de adventum, supin de ad-venire, advenir) : idées”
qui nous viennent du dehors par les sens. DESCARTES les oppose aux idées. À innées et aux idées factices, 312. 5
® Ad verecundiam (Argument) : où l’on se réfère à une autorité respecté
Advertence | Advertentia, latin scolastique dérivé de ad-vertere, tourner son esprit vers) : condition de la liberté, 357. S'oppose à Inadvertance. ne
Adynamie (° Aduvauta, de à privatif et Dévauts, force) : état de prostration caractérisé par la difficulté ou l'impossibilité des contractions mou souvent aussi par l’obscurcissement des sensations et des idées.
ÆNÉSIDÈME (’Atvestdnuos, de aivét, louer ; dAILOS, peuple) ° SEPT CISME, II, 422.
Affecter { Affectare, faire des efforts vers, fréquentatif de afficere = ad- -facere,.
agir sur) : exercer une action, spécialement sur la sensibilité. se
sde = ï
Affectif ( Affectivus, de affectum, supin de afficere — ad-facere, agir sur). caractère commun des phénomènes de sensibilité (plaisir, douleur, a distincts des inclinations ou des passions. Affectif ajoute à Passif l idée qu’il ne s’agit pas d’un état représentatif, et l'existence d’une réaction de la part Œ. sujet sentant. — Caractère de la sensibilité, 34 : 54. — Élément affectif de sensation, 72. — Logique affective, 785.
LE se ANALYTIQUE : Affection — Agrégat 729
… Affection (Affectio, de affectum, supin de aficere — ad-facere, agir sur) : “modification interne provoquée par une cause extérieure, 38 ; 54. — Inclination altruiste, 86. — Dans un sens plus restreint que celui de modification, on entend par affection les manières d’être qui sont senties par le sujet.
Afférent (Afferens, de afferre — ad-ferre, porter à) : nerf afférent, 71.
Affinité (Afinitas, voisinage, parenté par alliance, de affinis, voisin, “de ad, près ; finis, limite) : affinité logique, psychologique : propriété qu ont les phénomènes psychologiques de s’attirer l’un l’autre par l’association des idées, 213. — Principe de l’affinité générale, 694. — Affinités naturelles, 698.
… Affirmatif ( Afirmativus,. de affirmare — ad-firmare, affermir, donner “pour certain) : a) Jugement, 272. — Proposition, 530. — Propositions : affir- mative toto-totale, toto- partielle, parti-totale, parti-partielle, 552. — b) Esprit affirmatif : tendance à se prononcer catégoriquement.
Lie FE
-Affirmation ( Affirmatio, de affirmatum, supin de affirmare — ad-firmare,
affermir, affirmer) : acte par lequel l’on énonce l’existence d’une relation pese æive entre les termes d’une proposition. C’est l’âme du jugement, 266. Qualité des propositions, 530.
“ A fortiori (Argument) : 550.
. AGASssIz (Lours) : classification naturelle, 694, 1.— Types prophétiques, 699, 1. — Repousse le transformisme, IE, 619, 1621, T,
& Age (du bas latin Aetaticum) : influence sur le tempérament, 467.
… Agent (Agens, agents ; participe présent de agere, pousser ; faire, agir) : “iout être considéré comme agissant. — Cause efficiente, 324. — S’oppose à Patient. | Æ Agir ( Agere, pousser, agir) : être, c'est agir, XXXI, À ; 48 ; 354. — Ce mot fi tous les sens du mot Action. — Il s’oppose à Pâtir, Subir.
Fe Agnosie (’Ayvwsia, de à privatif et de YYOLS, connaissance) : absence d’une connaissance particulière, au fait défaut à la suite de certains accidents nerveux.
…. Agnosticisme (dérivé de Agnostique) : ce mot, créé par Huxzey, désigne Surtout l’ensemble des systèmes philosophiques qui prétendent que certaines réalités sont inconnaissables par nature :-vg. Relativisme de Hums, HAMILTON, etc., IL, 427-428. — Positivisme de ComTEe, de LiTrRé, etc. Il, 446. __ Evolutionnisme de SPENCER, JT, 576 ; 629.
Agnostique (’Ayvooros, de ‘x privatif et yywotos, connu) : celui qui prétend”
“Que certaines réalités. sont inconnaissables par nature. Agoraphobie (’Ayopa, place publique ; 4080, crainte) : 489. Agraire (Agrarius, de ager, champ) : Socialisme agraire, If, 200.
sAgraphie (de & privatif et yodyetv, écrire) : impossibilité d” écrire, partielle où totale, qui provient d’un état nerveux, d’amnésie motrice.
Le 69. — Rapports de l’agréable et du beau, IL, 387.
A Agrégat (de Aggregatum, participe passé de aggregare, réunir, de ad, vers, grex, troupeau) : réunion de parties juxtaposées qui ne forment pas
Agréable (de Agréer, de à et gré — gratum, chose qui plaît) : qualité de la
+ 2 none PP ET Lis Es PRET ARR DE PR CEA NS. 3 3 es ; LA É 740 TABLE ANALYTIQUE : FRE — Allégorie
un tout essentiel { unum per se), mais un: tout accidentel (unum per. ucvilensi Cf, LEIBNIZ, Monadologte, $ 2. — Les ATomistTEes expliquent les corps comme un agrégat d’atomes ayant entre eux une certaine cohésion, IH, 507.
Agriculteur ( Agricultor, de ager, agri, champ ; cultum, supin de colere:
- cultiver) : propriété des peuples agriculteurs, IE, 196 de me 4 AGrippa (’Ayoirrac) : sceptique grec, IL, 422. E
Aïdéisme (de & privatif : id«, idée) : se dit de l’absence totale d ie ail se rencontre, par exemple, ‘chez certains hypnotisés, par opposition à l'état polyidéique, où le sujet a un nombre plus ou moins grand d'idées, et à l état monoidéique, où il n’en a qu’une, 428. |
AILLY (PIERRE D’): tendance au Nominalisme, 254. Aisance (de Aise) : droit d'acquérir une aisance onsonnile IX, 190.
Alalie (’Akxx, de à privatif; tkt, babil, parole) : maladie qui produil les troubles du langage. Synonyme d’° aphasie.
ALBERT LE GRAND (BIENHEUREUX) : réalisme modéré, 256. Voir Créationek |
Alcoolisme (de l’arabe al, le ; quohol, quohl, chose subtile, pondre inpss pable) : effets de lalcoolisme, I, 87 Remèdes, IF, 376. À
ALCUIN (ALBINUS FLACCUS) : la liberté, 369.
ALEMBERT (JEAN LE Ronp D’) : classification des sciences, 566. — Classi
fication naturelle, a 2. — Ligne droite, 634, 3. — L'esprit de conjecture 641, 2. À 4 Alexandrie (École d’): méthode mystique, 7. — Panthéisme alexandrins
IE, 602-603. — Intuition de Dieu, IE, 555.
Alexie {de & privatif; Ayo, hé%us, lire ; Aë&t, élocution) : privation de 14 faculté de lire ; c’est un cas d’amnésie visuelle. î
‘Algèbre (du bas latin A/gebra, de l’arabe al djabroun, ï. ro 626. e L’Algèbre de la logique, 566-573. Cf. nt de CREME -— Algèbre métaphysique, II, 484. |
Algésimètre (de *’Akyos, douleur : Létoov, mesure) : nom donné à certains instruments qui permettent de mesurer Le ou PES nécessaire pour déterminer une sensation de douleur.
Algorithme, Algorisme (de Az KorisMi, nom d’un mathématicien arabe du 1xe siècle, qui introduisit la numération décimale en Europe) : a) Originais rement, système de numération décimale. — b) Par extension, ensemble de procédés de calcul. F4
Algorithmique (Logique) ou Logistique : on nomme ainsi la OR tormell LE qui cherche à exprimer les idées et leurs rapports au moyen de notations et symboles semblables ou analogues à ceux de lAlgèbre, 566-573. On dit aus | Algèbre de la Logique. ;
Es pe
Aliénation, Aliéné ( Alienatio, alienatus, de alienatum, supin de alienares
rendre autre, changer, de alienus, étranger, de altus, autre) : ce terme indique les dérangements graves de Pesprit qui le rendent étranger (alienus) à luis même, 488-489. :2
Allégorie (Allegoria, de G&XAnyogla, de ‘aXhos, éyopetev, parler) à
TABLE ANALYTIQUE : Allemane (Jean) — Ame sensitive 741
symbolisme suivi. — [Imagination et allégorie, 223. — Comparaison et alléorie, 245. — Analogie et allégorie, 711. FCO
; ALLEMANE (JEAN) : socialiste, IE 200. 4
Altération (Alteratio, de alteratum, supin de alierare, rendre autre, changer, de alter, autre) : altération de l’idée du moi, 151. — Les SCOLASTIQUES ‘appellent altération toute transformation accidentelle, bonne ou mauvaise, qui rend un ujet autre qu'il était, IX, 517. ARISTOTE emploie le mot dou, de dAROLOG, = ifférent. C’est un changement qui affecte la catégorie de la qualité.
ï Altérité (Aliertias, de alter, autre) : a) Fait ou qualité d’être autre. Se dit : À de l’état de ce qui est autre, surtout pour indiquer une distinction simplement : aumérique, vg..: entre deux gouttes d’eau. — cé Dans la Logique moderne : e
négation de la relation d'identité.
Alternative (féminin de Alternatif, de--alterner, de alterne, de et. “de alter, autre) : affirmation qu'entre deux propositions contradictoires, si l’une est vraie, l’autre est fausse, 289. — Pratiquement, c’est l’obligation ou la possibilité d’opter entre deux partis. -
… Altruisme (de Autrui sous l’influence de alter, autre) : a) Disposition PSY 22 Chique qui porte à rechercher l'intérêt des autres et non le sien propre. Incli-- > nations altruistes, 86. -— Leur origine d° après les Associationnistes, 101. RES Fa oppose à É goïsme. — b) En Morale (terme créé par À. COMTE) : doc Fe “qui donne pour but à la conduite le bien, l'intérêt des autres, IE, 81. — S’oppose . à Utilitarisme, Hédonisme. | à
ALVAREZ (PÈRE Dieco) : la prédétermination physique, IH, 586, 2, 3; È
Æ Amaurose ('Apadpwats, ohscurcissement) : diminution dans l'intensité È la netteté des sensations visuelles.
Ambiguité (Ambiguitas, de ambiguus, de ambigere — — amb-agere, tourner : autour) : sens double d’un mot ou d’une expression. — Sophisme de l’équivoque, 798. : ?
…. Ame (Anima, aveuos, souffle) : le principe de la vie et de la pensée (ou À de l’une ou l’autre), considéré comme réellement distinct du corps. — Es = de la Psychologie, 23. — L'âme et la conscience psychologique, 145-147. pion pense-t-elle toujours-? 154. — Rapports du physique et du moral 66-489. — Devoirs envers l’âme, IE, 158 ; 168. — Simplicité et spiritualité, II, 535-543. — Immortalité, IL, 549-559, — Union de l’âme et du corps, Es 543-548. — Caractères distinctifs de l’âme et du corps, IE, 539-540.
Ame du monde : dans PLATON, l’âme du monde, créée par Dieu et distincte
de lui, en est le principe d’ unité et d'harmonie. Cf. le Timée. — Chez les 25 SroicrENS et d’autres Panthéistes, le monde est considéré comme un grand corps organisé qe est animé par une intelligence éternelle. Dieu est l'âme ne du monde, IE, 602.
. Ame sensible : Chen Bacon : c’est une substance matérielle qui nous et Dés commune avec les animaux (De Augmentis, L. IV, ch. nr, Édit. Ezus, T. 1 - «P. 604, Londres, 18892). Ce sont les esprits animaux, tels que les entendra & escartes.
… Ame sensitive : c’est le principe de la sensibilité chez l’homme et “chez les animaux, 48 ; 492; 198.
742 TABLE ANALYTIQUE : Ame végétative — Amputé
Ame végétative : c’est le principe de la ñuütrition, de la croissance et den la reproduction, même chez les vivants, qui n’ont pas la sensibilité, les végé taux, 48. : 5,
Amimie (de & privatif; utmeouwut, irfiter) : impuissance à coordonne” ses gestes pour exprimer ses pensées. Das
Amissibilité (de Amissibilis, qui péut se perdre; de amissum, supin de a-mittere, perdre) : amissibilité du pouvoir, II, 247 ; 288. 2
Amitié ( Amicitia, de Amicus, aïfi, de amare, aimer) : inclination électiveréciproque entre deux personnes. = $es conditions, 89. — Amitiés célèbres, 90.
Amnésie (‘Auvnoiu, de à privatif; uvicoux, futur de puuvfoxouat, seu souvenir) : perte ou affaiblissemént de la mémoire. — Amnésie totale, partielle, « progressive, 210-211. : ‘4
Amoral (de & privatif ; môralis, moral) : ce qui n’a aucun caraetère moral, ce qui est indifférent en soi, EE, 30. | À
Amorphe (de à privatif ; 1o06%, forme) : se dit, en Sociologie, d’une SOGIét qui n’est qu’un agrégat dé familles, où les fonctions ne sont pas encore nettement différenciées. — En Biologie, se dit d’une substance organique, mais non organisée.
Amour (Amor, dé Amare, aimer) : a) Sens général, commun à toutes les inclinations : tendance qui porte l’âme à s’attacher aux choses, 82. — b) Ten dance opposée à l’égoïsme. — c) Affection entre personnes de sexe diflérent,. 89-90. — Amour ét désir, 82-83. — Amour de soi et égoïsme, 84-85. — Fondement de l’amour des autres, 86-88. — Amour conjugal, 91. — Amour paternel et maternel, 91. — Amour filial, fraternel, 91. — Amour de la patrie, 91-93. — Amour de l’humanité, 93-94. — Amour du vrai, du bien et du beau, 96-97 410. — Amour de Dieu, 97-98 ; 410-411. — Irréductibilité des inclinations à l'amour de $oi : réfutation de La RocHEroucAuLp etdes ASSOCIATIONNISTES,# 98-102. — BôssuET ramène toutes les passions à l'amour, 123. — Morale fondée sur l’amour de Dieu, II, 106. — Devoir d’aimer Dieu, IE, 332. — Amour effectif du prochain, II, 207. #$ €
intéressé. L’homme doit s'élever jusque-là et produire de temps à autre. des actés d’amour parfait. Mais il lui est impossible de se maintenir constamment à cette hauteur, comme l’exigeaient les Quiétistes.
Amour (Pur) : s'entend de l’amour de Dieu sans aucun mélange de nd
LS # AMPÈRE (ANDRÉ-Manrie) : classification des sciences, 1 ;-588. — Tact du vrai, 617. — Classification naturelle, 693, 2. E:
Amphibolie transcendantale (’Auofohix, ambiguité) : c’est, d’après KANT une forme particulière de l’équivoque, qui consiste à appliquer les « conceptsh de réflexion » aux phénomènes sensibles, objets de l’expérience; vg.: prétendre que lidentité, qui est pour KANT une notion a priori, est aussi une qualités réelle des objets. '
Amphibologie (Amphibologia, de duytBolos, ambigu) : élocution ou proposition à double sens. L’équivoque est un sophisme composé de propositions amphibologiques, 798. | 4
Amputé (Amputatus, participe passé de am-putare, amputatum, couper autour) : cas d’illusion, 76. Le | |
TABLE ANALYTIQUE : Amusie — Anarchisme 743
Amusie (de & privatif; wo0o«, musique) : nom de la maladie qui trouble
Ja faculté musicale.
" Anagogique (Anagogicus, de Avaywytxos, de dvaywy#, induction) a) Sens de l’Ecriture Sainte, qui consiste dans un symbole figurant les choses “de l’ordre surnaturel et divin. — b) LerBniz emploie ce mot pour indiquer ce qui se rapporte à l’Induction : vg. Essai anagogique dans la recherche des Meauses. Cf. Philosophischen Schriften, Edit. GerHArDT, T. VIE, p. 270.
Analgésie (’Avahynsiu, de & privatif; &Ayoc, douleur), 479-480 : perte partielle ou totale de la sensibilité à la douleur, coexistant avec la persistance “des autres sensations ou de quelques-unes de la sensibilité tactile : c’est ce qui distingue l’analgésie de l’anesthésie. — On lui oppose l Algesthésie (4kyatobnoia, de &\yos, douleur ; «tonte, sensibilité) : sensibilité à la douleur.
& Analogie (nalogia, de Avxhoytx, de Avé-loyos, proportionnel, analogue) ; identité de relation entre idées ou objets de nature différente. — Analogie bau point de vue : a) psychologique, 283. — b) logique,705. — Définitions et, Wespèces, 705. — Formes, 706. — Valeur et vérification, 708. — Comparaison Vavec linduction et la déduction, 710. — Avantages et dangers, 711. — Emploi du raisonnement par analogie, 329; 490; 762-763. — Analogie de l'être, 1519-520 : II, 461-462. |
Analogies de l'expérience : Kanr entend par là les principes a priori de W’entendement pur, qui ont trait aux catégories de la relation et reposent eux-mêmes sur ce principe : « L’expérience n’est possible que par la repréentation d’une liaison nécessaire des perceptions. »
Analyse (Analysis, de Avxlüoi, de ‘ava-Avetv, décomposer) : sens général fondamental : décomposition, résolution. — Jugement analytique, 273. — Analyse de la pensée par le langage, 450. — Procédé essentiel de la méthode, 608-609. — Définitions étymologique et scientifique, 609. — Analyse ration- “nelle, 610 — Analyse des anciens géomètres, 611, 3. — Analyse expérimentale, 12. — Comparaison avec la synthèse, 614-615. — Règles de l’analyse, 615. — Emploi de l’analyse, 615. — Esprit analytique, 617. — Comparaison avec l'induction, 622. — Formes diverses du procédé analytique, 623-624. — “Analyse mathématique, 626.
;. à Analytique (adjectif, de Analyticus, de Avæhvrixds, qui résout) : jugement “analytique, 273. — Langue analytique, 455-456 ; 461. — Méthode analytique, 609. — Esprit analytique, 617. — Géométrie analytique, 626. :
Analytique (l} (pris substantivement, de tAnalyticus, de Avæhutix6s, qui résout) : pour ARISTOTE, |’ Analytique est la Logique formelle qui soumet à -lanalyse les formes des jugements et des raisonnements, 507. — Pour KANT, | Analytique en général est la science des formes de l’entendement, et lAna- “lytique transcendantale est la science des formes a priori de l’entendement pur, IL 431-432,
Analytiques (Les) : traités d’ARISTOTE, 507.
Anarchie (’Avx7tz, de à privatif; Ze, principe, commandement) : “absence d'autorité ou d'organisation. — Conséquence de la souveraineté “absolue du peuple et du Contrat social, II, 220. — Inconvénient du régime “démocratique, IL, 242. — Anarchie intellectuelle, IF, 3%6.
Anarchisme (de Anarchie) : doctrine morale et politique, affirmant l’équi-
“valence absolue de tous lés êtres raisonnables, opposant la fraternité à la force,
ee SE ATT a
d’un organe ou d’une fonction.
744 TABLE ANALYTIQUE = Anatomie = Anselme (Saint) ne
ayant comme but l’indépendance complète à l'égard de toute espèce dore nisation et prenant comme programme d’action la destruction de toute inégalité et de toute contrainte. Cf. M. BAKOUNINE, Dieu et PEtai, Fa K 1892°. — Fédéralisme, Socialisme et Antithéologisme, Paris, 1895. #4
Anatomie unie de ‘Avarouñ, de avé, à travers : roux, section) : sa place dans les sciences, 2 ; 593 ;: 646. | ; - 1
ANAXAGORE (| de ävéccw, commander ; dyopé, place publique) la main, 186.
Ancien (du latin populaire anteianum, de ante, avant) : autorité ds adcie 810-814. | 4 | ANDRÉ (PÈRE YVES-Manie) : le beau, IL, 384, : — : ie Di 2
Anéantissement (de Anéantir, de à et néant) : passage de l'être au non
être. Se dit par opposition au simple changement, IT, 949, — S’oppose à Création.
Anesthésie ( Pt de à privatif : ne sensibilité) ; abolitiol 1 générale ou partielle de la sensibilité. Ce mot s applique surtout à la sensibilité du toucher et même à la douleur. — Anesthésie du système nerveux, 473. Anesthésie des sens dans le sommeil, 478.
Animal (Animal, de anima, souffle) : méthode pour étudier no 490 ; 724. — Activité de l’animal, 48. — L'instinct chez lPanimal, 104-108 — Sociétés animales, 105. — Différences entre les industries de l'animal et celles de l’homme, 107-108. — Nature de l'animal : âme raisonnable (Mow= TAIGNE), 106-107 ; bête-machine (DescarrTes), 408-109 ; Âme sensitive (Bos- SUET), 492-493. — Ressemblances avec l’homme, 193-494. — Différences essentielles entre l’animal et l’homme, 494-495, — Devoirs envers les animaux ? EL, 150. —— Annihilation de l’âme de l animal, IT, 549, 3. | :
. Animaux (Esprits) : doctrine de Descartes. Ce sont des vapeurs so issues du sang, dont l’âme siégeant dans la glande pie se sert oe rayons de là dans tout le reste du corps, II, 545.
Animisme (de Anima, âme) : a) l'âme est le principe Fe ‘IE 527. = b) Croyance de certains peuples à 4 présence d’âmes ve tous les êtres de las nature. =
Annihilation (Annihilatio, de annihilatum, supin de annihilare — à vers ; nuhul, rien) : pouvoir d’anéantir qui n'appartient qu’à Dieu, IL, 549. Anomalie ( Anomalia, de ’Avouax, inégalité, irrégularité, de à privatif « et de ôuahos, égal, régulier) : indique un écart du type ordinaire d’un phénomène F
Anorexie (de & privatif et Opebtc, désir) : absence de la sensation de la | aim. ;
Anormal (du latin scolast. anormalis, de a privatif et de normalis, régules r, de norma, règle) : ce qui s’écarte de la règle. — Cas anormaux, 477-489 ; 723% 724. — États anormaux : a) des organes, 189 ; b) de l'imagination, 295- 226:
Anosmie (de & privatif ; ’osu, odeur) : sorte d’anesthésie de l’odorat, qui perçoit plus ou moins bien les odeurs. :
ANSELME (SAINT) : preuve ontologique, IL, 569.
TABLE ANALYTIQUE : Antagonisme — Antilozie : 745
Antagonisme ({’Avrayovious, lutte, de dvrt, contre ; éyoviouut, lutter) ce mot indique, en Anatomie, opposition des muscles qui, en se contractant successivement, produisent des mouvements inverses. Par analogie, on
appelle antagonisme lopposition d'idées et de motifs qui poussent à des déter- Minations contraires, 234: 357-358.
Antécédent (de Ante-cedere, marcher devant) : a) Tout phénomène qui en
précède un autre, 323 ; 328 ; 393, 1: 665 ; S’Oppose à Conséquent, 393, 4. — a proposition qui énonce la condi-:
b) Antécédent d’un jugement hypothétique : 1 Mon. Conséquent : celle qui énonce le conditionné. — c) Antécédents : ensemble de faits, individuels ou héréditaires, qui expliquent la présence de certaines anomalies psychiques.
Antériorité (de Anterior, de ante, avant) : on distingue l’antériorité : &) Logique, qui est une priorité de nature ; Vg. la cause est logiquement antérieure: à l'effet ; — b) chronologique, qui est une priorité de temps. — Antériorité de l’idée ‘générale ? 260. — Jugement d’antériorité dans le souvenir, 202.
Anthropocentrique, Anthropocentrisme (’Avbcwros, homme ; xeytpov, centre) : doctrine qui regarde l’homme comme le centre du monde. — Le point de vue anthropocentrique consiste à tout rapporter à l’homme et à son utilité. Il est vrai que l’homme est le centre de l'univers en ce sens qu’étant esprit et matière, il en est le résumé, 49 : il est vrai encore que la terre et ses Béssources ont été destinées au service de l'humanité par la Providence du Gréateur, Mais il serait faux d’admettre que l’homme occupe le centre du monde et que tout ce qui existe n’a été créé que pour lui, bref, qu’il est la ause finale du monde.
NE. à - Anthropologie (de ’Avowrocs, homme ; À0Y96, discours) : a) Au sens philo- @phique, ce mot indique la science de la nature humaine, en tant que composée Pune âme et d’un corps ; elle comprend la Psychologie et y ajoute une étude Déciale du corps humain: ve. Anthropologie de MAINE DE BIRAN. Anthroologia de D. PAzmieri, au T. II de ses /nstitutiones phulosophicæ. — b) Kanr ssigne à l’Anthropologie un triple objet : c’est la connaissance 19) de l’homme t de ses facultés ; 20) de l’homme en vue de diriger la conduite de la vie d’après es principes de la métaphysique des mœurs ; 30) de l’homme en vued’accroitre
on habileté. — c) Au sens des naturalistes, c’est l’histoire naturelle de l’espèce ”
lumaine. BrocA est le fondateur de la Société d’ Anthropologie.
en
Anthropomorphisme (de ”Awowros, homme ; Woo%, forme) : tendance qui Orte à prêter à Dieu ou aux dieux les attributs de la nature humaine, 248 ;, 18. — IT, 580-581.
Anticipation (Anticipatie,- de anticipatum, supin de anticipare — anteapere, prendre d'avance) : a) d’après les Sroïcrens, c’est la pensée du général n, tant qu’elle surgit spontanément de la perception du particulier. — D'après Érrcurs, l’anticipation (rodAmbwc) est une sorte de généralisation e l’expérience sensible qui sert à prévoir l’avenir. — ec) D’après Kanr, les ñticipations de l'expérience sont des jugements a priori qui sont applicables oute l'expérience future : vg. : « Dans tous les phénomènes, le réel a une tandeur intensive, c’est-à-dire un degré. » — d) En général, anticiper sur expérience, c’est se représenter a priori Ce qui sera ensuite connu « posteriori : msi hypothèse est une anticipation de lexpérience, 653.
- Antilogie (’Avzioyia, contradiction ; de dvi, contre; À0yos, parole) :
TABLE ANALYTIQUE : Antinomie — Aperception >
les Scsrriques prétendent qu’à chaque jugement on peut opposer un jugement, contradictoire d’égale valeur ; de là cette formule : Ilavri koyw À9Y0c GYTIXEUTO : ÏE, 421. | À
Antinomie (’Avrvouia ; de &vri, contre et véuse, loi) : a) en général, c'es À une contradiction entre deux lois ou principes, quand on les applique à un cas particulier. — b) Antinomies kantiennes, LABS | 2
Antipathie | Antipathia, de ’Avrimddeux, de vtt, contre ; réfos, passion) : inclination malveillante, 94 ; IE, 18. ÈS
AnTISTHÈNE (’Avrcévne, de dvri, contre; oûivos, force) : il combat réalisme de PLATON, 256. - ue RL EU
Antithèse [’Avriecw, de dävrt, contre et Géais, position) : opposition de cens entre deux termes ou deux propositions dont Paffirmative est appelée thèse, et la négative, antithèse. On nomme synthèse la proposition dans laquelles se résout leur opposition, quand la conciliation est possible. — Antithèses 5 «) dans les antinomies kantiennes, IL 433 ; — b) chez Hecez, Ü, 605-606.
Antitypie (’Avrurunis, résistance, de &vri, contre; racine TU, idée de frapper) : mot employé par LEIBNIZ pour signifier que naturellement deux corps ne peuvent occuper simultanément la même portion de l’espace. ( Attr butum per quod materia est in spatio. Cf. ERDMANN, P. 4632). Cette impossi bilité provient de la résistance que chaque corps oppose. Il en concluait contre Descartes que l'étendue étant inerte ne suffit pas à expliquer Pessen des corps, IE 509.
Apagogie (’Aruywyr, action d'amener) : on nomme raisonnement apago gique soit : a) la réduction d’un problème à un autre, d’après ARISTOTE ; = b) la démonstration par la réduction à l’absurde, 637-638 ; — c) le raisonnement qui consiste à prouver une proposition par la réfutation de toutes les autre alternatives : c’est le modus tollendo ponens du syllogisme disjonctif, 549. …
A pari (Argument), 550. FES A parte ante, À parte post : locutions scolastiques qui signifient par avant
par après ; Vg. : l’éternité est sans fin et dans le passé (a parte ante) et dan l'avenir (a parte post), tandis que le temps-est sans fin seulement a parte posi
A parte rei : locution scolastique signifiant qu’une considération est pris de la nature de la chose et non de la nature de l’esprit qui la connaît. 2 Apathie ( Apathia, de Andeu, de à privatif ; rdûos, passion) : @) ARISTOT {De Anima, L. III, ch. 1v, $ 5) distingue l’indifférence de lPesprit (voi) qui rien n’affecte, et l’insensibilité du sens (æicüntixov) qui, par suite d’un excitation excessive d’un sensible, s’émousse et devient incapable d’êtB affecté par un autre sensible, 64; —- b) les MÉGARIQUES, les SToicr et les Scepriques entendent par là l’état d’une âme indifférente, insensible aux mobiles sensibles, même à la douleur qu’elle méprise ou ne ressent plus Dans Pardfetx, le sage n’éprouve aucun sentiment (Cf. CICÉRON, Acadei L. IL, ch. x1ur, à propos de Pyrrnon); dans l’étapaëiu, il n’en est pas tro p 41148 : IL, 94. | .
Aperception, Apperception (de Apercevoir, de à et percevoir) : a) cré du mot, LEIBNIZ, entend par là une perception consciente, distincte, réfléch IL, 512, 5. b) Kanr distingue une aperception : 10) empirique, qui résulte dei la conscience empirique de l’union de toutes nos représentations ; 22) pu à 2 #1
É | “TABLE ANALYTIQUE : Aphasie — Appétition 747
st l’acte fondamental par lequel la pensée rattache au « je pense » toutes les eprésentations de la conscience empirique pour les ramener à l’unité du sujet ensant , mais cette aperception s’arrête au phénomène de la pensée sans pouvoir atteindre notre être en soi, le noumène qu’on exprime par ces mots : « Je suis. » — c) V. Cousin appelle apercepiion pure la Vue spontanée des choses, qu'il oppose à la connaissance réfléchie.
Aphasie (’Aouoix, mutisme ; de & privatif ; odote, parole) : perte partielle : totale des fonctions du langage, 210-211. < |
- Aphorisme (Aphorismus, de "Awoptsuôc, délimitation, de ärd, marquant Séparation ; 6ptéet, borner) : maxime qui condense en peu de mots une. érité de grand sens. = Aphorismes de ConpicLac relatifs au langage, 462.
Apocryphe {| Apocryphus, de ’Anôxgvyne, caché, de dno-xporteuv, cacher) : crits apocryphes, 742. En
Apodictique (Apodicticus, de ’Amo-derrixos, de arodebts. démonstration) : Pour ARISTOTE, C'est une proposition démontrée. —. Kanr distingue, au point de vue de la Moralité, les propositions apodictiques, assertoriques et : problématiques. Les apodictiques sont celles « qui sont liées à la conscience de leur nécessité »; elles ont une valeur nécessaire, absolue, qu’on ne‘peutse: contredire.
Apologie (Apologia, de ’Amodoyta, défense, de &xs, loin de ; A0y0e, dis- Ours) : vg. : Apologie de Socrate par PLATON ; les Mémorables de XÉNOPHON, 09, 4 : IL, 562.
Apologue (Apologus, de *Andhoyos, récit, fable) : récit sous forme de fable D de mythe pour mettre en relief une vérité métaphysique ou morale. PLATON use dans ses Dialogues ; vg. : le jugement des Âmes dans le Gorgias ; les sonniers de la caverne, dans {a République, 310.
Apophthegme (’Arozeyux, défense : de âropféyyouat, prononcer) : c’est ne sentence mémorable de personnages célèbres ; Vg. : Apophthegmes des rois » des capitaines célèbres par PLUTARQUE. :
Apostasie ( Apostasig, de dnootacia, de dglormu, s'éloigner, se détacher, Eo-oTcu) : apostasie sociale, II, 333.
À A posteriori (sous-entendu parte, de posterus, qui est après, de post) : les Connaissances qui proviennent de l'expérience ou en dépendant, 273. — oppose à À priori. -
« Apparence (Apparentia, apparition, de apparens, participe présent de jparere — ad-parere, se montrer) : a) ce qui ressemble à la réalité et. donne l'illusion ; vg. : un sophisme n’est concluant qu’en apparence. — Synonyme de phénomène : ce qui est différent de la chose en Soi, 23.
Appétit ( Appetitus, de appetitum, sSupin de appetere — ad-petere, tendre … s) : inclination ayant pour objet un besoin soit organique, soit intellectuel, moral à satisfaire. — Appétits sensitif et rationnel, 44. — Appétits icupiscible et irascible, 44 ; 122. — Distinction entre appétits et penchants, 584. — Inclinations physiques ou appétits, 83-84. A
Appétition (Appetiio) : d’après LEIBNIZ, tendance de toute monade à ser d’une perception à une autre, IE, 511-512.
Litige" 7
normatives étudient les jugements appréciatifs..
rience ne suffit pas à expliquer. Ce mot indique une antériorité logique, 273% 274, — b} Sens scientifique : les savants appellent a priori toute connaissance
QAR NP RO 270 E Es
748 TABLE ANALYTIQUE : Application — Arbitraire 10e DRE 4
Lt
Application (Applicatio, de applicatum, Supin de applicare = ad-plicare,» approcher, attacher) : forme de l'attention, 239. — Made de l’expériencen (Bacon), 662. | | :
Appliqué (participe passé d’ Appliquer, de applicare — ad-plicare, appliquer | à) : mathématiques appliquées, 624 ; 627. | 4 Appréciation (de Apprécier, de appretiare, évaluer, de ad, à l'égard de, et pretium, prix) : jugement sur la valeur d’une chose ou d’une idée, c’est-à-dire leur degré de perfection relativement à une fin donnée. — Les sciences dites
Appréhension (Apprehensio, de apprehensum, supin de apprehendere = ad-prehendere, saisir) : a) d’après les SCOLASTIQUES, PorT-RoyaAz, c’est Iæ première et la plus simple des opérations de l’esprit ; elle consiste à concevoir une idée, 236 ; 266 ; 520, 4. — b) Signifie, chez les PsycHoLoGuEes anglais, Ian connaissance de l’individuel. %
Approbation | Approbatio, de approbare = ad-probare, donner son assenss timent, de probus, bon, honnête) : appréciation favorable. — Jugement de lak conscience morale, I, 16-17. — Son rôle d’après SMITH, ILES 4
Appropriation (Appropriatio, de. appropriatum, supin de appropriare;à se rendre propriétaire, de ad, à l’égard de, et proprius, propre) : acte palm lequel on fait sien ce qui n’appartient à personne (res nullius) : actes d’appros priation, II, 190-191. , | s
Apraxie (’Axpaëia, inaction, de à privatif ; Toaoow, rodËw, faire) : incan pacité de reconnaître l’usage des objets (on prendra un canif pour un portes“
plume) ou leurs formes, sans que d’ailleurs la vue soit altérée.
A priori (sous-entendu parte ; de prior, premier, de pro, devant) 7) Sens philosophique : ce qui est indépendant de l'expérience, c’est-à-dire que l’expés
antérieure à telle expérience spéciale; pour CL. BEern#RD, l'hypothèse est une idée a priori, 659, &. 24 E Apriorique : qui est a priori. S’oppose à Empirique. Apriorisme : emploi des notions a priori. | 1 É. Aprosexie (’AxooseËla, inattention: de à privatif et mpos-é/w, mp0césu s'appliquer) : impuissance à concentrer l’attention ; c’est la caractéristique de toutes maladies mentales. 1
Apsyehisme (de & privatif ; y, âme) : idiotisme, 188. ‘4 i Aptitude (Aptitudo, de aptus, propre à) : disposition naturelle qui rend propre à quelque chose, 37. — Aptitude à lutter pour l’existence, IT, 614.
ARAGo (DomiNiQuE-François) : ce qui est impossible, 739.
Arbitrage (de Arbitre, de Arbiter, de ar — ad, vers; du verbe archaïque betere, aller. L’arbiter — celui qu’on va trouver ; de là, celui qui juge, décide jugement amiable d’un différend par arbitre. — Arbitrage international, IE 318-321. | : q
Arbitraire (Arbitrarius, de arbiter, qui juge à l'amiable) : a) sens /a9% rable : ce qui dépend du libre.arbitre, d’une décision individuelle ; — b) sens
ET
- péjoratif : ce qui ne dépend que du caprice et du bon plaisir : vg. pouvol
TABLE ANALYTIQUE : Arbitre (Franc ou Libre) — Argument 749
… arbitraire. Le pouvoir absolu conduit facilement à l'arbitraire et à la tyrannie ;
- cependant il n'implique pas l’idée d’arbitraire, mais celle de pouvoir sans ÉA limite ni contrôle, IE 4145;
> Arbitre (Franc ou Libre) (de Arbiter, voir Arbitrage) : synonyme de Liberté ; voir Liberté.
Arbitre (Serf) de (Serous, esclave) : expression de LUTHER, qui prétend . est condamnée au mal.
Arbre de Porphyre : hiérarchie des idées générales, 251-252. / Arc réflexe : voir Réflexe.
| AncCÉsiLas (Apxecihunc, de dexéw, être utile ; Àxoç, peuple) : fondateur . de la Nouvelle Académie, IL, 425.
__ Archée { Archæus, Archeus, dérivé de äoxn, source, principe) : mot créé par PARACELSE et adopté par J.-B
bl'estomac et conserve l'être vivant en dirigeant la nutrition.
& Archétype (Archetypus, de dpyéruroc, de àpy, principe ; tunos, forme) : -a) Type suprême, idéal des choses, vg. les Idées de PLATON, 255. Cf. 2572 = b) Chez les SCoLASTIQUES : idées de toutes choses telles qu’elles existent -dans la pensée divine, qui en est la cause exemplaire, 769. II, 395-396. —
Le) On trouve un sens analogue chez : BERKELEY, Dialogue d’Hylas et de Phibonoüs. Édit. Fraser, Works, T. I, p. 468, Oxford, 1901. Trad. BEAULAVON
BEIBNIZ, Nouveaux essais, L. IL, ch. xxx1, $ 3. Édit. JANET, T. E, p. 226).
Architectonique (Architectonicus, de ‘Aoyttextowxéc, relatif à l’archi- “tecture) : a) ARISTOTE nomme science architectonique par rapport à une autre, celle qui se subordonne les fins de la seconde ; vg. la Politique par rapport à la Stratégique. Cf. Éthique à Nicomaque, L. I, ch. 1, $ 4. L. VI bCh. var, $ 2. — b) LerBniz emploie ce mot adjectivement dans le sens d’orga-
| nisateur, d’inventeur. Il l’'emploie aussi pour caractériser les lois de l'univers qui découlent du principe de raison et, par suite, dépendent de la volonté du Créateur : vg. Principes de la conservation de la force, de continuité, de la moindre action. Cf. Essai anagogique dans la recherche des causes. Kdit. GernarDr, LV Ap:270:->KanT l’emploie substantivement pour désigner « l’art des systèmes », c’est-à-dire cette partie de la Logique qui fait la théorie de ce qu’il y à de scientifique dans la connaissance générale. Cf. Critique de la raison pure : Méthodologie, ch. 111.
de &pxw, commander ; TÉXTUV, ouvrier) : sa place parmi les arts, II, 408, 409..
Areligieux (de a privatif et religieux) : mot, de création récente, pour signilier la neutralité de l’État en matière religieuse. Une pareille neutralité est condamnable, car elle aboutit à l’apostasie sociale, IE, 335.
. Arétologie (de äcet, vertu : dyos, discours) : c’est la science de la vertu et de la moralité. ce
Le Argument (Argumentum, de arguere, éclaircir. Cf. “xpyos, blanc, clair) : en général : raisonnement qui vise à prouver une proposition déterminée ;
* que la volonté est comme nécessitée par la grâce et que, sans son aïde, elle.
- VAN HELMONT pour signifier le principe “vital. Ce principe n’est pas un esprit, mais un corps astral, qui réside dans
ket ParoDi, p. 259. Paris, 1895. — EOCK&, Essais, 1:11. Ch: xXxr "C0
Architecture (Architectura, de architectus, doytréxtuv, chef des ouvriers,
MR TS MT Te et PA. * FA, 7"!
LRO PONS ROIS WT EN ETES ÉRIC QD RARE RSR ETES É RES RP A At Re AT PEL EIENCETEN
750 TABLE ANALYTIQUE : Argumentation — Arithmétique ou à la réfuter. — L’argument est l'expressi®n verbale du raisonnement, 514. — Arguments syllogistiques, 535-591. — Argumentum cornutum, 590. —
Argument ad hominem, 551. — Argument téléologique, EX, 561. — Argument « ontologique, X, 569. a 1 Argumentation (Argumentatio, de argumentaium, Supin de argumentiare, « raisonner) : a) Suite d'arguments visant à établir une même conclusion. — w b) C’est l’art d’enchaîner les arguments. — Emploi de la méthode syllogis- M tique : avantages et inconvénients, 841-843. | ‘4 Argumentum baculinum (de Baculus, bâton) : a) Procédé qui consiste à: frapper la terre du bâton pour prouver la réalité du monde extérieur. — b) On : l’entend aussi de l'argument qui consiste à frapper les gens pour les convaincre ; « vg. frapper un sceptique pour le convaincre de l’existence des autres, II, 423. * Sganarelle bat le pyrrhonien Marphurius pour réfuter son scepticisme. (Cf. Mo- » LIÈRE, Le mariage forcé, scène VIII). BE ; Anisrippe (’Apistimmos, de detros, le meilleur, tros cheval) : fondateur de "
la morale du plaisir, I, 48. | Ÿ Aristoeratie (’Aotsroxeutets, de däpuotos, le meilleur ; xp4tos, puissance) 4
a) Forme de gouvernement, I, 232 ; 254 ; 234-235. — b) La classe sociale quis exerce cette forme de gouvernement. — c) Par extension, une classe qui est. considérée comme supérieure, sous un rapport ou sous un autre, à la masse” des citoyens. 24 à
Anisrore (’Aouroténe, de äptoros le meilleur ; téà06, fin) : LA A) PsycHoLoGie : classification des facultés de l'âme, 43. — Dieu acte
pur, 48; IL, 577. — Plaisir, fait positif, 58. — Origine et lois du plaisir, 61-62 62-65. — Conditions de l'amitié, 89. — Classification des passions, 122-123.0 *— Valeur et traitement des passions, 118 ; 120. — Réalisme modéré, 256-257. __ Définition du jugement, 265. — Principes communs et principes propres, 299. — Dix catégories, 253-254 ; 296. — Intellect actif, 316. — Quatre causes,” 394. — Effets de l'habitude, 418-419. — Nature de l'habitude, 421-4922, — Habitude et liberté, 425, 2. — Pas de pensée sans image, 452, 2. — Intel ligence séparable du corps, 468, 3. — Ame sensitive de l'animal, 492-493. M B) Locique : 506. — Définition réelle, 521. — Théorie de la déduction” immédiate et médiate, 531-556. — Démonstration : ses conditions et principes,s 561-563. — Science, 577-578. — Pas de science du particulier, 579 ; 581. 2 Classification des sciences, 585-586. — Induction formelle, 674. — Fondements de l'induction, 680-682. — Méthode de la métaphysique, 761. — Confiance excessive accordée à ArIsTOTE, 810, 814. — Abus des principes a priori, 843% C) Moraze : union de la raison et du sentiment, IF, 26. — Fin en soi, II, 46, 2. — Eudémonisme rationnel, IE, 91. — Vertu : théorie du juste milieu IL, 126. — Justice commutative et distributive, KE, 162. — Justice et équité, II, 162-163. — Légitimité de l'esclavage, IE, 177-178. — L'homme, animal sociable, IL, 222. — Forme de gouvernement, IF, 2382. E. D) Esruérique : définition du beau, IH, 382-383. — Rire, II, 392, 2. E) MÉTarnysiQUE : définition, I, 419. — Lieu, mouvement, temps, IE 506, 4, 2, 3. — Matière et forme, IE, 513. — Animisme, IL, 527 ,529; — Premien moteur, IE, 560. — Dualisme, IE, 601. : à Aristotélisme (de ArisroTE) : ensemble des doctrines d’ARISTOTE. VOIR ARISTOTE. | ‘2
Arithmétique (’Aoôunrexn réyvn, art relatif à la numération, de dpulu8s nombre) : sa place dans les sciences, 592 ; 626. : 20
TABLE ANALYTIQUE : Arnauld (Antoine) — Assertion 2 TD
HOH,-024 5: 595.1 : Mb cs ication des sophismes, 801, 4,:2
e l’esprit hésitant entre l'affirmation et la négation.
art s'oppose : 10) à la Science, qui est une connaissance désintéressée, indéendante des applications, 581: — 20) à la nature ans réflexion. — b) Sens esthétique ar un être intelligent, IL, 394. — Source d'informations psychologiques, 723. -— Trois écoles : idéaliste, réaliste, spiritualiste, II, 394-395. — L'art et l’imi-
| ans la phrase, 464.
Articles : les 4 articles de 1682, IL, 342. —— Articles organiques, IE, 342-343. Artieulaire ({ Articularius, de articulus, jointure)
qui aurait pour organes les corpuscules de KRAUSE situés dans le voisinage es articulations.
elle-d&la mémoire, 208-209. — Signe, langage artificiel, 436 : 439. — Som-
elle, If, 471. — Sélection artificielle, II, 613.
cétisme, en général, est un genre de vie austère, qui a pour but de soumettre Sensibilité. à la raison. Les Sroïcrevs recommandent Pascétisme : Abstine, ; 9%; 95. — L’ascète chrétien se mortifie non seulement pour arriver à la aîtrise de soi-même, mais encore pour expier et réparer ses fautes et Îles des autres. — Macérations ascétiques, Il, 158.
Aséité ( Aseitas, latin scolastique, de a se esse, être de soi) : perfection d’un
27%. — Les ScoLASTIQUES l’opposent au mot Abalietas, indiquant un être dont l'existence dépend d’un autre comme cause efficiente (ab alio esse), IX, 557.
, 166. — Agsassinat politique, IF, 166.
andis que le consentement est un acte de volonté, 270-271. — L’adhésion ou. ssentiment de l'esprit se trouve, à des degrés divers, dans l'opinion et dans.
Ilative Sense de NEWMAN, 788-790,
Assertion (Assertio, de assertum. Supin de asserere — ad-serere, attribuer, Ssigner) : ce terme n’est pas synonyme d’affirmation, car il peut s’appliquer l'énoncé d’un jugement négatif.
ARNAULD (ANrone) : les quatre opérations de l'esprit, 514. — Dela défi- … 27, 1. — Analyse et synthèse, 612, 2. — Classi-
“Arrhepsie (’Agéebie, équilibre) : les PYRRHONIENS qualifiaient ainsi l'état Ë
Art (Ars, de dos, adapter, disposer) : a) Sens général : ensemble de règles .. t de procédés visant à produire un résultat déterminé, IL, 394. En ce sens,
, en tant qu’elle produit ë > : toute expression sensible de la beauté
règles :
tation, IT, 397-400. — Grandes lois de Part, IL, 401. — Valeur des EE artistiques, II, 404. — Science et art, IT, 408. — Classifications des arts - Te arts mécaniques ou utiles, arts libéraux ou beaux-arts, If, 408. == Art ets morale, IL, 410. — Art et civilisation, IE, 326. :
Article (Articulus, articulation, de artus, jointure. Cf. dou, adapter) : rôle
: sens récemment imaginé
ambulisme artificiel, 478. — Classification artificielle, 693. — Unité artifi-
Ascétisme ( Asxsrñe, celui qui s’exerce : de dsxéw, s’occuper, s'exercer) :
re qui a en soi-même la raison de sa propre existence, IT, 343-344 ; 557 : 573- |
Assassinat (de l’italien assassinare, tuer) : crime contre la vie d'autrui,
… Assentiment (de Assentir, de assentire — ad-sentire, approuver) : approation que l'esprit donne à une proposition. C’est un acte d'intelligence,
à certitude, 775 ; 777. — Les Sroïcrens appelaient assentiment (ouyxaradets) F activité de l’âme qui rapporte la représentation sensible à un objet —.
Artificiel (Artificialis, de artifex — ars, art, facere, faire) : culture artif-
tiques, 628-629. — Recherche de la cause, 665, 1. — Les quatre méthodes de Sruarr Mizz, 668-670. — Fondement de l'induction, 679. — Empirisme,
Mu). -Æ:, FAR Le
752 TABLE ANALYTIQUE : Assertoire — Associationnisme 7%
Assertoire, Assertorique (dérivé de Assertion) : d’après KAnT, les juge-: ments assertoriques sont de simples affirmations ou négations, qui n’impliquent aucune idée de nécessité ou de possibilité. Leur modalité correspond à la caté- « gorie d'existence : ils expriment des vérités de fait, tandis que les jugements apodictiques énoncent des vérités de droit. Fa 4
Assimilation (Assimilatio, de assimilatum, supin de assimilare, imiter, æ feindre, rendre semblable — ad-similare, ad-simulare, de similis, pareil) ;a) Transformation qui va du différent au semblable. S’oppose à Différenciation. — b) Théorie scolastique de la connaissance, 462. — c) Certains psychologues, m comme JAMES SuLLY, appellent assimilation Pacte réflexif, par lequel lesprit reconnaît une ressemblance entre des choses numériquement différentes. .
Assistance (de Assister, de assistere — ad-sistere, Se tenir près de) : assis-» tance mutuelle des époux, II, 212. — Devoir des enfants envers leurs parents, « IL, 217. — Fonction d’assistance incombant à l’État, IL, 248 ; 249. — Assis= tance par le travail, IE, 164. — Assistance : a) publique, IE, 264; b) légale, 4 IE, 264. — Devoir d'assistance privée ou de charité, IF, 207; 263-264. :
Associatif (de Associatum, supin de associare — ad-sociare, réunir) : loi. associative de Paddition et de la multiplication logiques, 569. 4
Association (de Associer, de associare — ad-sociare, réunir) : a) Sens psycho-m logique : 1°) Propriété que les phénomènes psychiques ont de s’attirer entre eux, — 20) Groupe qui résulte de cette propriété. — Association des idées :M domaine ef nature, 212. — Théorie anglaise de son mécanisme, 213. — Théoriem écossaise, 216. — Rôle de l’association, 219. — Excès de PAssociationnisme,s 2920. — b) Sens sociologique : état de vie sociale en tant qu'il est recennu par ceux qui y adhèrent. . FRS
Association (Droit d’) : droit naturel ; rôle de l'État, LE 285:
Associationnisme (de Association) : doctrine qui fait de l’association de” certains états de conscience élémentaires le principe du développement de Ja vie intellectuelle et morale. (D. HUME, J. SruarT Mrii, J. SuLLY, AL. BAIN) à
A) PsycnoLocie : classification des sensations (Bain), 75. — Origine des\ inclinations altruistes, 100-102. — Notion du moi, 153-154. — Hallucination vraie, 171. — Théorie de l’association, 213-216. — Excès de l’Associationnisme, 920. — Nominalisme, 254. — Jugement ramené à l’association, 268-269. —M Induction ramenée à l’association, 281. — Raisonnement par analogie, 283: — Origine des idées, 304. — Notion de substance, 323. — Notion et principe de cause, 325-326 ; 330-332. — Objection contre la liberté, 370-374. 4
B) Locique : objection contre le syllogisme, 564-565. — Tentative pour réduire la déduction à l'induction, 619-620. — Origine des notions mathéma-
686, — Raisonnement par analogie, 706-708. — Méthode de la morale, 758, =" Classification des sophismes, 802. — Critérium de l'expérience, 817.
C) Moraze : nature de la conscience morale, II, 22. — Valeur de Is conscience morale, IE, 27. — Utilitarisme de BENTHAM rectifié par STUART Mix IL, 53. — Fondement du droit, II, 133-134. — Conditions de la civilisation, IE 29 ARE | D) MérapaysiQue : le phénoménisme : relativisme de la connaissant II, 427-429. — Idéalisme phénoméniste, II, 499-500.
TABLE un. : Assomption — Attribut sise
Assomption | Assumptio, de assumptum, supin de asèumere — ad-sumere, assumer, prendre en sus, ajouter) : se dit de toute proposition, admise comme “ vraie, qu'on prend pour en démontrer une autre.
à - Assurance (de Assurer, de à et sûr) : en cas d’accidents, de maladies, de vieillesse, IT, 265. |
n Astronomie {Astronomia, äotpovouix, de dotoov astre: vowos, loi) : sa … place dans les sciences, 2 ; 592-593 ; 627.
Ataraxie {’Atapañia, de & privatif et Tapdoow, Tapd£w, troubler), tranquil-
« lité d’âme qui, d’après DéÉmocriTe, Épicure et les SrToicIEns, résulte de la
… modération dans les désirs, 61 : II, 50-51. — Idéal du sage d’après les Sroïcrens, 118. j
Atavisme (de Ataous, bisaïeul) : a) Apparition chez un individu d’un carac-
“ tère qui n’existe pas chez ses ascendants immédiats. C’est l’hérédité médiate, c’est-à-dire qui saute par-dessus une ou plusieurs générations. — b) Persis-
+ tance dans üne race d’un état antérieur qui n’a plus de raison d’être actuel-.
lement.
N - Ataxie (’Atata, de d -tuxroc, non réglé, de à privatif et téccw, rd£w, mettre
en ordre) : au point de vue : a) psychologique, c’est un désordre dans l'exercice des facultés intellectuelles et morales : — b) phystologique, c’est l'impuissance
= à coordonner les mouvements.
Athambie ( Afaubix, absence de crainte, de à privatif et 04u6oc, eoç ous, . effroi) : mot quelquefois employé comme synonyme de Ataraxie.
La Athéisme {de Athée, de &ñeos, de & privatif et @éos, Dieu) : doctrine - niant l’existence de la Divinité. — N’existe qu’à l’état erratique, I, 564, 3, 4. — Doute de La Bruyère, II, 565, 1.
. drouos, de à privatif et téuw, couper) : doctrine d’après laquelle la matière “est constituée, en dernière analyse, d’atomes, c’est-à-dire de parties insécables et irréductibles (DémocriTe, Épicure, Lucrèce, 167; IX, 507 : 600. — Door de GassEeNDI, ÏE, 507-508. —- Atomisme dynamique (TONGIoRG1) 510. !
Atrophie (Atrophia, "ATpowix, de à privatif ; roévw, nourrir) : atrophie |
des organes, 702-703 ; IL, 615 ; 619.
Attentif (latin scolastique Attentious, de attendere — ad-tendere, tendre
- vers) : qualité de l’observateur, 650. .
- Attention {Aftentio, de attentum, supin de attendere — ad-tendere, tendre vers) : concentration de l’activité intellectuelle sur un ou plusieurs objets, Qui sans cela n’occuperaient qu’une partie du champ de la conscience. —
volonté et la sensibilité, 240-242. — Connaissance instinctive et connaissance
“réfléchie, 242. — Rôle de l’attention dans les découvertes scientifiques, 231 ;