PE
Énergie spécifique des sens : Loi de MuELLER, 158, 1.
Enfant (de Jnfantem, de in-fari, ne pas parler) : psychologie infantile, 723.
. — Éducation, 407-415. — Devoir des enfants, H, 216. — Enseignement, IT,
Enfer (/nfernum, de inferus, qui est en bas) : peines de lenfer, IL, 552.
Énoncé, Énonciation (Enunciatio, de enunciatum, supin de e-nuntiare,
… faire savoir, de nuntius, messager) : Ce terme s’applique aux diverses sortes de » propositions, 266 ; 529.
Enseignement (de Enseigner, du latin populaire insignare, formé sur
| l'Église, II, 253 ; c) de l’État, 254-259.
En soi : cette expression s'oppose à relativement à nous. Elle indique ce
à-dire ce qu’une chose est, ou bien : a) en faisant abstraction de toute connais-
* ni n’enlève rien à ce que cette chose est en soi. Tel est le sens usité chez les * ScoLASTIQUES et adopté par nombre d'écrivains contemporains ; b\ en faisant
« possible. C’est le sens kantien : « Le concept d’un noumène, c’est-à-dire d’une … chose qui doit être pensée non comme objet des sens, mais comme une chose “ en soi (seulement par un entendement pur), n’est point contradictoire ; car
Endophasie ("Evôov, au dedans ; pacs, parole) : série des images verbales
miner de mouvements vocaux, quand ils seraient inutiles. Cette succession
Énergétique, Énergétisme (du radical d'Énergie) : ce terme signifie :
… système. Cf. P. Dune, Évolution de la Mécanique, Paris, 1903. — 20) En Phy-
qu’une chose est objectivement, dans sa véritable nature, dans sa réalité, c’est-
“ abstraction de la connaissance humaine, mais non de toute connaissance
signare, indiquer, de signum, signe) : droits de : a) la Fanulle, IL 252: 0) dé
sance. La possibilité de connaître une chose n’est qu’un rapport qui n’ajoute h
808 TABLE ANALYTIQUE : Entéléchie — Enthousiasme
on ne peut affirmer de la sensibilité qu’elle soit la seule manière possible de percevoir. » (Critique de la raison pure, Analytique transcendantale, L: IE, Ch. 111, $ 394, Trad. BAarn1, T. I, p. 295-296). Il ne répugne pas qu'il existe des intelligences supérieures à la nôtre, c’est-à-dire capables d’intuition entellectuelle, saisissant, les choses telles qu’elles sont en sor, les noumènes : c) indépendamment des erreurs et illusions, qui proviennent de la connaissance sensible et empéchent la raison de connaître la réalité telle qu’elle est. C’est le sens cartésien.. Selon DESCARTES et MALEBRANCHE, la raison étant semblable chez tous les” hommes et la sensibilité variant d’un individu à l’autre, ceux qui se laissent. conduire par le sensible sont incapables de saisir les choses telles qu’elles: sont en soi. + Entéléchie {’Evrehéyex, de ëvrehéc, accompli, parfait: yo, avoir) : ce. mot a été forgé par ArisrorTe. Il signifie : a) l’acte ou la forme qui détermine. et actue la puissance, la matière : « L’Âme est l’acte premier d’un corps naturel organisé. » (De Anima, L. IT, C. 1, $ 6), IL, 529, 1 : b) l’acte achevé, accompli, par opposition à Pacte en train de s’accomplir, et, conséquemment, la perfection : qui résulte de cet achèvement. Le mot même indique cette perfection, car évreheyñs signifie celui qui possède en soi son achèvement : &, dans ; téhoc, achèvement ; £xw, avoir. — LEIBNIz (Monadotogie, $ 18) appelle ses monades Entéléchies, parce qu’elles ont en elles-mêmes une certaine perfection : à savoir «une suffisance (aürdoxetx) qui les rend sources de leurs actions internes. »
Entendement (de Entendre, de in-tendere, étendre, diriger vers ou contre) :" faculté d’abstraire et de juger, 285. — Imagination et entendement, 261. — | Dans lusage actuel, l’Entendement (Aravoiu, Intellectus, Intendimento, Enten- ! dimiento, Understanding, Verstand) désigne les opérations discursives de l'esprit : juger, raisonner, tandis que la Raison (Noÿc, Ratio, Ragione, Razon, Reason, Vernunjt) indique les opérations intuitives de l’esprit. — Chez les SCOLASTIQUES le mot Jntellectus signifie, au contraire, l’opération intuitive, parce qu’ils le dérivaient à tort de intus, à l’intérieur, et de legere, lire. Le terme Ratio représente pour eux les opérations discursives. — Pour Bossuer (De la connaissance de Dieu et de soi-même, Ch. 1, $ 7) l’entendement est la faculté de comprendre, « de connaître le vrai et le faux », par opposition aux sens qui seulement « donnent lieu à la connaissance de la vérité », mais ne la font pas « précisément » connaître. Il identifie raison et entendement. -— Pour KANT, * «toute notre connaissance commence par les sèns, passe de là à l’entendement 1 et s'achève dans la raison » (Dialectique transcendantale, Introd., $ II, A). # I n’admet pour l’homme d’autre mode d’intuition que l'intuition sensible, * dont le temps et l’espace sont les formes & priori. L’entendement est «la faculté, de juger », la « faculté des règles » ( Analytique transcend., L. L. Ch. 1, Section I. M Dialect. transcend., Ibid.). Le rôle de l’entendement est d’unifier les sensations « au moyen des Catégories. La raison est la « faculté des principes » : elle croit M que toute connaissance conditionnée de l’entendement dépend d’un élément « inconditionné ou absolu et elle cherche à déterminer cet élément (Dialect. transcend...Tbidem, $ IT C), II, 431-484. . #
Enthéisme (de ‘Ev, dans ; Oéos, Dieu) : système de Pau CaRus qui rétendil que la Divinité est immanente en toute chose. C’est une manière de Pan-æ chéisme. uS
, Enthousiasme (’Evouctucuds, transport divin, de évdoucta, inspiration; dé b. 2 3) ù Us . fe . . . . HAE Œ .
évbeoc, évÿouc, inspiré des dieux) : PLATON désigne ainsi l'inspiration divine.
et l’applique à la réflexion profonde des philosophes, à l’exaltation des poètes :
et à l’héroïsme des guerriers. — Effet de l’idéal connu, IE, 396-397.
14 es TABLE ANALYTIQUE : Enthymème — Épigénèse 809
Enthymème (Enthymema, "Evôéunux, de ’Evôvuéoux, de év, dans, 6vud, souffle, âme, se mettre dans l'esprit, réfléchir) : a) selon ARISTOTE (Premiers Analytiques, L. II, Ch. xx1X) C’est le syllogisme du probable, parce qu’il est . fondé sur des vraisemblances ; aussi l’appelle-t-il le syllogisme des orateurs ; b) d’après les modernes, c’est un syllogisme elliptique, 547. |
| Entier (de Zntegrum, non entamé, intact, de in négatif et tangere, toucher) : . pour être rigoureuses, la division, l’analyse et la synthèse doivent être entières, complètes, 527 ; 605-606 : 615.
‘Entitatif, Entité (Ens, entis, d’où les termes scolastiques Entitatious, Entitas) : ce mot, dans la langue scolastique, signifie essence ou réalité. Le mot , entitativement (entitative) s’erhploie pour dire qu’on considère une chose dans sa réalité, en elle-même, sans s'occuper des rapports où connexions qu’elle . peut avoir, 256. — L'abus, que certains SCOLASTIQUES ont fait des entités, . les à rendues suspectes : de là vient qu’on emploie quelquefois l'expression entité métaphysique comme Synonyme d’abstraction réalisée. — Les Logiciens anglais usent du mot Entity pour désigner un être que l'esprit se représente en dehors de toute détermination précise.
Entoptique (de "Eyr6s,' en dedans ; érvixée, relatif à la vue) : les phénomènes entoptiques sont les sensations visuelles résultant non de l’excitation lumineuse, mais de causes qui sont intérieures à œil ; vg. inflammation, blessure, ébranlement produit par un choc, etc,
Entrepreneur (de Entre et preneur) : son profit, IL, 356. |
Énumération (Enumeratio, de enumeratum, Supin de e-numerare, supputer : . de numerus, nombre) : a) induction par énumération complète, 674-675 : b) induction par énumération incomplète, 667 : 671 ; 684. — Quatrième règle de la - méthode cartésienne, 605-606, — Sophisme de l’énumération incomplète, 800. … Envie (de l’ancien français Envidie, dérivé de [nvidia — in-pideo, regarder d’un œil malveillant), 94. ; 2 , ï è p R ; : 3 / k Épagogique ( Eraywyixds, qui attire, qui procède par induction, de Étaywyn, induction) : le syllogisme épagogique est l'induction formelle d’ARISTOTE, 674. | ÉPér (ABBÉ CHARLES-Micuer DE) : instruction des sourds-muets, 438,
o Éphectique (’Egexrixéc, qui arrête, de éx-é4w, retenir, ëxox#, suspension ‘du jugement) : c’est l’un des noms donnés aux disciples de PYRRHON, IL, 421. h Épichérème (Epicherema, ‘Entyclonux, effort, attaque, de ërt-yepetv, mettre la main sur, de xeto, main) : syllogisme muni de ses preuves, 547.
Épicrère (’Enixrnros, de ênt, après, xTn765, acquis) : sa morale, IX, 93. — Épictète et l'esclavage, IL, 180.
ÉPIQURE (Erixoupos, de "Exi-xoupos, auxiliaire) : plaisir, fait négatif, 57. #— Origine du plaisir, 61. — Distinction des plaisirs, 69, 2. — Théorie des idées-images, 167. — Le langage, 442, 1 ; 449, 1. — Morale de l'intérêt per- Sonnel, If, 50. — Légitimité du suicide, IT, 156. — Atomisme, IL, 507 : 600. « Épicuréisme, Épicurisme (de Epicureus, Epicurius, d’Épicure) : doctrine MÉPICURE et des ÉPIcuRIENS. Voir Épicure.
… Épigénèse, Épigénésie [de ëxt, apres, yévests, génération) : c’est le contredied de la théorie de la préformation et de l’emboîtement des germes, d’après Aquelle le germe serait un individu tout formé, mais réduit à une extrême
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810 TABLE ANALYTIQUE : Épigraphie — Épreuve A petitesse. Ce germe en contiendrait d’autres encore plus réduits, ceux-ci d’autres |. encore et ainsi de suite, en sorte qu’un être vivant ‘contiendrait préformés tous … les êtres qui doivent provenir de lui. MALEBRANCHE a soutenu cette théorie. M Cf. vg. Entretiens sur la Métaphysique, X, $ 3 à. 6. On oppose aujourd’hui à ce … système l’Épigénèse, d’après laquelle les différenciations d'organes d’un nouvel w individu ne préexistent pas toutes formées dans le germe, mais se constituent
peu à peu au cours de son embryogénie.
Épigraphie (de Épigraphe, de éruyoaw, inscription, de ërl, sur, YRYEN, | écrire) : science des inscriptions, auxiliaire de l’histoire, 740 ; 741,1. * +
Épikie (ÆEpikeia, ëmuelxerx, équité, convenance, de èmueuxhs, d’une juste | mesure, convenable, équitable) : les Moralistes entendent par là une interpré- ‘, tation bénigne de la loi dans un cas extraordinaire. Ils se fondent sur cette w présomption équitable que le législateur n’aurait pas étendu à Ce Cas exCep- 3 tionnel, s’il l'avait prévu, l'application de la loi. Voici, par exemple, une loi. qui défend d’hospitaliser les assassins. Il est présumable qu’elle ne s’étend pas | à un père, qui reçoit chez lui son fils, fût-il coupable d’assassinat. (
Épiphénomène ("Exi, sur ; guvôuevey, ce qui paraît) : c’est un phénomène accessoire qui se greffe sur un autre. Le plaisir est un épiphénomène, 61 ; de même le bonheur, II, 91. — Selon certains psychologues, Pactivité psychologique peut se déployer avec où sans conscience : c’est pourquoi ils disent ques la conscience est un épiphénomène. Mais l'hypothèse d’un-phénomène psycho-. logique inconscient est contradictoire, 145. — D’autres psychologues, défen-" seurs du mécanisme matérialiste, comme MaupsLiey, HUÜXLEY, distinguent” deux aspects dans l’activité psychologique : l'aspect externe, ce sont les fonc-l tions cérébrales ; l'aspect interne, ce sont les opérations conscientes. Ils appel= lent épiphénomènes les opérations de la conscience. $
Le nn EL ARE. D RE
Épistématique (de Erioriun, science, de éTIoTauat, SAVOir) : S'OPPOSEN à Épagogique pour désigner une méthode purement rationnelle et déductive,s qui convient aux SCIENCES abstraites, 618. £ be:
lé
Épistémologie (de ‘EriorÂun, science ; A9706, discours) : c’est la philosophie, des sciences ou étude critique de leurs principes, hypothèses et résultats, 596% Épisyllogisme (de l'allemand Episyllogismus, de, ënt sur, uÀ 0 YL6U06," calcul, raisonnement ) : syllogisme dont l’une des prémisses est la conclusion. du syllogisme précédent dans une série de déductions enchaînées, 548. M
Époptique (Exorrixüs, qui concerne le plus haut degré de initiation, de èxômTns, qui observe, parvenu au plus haut degré d'initiation, de èxt, sur 'orrouxt, comme ôpéw, regarder), : s’emploie quelquefois comme Ssynop nyme de ésotérique. On appelait Épopte celui qui, était parvenu au troisième et dernier degré d'initiation dans les mystères d’Éleusis. |
Époque ( Exoz, arrêt, de ën-é{w, s'arrêter) : c’est un moment de la durées marqué par un événement important, où l’historien s'arrête pour envisager de là, comme d’un point de vue supérieur, les faits qui se déroulent avant et après. We
Époux (Sponsum, fiancé, devenu espos, ESPOUS, époux) : personnes de sexe
différent unies par le lien du mariage. Devoirs réciproques, I, 211. Re
Épreuve (Substantif verbal de Éprouver, de e — latin ex; prouver, de
-probare, essayer) : douleur morale. — Son rôle dans la vie, 128; II, 644. XP \ Ê
TABLE ANALYTIQUE : Équation — Erreur 811
Équation (Aequatio, égalité, de aequare, aplanir, égaliser, de æquus, uni, égal) : a) Sens général : c’est la formule d’une relation entre grandeurs qui dépendent les unes des autres. Elle exprime une égalité qui comprend une ou plusieurs quantités ou grandeurs non exprimées, dites inconnues, et qui ne se vérifie que pour certaines valeurs des inconnues. b) Sens spécial: vg.équation personnelle, 721. C’est une correction qu’on doit faire aux observations astro-
Romiques : on tient compte du retard que l’observateur met à percevoir le phénomène observé. — c) Sens figuré : définition de la vérité, XX VII-XX VIII ;
72072. | Équilibre (Aequilibrium, de aequus, égal ; libra, poids) : instinct de l’équilibre. Il est nécessaire à l’homme et à l'animal pour orienter convenablement
+ leur mérche, vol ou station. Certaines maladies nerveuses en suppriment
lexercice. — Liberté d'équilibre ou d’indifférence, 394. — Équilibre mental : état d’harmonie des différentes facultés, dans lequel chacune se déploie normalement sans empiéter sur les autres, IF, 402-403. — Equilibre des Puissances,
! Il, 316-317.
ne. Fe.