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796 TABLE . LYTIQUE : Disproportion — Divergence

Disproportion (de Dis, préfixe séparatif et. proportion) : elle provoque le rire, IL, 392. — C’est une cause de laideur, IX, 383.

Dissociation ne de dissociatum, supin de dis-sociare, séparer, de socius, joint, uni) : opération par laquelle l'esprit isole les uns des autres. des éléments qui étaient primitivement agrégés dans un tout. — Dissociation. des idées, 215 ; 227 ; 228-229. — II faut distinguer la dissociation de l’abstraction,

| opération par laquelle l’esprit considère à part dans un objet un élément qui

n’en est pas séparable, 246.

Dissolution ( Dissolutio, de dissolutum, supin de dis-solvo Faso dissoudre, défaire) : ce terme signifie, en général, la décomposition d’un agrégat et le retour des éléments agrégés à l’indépendance. — Chez SPENCER, s'oppose à . évolution, qui implique une marche progressive par différenciation et intégration, IL, 627-629. — Pouvoir de dissoudre les Chambres, II, 233.

Distance, Distant (Distantia, distans, de dis-stare, être éloigné) : longueur de l'intervalle qui sépare une chose d’une autre dans l’espace, IE, 506. —.

Perception naturelle du toucher, 479. — Est-elle perception naturelle ou

acquise de la vue ? 179-180. — La localisation de la sensation externe et l’objet distant, 192-193. — Action à distance, 484.

Distinet (Distinctus, de distin ctum, supin de di-stinguere, séparer par des points, isoler, distinguer, de dis, préfixe séparatif et stinguere, piquer) : a} Ce qui est tenu pour autre par l esprit. b) Ce qui est réellement autre. c) Ce qui: est différent de tout autre chose : telle est la connaissance distincte selon . Descartes (Principes, Part. I, $ 45). — Idée et terme distincts, 518: — Dans l’ordre de la connaissance, distinct est opposé à confus, 518 ; dans l’ordre réel,

à zdentiaue, 148 ; EX, 472.

Distinction Piaieie, de distinctum, supin de dis-tinguere, séparer par des points, isoler, distinguer) : a) opération ou acte par lequel l’esprit reconnait qu’une chose diffère d’une autre : b) caractère qui distingue un objet d’un. autre ; c) propriété qu'ont deux ou plusieurs objets d’être distincts : c’est l’absence d'unité, HE, 472. — Distinction réelle : absence d’unité entre plusieurs | choses, IX, 472. — Distinction logique où de raison : dos d'unité entre.

à plusieurs concepts d’une même chose. Elle est double : 40) Distinction sans.

fondement dans la chose. — 29) Distinction avec fondement dans la chose ou otrtuelle, AL, 472-473. — Indices de la distinction réelle, 473-474. — Distinction entre l'âme et ses facultés : opinions : a) des SCOLASTIQUES, 38 : b) de P'Écore" ÉcossAIsE, 39 ; c) de BossuET, 40. — Distinction entre l'essence de Dieu et# ses attributs, IL, OUR à F

Distraction (| Distractio, de distractum, supin de dis-trahere, tirer de coté et d'autre) : a) Dispersion de la pensée sur plusieurs objets, 239. b) Gta tance aux choses extérieures ou à une sensation qui devrait normalement être perçue, à cause de la concentration de l’esprit sur un point particulier, 239 ; 4 427. w e

Distributif (Distributious, de distributum, supin de dis- tribuere, ne répartir, de tribuere, répartir par tribus) : a) En Logique, ce terme désigne indifféremment tous et chacun des individus compris dans l’extension d’un genre ou d’un groupe, 251 ; il s'oppose à Collectif, 259. b) En Morale, justices disiributive, IX, 162. — Justice distributive dans la répartition, de l'impôt.

XX, 279 ; 280. — L’addition et la multiplication logiques sont distributives, 569

Divergence (du latin scientifique Divergentia, pour devergentia, pente, d@ devergens, participe présent de de-vergere, pencher, de dis, préfixe séparatif,

rs } re v 1 = À Que, À < \

TABLE ANALYRIQUE : Divers — Dogmatisme moral 797

t vergere, incliner) : écart progressif d'éléments rapprochés au point de départ. loin

. Divers, Diversité (Diversus, diversitas, de diversum, supin de divertere — dis-vertere, se détourner, différer) : ces mots : a) signifient, en général, ce qui s'oppose à Pidentité, I, 472. Ils ont pour synonymes Autre (l’étésocs d’Aristative.

de) : confusion entre le sens divisé et le sens composé, 799.

| supin de di-videre, partager) : divisibilité de la matière à l'infini d’après Descartes, Il, 508-509. — La divisibilité est la propriété de ce qui peut être

matique : qui, S’appliquant à l’éfendue abstraite, est indéfinie ; b) physique : qui, s'appliquant à l'étendue réelle des corps existants, est limitée. DESCARTES

qu’à l'étendue abstraite.

d'où viduus, privé de) : décomposition d’un tout en ses parties. — Division : a)

se détourner, se séparer) : rupture du lien conjugal. — Son illégitimité, IE, 210-211.

… Doctrinaire (de Doctrine) : on appelle Doctrinatres les disciples de l’École politique fondée, sous la Restauration, par Rover-CozLarD et Guizor.

Doctrine (Docitrina, enseignement, science, de doctum, supin de docere, nseigner) : ensemble de propositions spéculatives ou pratiques, religieuses u philosophiques, qui sont liées entre elles de manière à former-un tout.

Dogmatisme (de Dogmatiser, du latin ecclésiastique dogmatizare, établir ne doctrine) : a) Ce mot signifie, en général, toute philosophie qui, croyant la valeur de la raison humaine, affirme certaines vérités, IE, 450. On l’oppose

arce qu'il oppose le Dogmatisme au Criticisme. Le Dogmatisme consiste pour lui à s’appuyer en Métaphysique sur les principes dont la raison se sert depuis longtemps, sans en avoir fait, au préalable, la critique, c’est-à-dire

-KanT en prouvant indirectement la valeur de la raison, I, 450.

e la certitude par Paction : pour connaître l’être et pour y croire, il faut

de la méthode critique et de la méthode ascétique pour se dépouiller de toute lativité dans sa manière d’être et dans sa manière de penser. Il se distingue

— Divergences d’opinions, I, 28-29. — Formation des espèces par divergence,

mors) et Aliérité ; b) indiquent, dans un sens restreint, une différence quais}

Divisé (de Diviser, du latin populaire divisare tiré, par le supin divisum de di-videre, partager, de dis, préfixe séparatif et racine vid, d’où viduus, privé

Divisibilité (de Divisible, de Divisibilis, qui peut être divisé, de divisum, décomposé en parties de même nature. On distingue la divisibilité : a) mathé- . a prêté à l'étendue concrète la propriété de divisibilité à l’infini, qui ne convient

Division (Duivisio, de divisum, supin dé di-videre, partager, de la racine oid,

physique ; b) logique, 527. — Règles de la division logique, 527, — Division et :

définition, 927, — Division et analyse, 604. — Analyse par division réelle ou. … mentale, 613. —— Division et classification, 697. — Division du travail, IX, 354: Divorce {Divortium, de divortere, archaïque, pour divertere — dis-vertere,

u Scepticisme, IX, &21.— b) Depuis KANT, ce motasouvent un sens défavorable, .

sans avoir montré que l'usage qu’elle en fait est légitime (Cf. Critique de la ison pure, préface de la seconde édition). Mais les dogmatistes répondent.

. Dogmatisme moral : c’est le nom qu’on donne à la philosophie qui cherche . | à justifier la certitude par « l’action ». Se dit par opposition au dogmatisme Winiellectuel, I, 450. « Spéculativement, le dogmatisme moral c’est l'explication

coopérer à se donner l’être à soi-même. Pratiquement, c’est là mise en œuvre:

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b \ : SNEX PE A #0 ' « ne 4 6 A DODUE TABLE ANALYTIQUE : Dogme — Douleu

nettement du scepticisme, d’après lequel nous sommes invinciblement enfoncés dans le relatif, et du dogmatisme illusoire, d’après lequel il suffit de penser et. d’avoir des idées pour être dans l’absolu » (M. BLonDEeL et L. LABERTHONNIÈRE, | dans Bulletin de la Société française de Philosophie, août 1904, p.212). Cf. IL, . 074-576. | ‘14

Dogme (Dogma, dyua, ce qui paraît bon, doctrine, croyance. Cf. doxeiv, juger bon) : a) En Philosophie, £e mot signifie un point de doctrine regardé comme fondamental dans une École et accepté par ses membres. — b) En. Théologie, c’est l’ensemble des vérités révélées, ue P Église propose à la croyance des hommes et auxquelles les membres de l’Église sont tenus de donner leur adhésion. ;.

Dolichocéphale {de Aokydes, long : xEepa, tête) : qui a le crâne allongé. Ce caractère sert à distinguer certaines races : vg. les Francs, les Anglo-*

Scandinaves, etc.

Domaine (de Dominicum, qui appartient au maître, de dominus, maître, |

de domus, maison) : domaine direct et indirect, II, 489. — Domaine éminent. Voir Eminent. |

Domestique (Domesticus, de la Maison, de domus, maison) : ce qui concerne *

la famille. — Inclinations domestiques, 90. —— Môrale domestique, II, 208-218. 4 — Domestiques : devoirs envers leurs maîtres et devoirs des maîtres envers ESA à O4 PL à

Dominateur { Dominator, de dominatum, supin de dominari, être le maître, W de dominus, maître) : caractère dominateur en histoire naturelle, 6914 : 695 24 700. — TAINE fait consister l’idéalisation à rendre dominateurs les caractères. dominants que fournit la nature. Pour cela il faut tout faire converger à lat manifestation du caractère dominant, IL 400 ; 402. | il

Dommage (de l’ancien mot Damage, dé dam, de damnum, perte) : lésion M

des intérêts d'autrui. — Réparation, EL, 194. CN Donné (Substantif participe de Donner, de donare, gratifier, de donum,\ présent, don) : « Une philosophie qui commence par la psychologie,

pour base le donné » : c’est la « Philosophie du donné ». « comme synonyme d’immédiat, de premier, de conscient. | à l’inféré, au construit, à hypothétique, donc à tout objet en tant qu’objet,. à tout non-moi, à l’espace en tant que construit, à l’avenir en tant qu’'hypothétique. » (V. Eccer, dans Bulletin de la Société française de Philosophie, août 1904, p. 218). Bref, on entend par donné ce qui est immédiat et présent dans l’esprit avant toute élaboration. 1

Données (Participe passé employé substantivement pour Quantités données) : les données d’un problème sont les éléments connus qui servent à déter= miner une inconnue. Les Anciens les appelaient ürobécerc, 8, VS. PLATON, 309. — Données d’une science : ensemble des principes et des faits sur lesquels s’appuient ses recherches et raisonnements. — Données de la conscience, 135 : 147-149. Données des sens : a) primitives, 178 : b) acquises, 181. — Leur différence, 182. 10

Dorconor (HENR: De) : le Darwinisme et l’orthodoxie, IF, 622, 4. — Le naturalisme chrétien, IX, 626, 1. À

Douleur (de Dolorem, de dolere, souffrir) : Définition causale : 10 pénible qui résulte de l’activité contrariée, 57. — Rapports du plaisir et de

% te # à

TABLE ANALYTIQUE : Doute — Droits (Déclaration des) 799 douleur, 57. — Douleur, fait positif, 59. — Origine de la douleur : théorie :

\ a) de l'intelligence, 60 ; b) de Pactivité, 61. — Lois : a) fondamentales, 62 ; b) se-

” eondaires, 65. — Espèces de douleurs, 68. — Rôle de la douleur dans : a) la vie, 127; b) l'éducation, 409-410. — Objections contre la Providence, IT, 6424.

Doute (Substantif verbal de Douter, de dubitare, de dubius, flottant,

jrrésolu, de duo, deux) : suspension du jugement en présence d’assertions

» opposées, 771. — Doute positif ou négatif, 773. — Doute méthodique (carté- … sien), 773-774. — Doute systématique des SCEPTIQUES, 773-774. — Scepti-

cisme : a) absolu, IX, 421 ; b) relatif, IL, 425. — Folie du doute, 488-489. Douteux (de Doute) : a) subjectivement : état d'incertitude de lesprit :

conscience douteuse, IL, 34 ; b) objectivement : chose ou proposition incertaine,

771-772. À Droit (du latin populaire drectum — directum, mené droit, participe passé

| de dirigere, — dis-regere, aligner, guider) : ce terme est dérivé d’une métaphore

| véométrique : ce qui est tracé droit; d’où ce qui est conforme à une règle, 8 q q q gle,

regula, de regere, conduire. La racine est la même dans regula et di-rectum.

Donc être dans son droit, c’est être d’accord avec la règle. L’opposé de droit

est exprimé par une métaphore contraire : le tort, de tortum, tordu, participe passé de torquere, faire tourner, tordre. — Le droit c’est le pouvoir moral

de faire ou d'exiger quelque chose, IF, 131. — Caractères du droit, IE, 131. — . Fondements divers assignés au droit : a) force (Hog8es) ; b) besoin (DESTUTT

DE TrACy); c) utilité sociale (ST. MiLL); d) liberté (Cousin) ; e) le bren, I, 132-135. — Rapports du droit et du devoir : a) ordre de filiation, IX, 135, b) corrélation entre eux, KE, 138 ; c) étendue, 138. — Origine et caractères de l’idée

du droit, IE, 139. — Formes particulières du droit, IL, 139. — Préceptes pris 48

maires et secondaires du droit naturel, IE, 441. — Conflit des droits, IF, 142. — Droit à la révolte, II, 287.

Droit civil : IE, 140.

Droit des gens : I, 140 ; 311-312.

Droit des peuples : à disposer d'eux-mêmes, IT, 324-325.

Droit divin : fondement de tout droit, A, 135-136 ; 140. — Origine de tout

. pouvoir, JE, 223-224. — Sens régalien, IE, 229-230.

Droit international : EF, 140 ; 311-325.

Droit naturel : IH, 139 ; 141-142.

* Droit nouveau : IE, 140.

Droit pénal : II, 162-163.

Droit politique : LH, 140 +. 294-299. Droit positif : IX, 140.

Droit publie ou social : EE, 140. | î Droit (Seience du) : sa place dans les sciences, 3; 714-715. — Méthode du droit, 756.

- Droite (Conscience) : If, 33. ï . Droits (Déclaration des) : de l’homme et du citoyen : texte, IE, 294. — Jugement d’un : a) théologien, XX, 296 ; b) sociologue, 299 : 348-350 ; c) historien, * JE, 300.

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800 TABLE ANALYTIQUE : Dualisme — Dynamogénèse

Dualisme (de Dualis, composé de deux, de duo, deux) : ce mot s’applique à toute doctrine qui, sur un point déterminé, admet l'existence de deux principes irréductibles ; vg. Dualisme des Manichéens, qui admettent deux principes coéternels du bien et du mal. — Dualisme de PLATON et d’ARISTOTE, IL, 601. — Dualisme de Descartes, qui admet deux sortes de substances : la substance étendue ou corps : la substance inétendue ou esprit, ‘II, 507. —

S’oppose à Monisme: doctrine : a) de SpiNozA, II, 603 ; b) de HAEGKEL, IL, 626. | :

Dusois-Reymonp (Émie) : faits physiologiques et psychologiques, 26. Duczos (CHarLes Pinot) : l’esprit : IE, 406, 1. SA)

Duel (de Dualis, composé de deux, de duo) : illégitimité du duel, HE, 167.

. DUHAMEL (JEAN-Marig-Consranr) : analyse et synthèse rationnelles, 610. DusarDiN-BEAUMETz (Dr GEORGES) : hypnotisme, 483, 1. Dumas (JEAN-BAPTISTE) : combat Palcoolisme, IE, 376, 2. Dunan (CHaRLes) : pampsychisme, IL 443-444.

Duxs Scor (JEAN) : c’est à tort que D. Scor a été rangé parmi ceux qui : prétendent que la distinction du bien et du mal dépend de la volonté arbi- . traire de Dieu, I, 107. — Argument ontologique, II, 571,3.— Voir Scotisme. |

Duodynamisme {de Avo, deux : dÜvatute, force} : nom donné au Viialisme, À II, 526. ; he

DurAnD (ABBÉ EUGÈNE) : besoin d'émotions, 85, 1. — Perceptions acquises 4 de la vue, 181, 1. — Répugnance du nombre infini, 8340, 2. — Panthéisme des 4 NÉOPLATONICIENS, IL, 602-603. > ù

Durée (de Durer, de durare, durcir, d’où persister) : permanence du lien & op)

qui unit entre eux les moments du devenir. — Origine de cette notion, 448 :. 1 IT, 505. — Différence entre temps et durée, IX, 505. | C DüURKHEIM (Êmire) : morale sociologique, IE, 60-70. — Critique de la loi M

des trois états de Comte, II, 447, 2.

Dynamique (la) (Avvouxf, puissante, de duvauts, force : sous-entendu réyvn, art) : la Mécanique rationnelle se divise en : a) statique, qui traite des « conditions d'équilibre ; b) cinématique, qui s'occupe du mouvement en lui- « même et non des causes qui le déterminent : c) dynamique, qui étudie les \ propriétés du mouvement et, en particulier, les forces qui le produisent. — 1 H£ErBarT parle de la Dynamique des états de conscience, c’est-à-dire de leurs 4 transiormations. — À. Comre et H. SPENCER parlent de Dynamique sociale, 753. W

Dynamique (Auvatutxéc, puissant, efficace) : a) ce qui implique un devenir. 11 S’oppose à statique ; b) ce qui implique activité et finalité. —— Loi aynamique no des phénomènes psychologiques, 36 : 233-234 ; 427; 470-471. 2= Loi dynamique de l’esprit, 291. — Atomisme dynamique (TonçciorGt), IX, 510. 1

Dynamisme (de AUveut, puissance) : on donne ce nom aux systèmes … philosophiques qui admettent l’existence de forces comme principe des choses : 4 a) dynamisme interne (LæiBniz}, IL, 541; b) dynamisme externe (Boscovicx, | PazmiEri), I, 518 ; 520. ‘4

.Dynamogénèse, Dynamogénie (de Av, puissance : yéveoue, YÉvos, D naissance, origine) : c’est le passage de l'énergie de l’état potentiel à l’état”

D TABLE ANALYTIQUE : Dyschromatopsie — Échopraxie 801

n actuel. — Loi de dynamogénèse en psychologie : tout phénomène psychologique … tend à se réaliser en mouvements organiques, 36 ; 233-234 : 470-474. — On dit - d’une cause, vg. sensation, sentiment, idée, qu’elle est dynamogène, dynamo- génique, c’est-à-dire qu’elle augmente, tonifie le pouvoir et le besoin d’agir,

those le pouvoir moteur, tandis que vg. la douleur déprime l’activité, 66 :

RL LR à TEST US HN Tr

malheur ; Xpoux, couleur ; ôdte, vue) : terme générique pour désigner les anomalies, congénitales ou acquises, de la vision des couleurs : le sujet atteint ne peut discerner les différentes couleurs ou quelques-unes d’entre elles. Voir Achromatopsie, Daltonisme.

Dyscinésie (Avoxwnoix, Cle Ôus et xivnotc, mouvement) : état morbide qui rend difficiles les mouvements volontaires.

| Dysesthésie (de Aus et œiofnois, sensation) : état morbide qui amène l’affaiblissement des sensations. ; Dyslalie (de Aus et Axkëw, parler) : anomalie qui rend l'articulation difficile. Dysmnésie (de Aus et uvnoouu, futur de uiuvfoxouat, se souvenir) : perversion de la mémoire, 210-211. | Dysosmie (de Auc et dsu, odeur) : difficulté à percevoir les odeurs.

Dysphasie (de Auc et gd, parole) : a) motrice : difficulté à s’exprimer, b) sensorielle : difficulté à saisir le langage des autres. Cette difficulté semble avoir pour cause une perturbation ou une lésion des centres encéphaliques.

e Dyssymétrie (de Aus et ouumetpiu, juste proportion) : s'oppose à Proportion, S'ymétrie, IX, 383.

E : symbole de la proposition universelle négative, 582. | | Écart (de Écuarter, pour équarter, c’est-à-dire, mettre en un quartier, en * un Coin, de é — latin ex, hors de, et quart) : éloignement de la direction qu’on t#doit suivre. — Écart de l’activité, 65 ; II, 127-198. — Écart du type primitif,

Eccéité, Heccéité (du latin scolastique ÆEcceitas, Haecceitas, de ecce, voici, … haecce, cette, et le suffixe tas) : terme dont GocLenius, dans son Lexicon

. que Scor donne au principe d’individuation, c’est-à-dire à ce qui fait qu’un individu est lui-même, est tel et non pas un autre. L’eccéité serait, d’après lui, - une entité surajoutée à l'essence des êtres. Voir Zndividuation.

objet pour un autre jugé équivalent, IT, 355. *

Écholalie (Hxw, écho ; Azkéw, parler) : dans certaines maladies mentales

parole en écho.

“ Échopraxie ( Hyw, écho : ro, action) : dans certaines maladies mentales “le sujet imite ‘automatiquement les actes qu’il voit faire. CHARCOT appelle cette infirmité EÆchokinésie (xivnots, mouvement).

k te G )

Dyschromatopsie (de Aus, préfixe indiquant une idée de difficulté, de.

philosophicum, au mot Haecceitas, attribue la création à D. Scor. C’est le nom.

le sujet répète les paroles qu’on lui adresse au lieu d’y répondre : c’est la

FT

Échange (Substantif verbal de é-changer, de cambiare, troquer) : don d’un Le

: FAN EE PE 802 TABLE ANALYTIQUE : EÉclecticisme — Écossaise (École)

Éclecticisme [de Æxhexrxés, qui choisit, de éxkéyw, choisir) : ce mot, fort à usité à l'étranger, pourrait servir à signifier cette sorte d’éclectisme que : SA1SsET appelle « créateur », celui des philosophes de génie, qui réussissent à concilier, dans l’unité d’une synthèse supérieure, des thèses que leurs devan- | ciers regardaient comme opposées, faute d’avoir découvert le point de vue |

d’où apparaît leur compatibilité.

Éclectique (’Exhexrixoc, de ëxXéyw, choisir) : celui qui fait un hé dan les idées qu’émettent les divers systèmes philosophiques ou scientifiques.

Éclectisme (de Éclectique, éxhextwôs, de 2xhéye, choisir) : ce mot signifie | tantôt une : a) Méthode, qui consiste à dégager de différents systèmes les » éléments qui paraissent conciliables. Le Syncrétisme est, au contraire, un éclectisme sans critique qui rapproche, de force, des doctrines incompatibles. | 2 École philosophique : vg. l’Eclectisme de l'ÉcoLE D'ALEXANDRIE, de VICTOR \

OUSIN.

École (de Schola, Xxo%f, loisir, occupation studieuse du loisir, école) : a) Sens strict, qui ne convient qu’à la philosophie ancienne : réunion de philosophes groupés autour d’un chef et de ses successeurs, dont ils suivent les lecons et professent les doctrines ; vg. FcoLeE PÉRIPATÉTICIENNE. — b) Sens largeet M moderne : groupe de philosophes unis par une commune doctrine ; vg. ÉCOLE : pe KanrT.—<c) « L'Ecole » tout court désigne la PHILOSOPHIE SCOLASTIQUE. M Cette expression, très en honneur au xvi® et au xXvIr° siècles, voulait dire que # la philosophie scolastique était l’École philosophique par antonomase, |

École réformiste : forme de Socialisme, IL, 202.

École unique (1°) : IL, 261:

Économie (Oixovoutx, de oxos, maison; vôwos, loi) : loi ou principe M d'économie, 658. \ 4

; Économie politique : notions sommaires, II, 352-362, — Rapports de “ l'Économie politique et de la Morale, I, 363-365. LE 1

Économie sociale : l'Économie sociale est la science des intérêts matériels M de la Société subordonnés au bien commun social, tandis que l'Économie politique, au sens restreint où l’entend l’École économique libérale, n’est que, la science de la richesse considérée en soi. Cf. CH. ANTOINE, Cours d'Économien

LA

sociale, p. 6-7, 4e Edit., Paris, 1908.

Écossaise (École) : la Philosophie écossaise, qu’on nomme quelquefois … COSSISME, se divise en deux branches : | |:

A) ÉcoLe MorALe : la sympathie (A. Suirx), 86; IE, 82. — Conscience, sens moral (HurcHeson), IE, 48 ; 26-27. — Morale de la bienveillance (HuT- … cHESON), IE, 81. — SnArTesBurY, précurseur de HUTCHESON, 18 ; 84,4. "5500

TABLE ANALYTIQUE : Écriture — Efficience 803

Notion de l’absolu (Hamirron), 340-341. — Liberté d’indifférence (Rein), 394. — Production et intelligence des signes, 436-437. — Origine du langage . (REID), 4k4-445,. | … Objections contre la conversion des propositions (HamiLToN), 534-535. — | Quantification du prédicat (HAmiLToN), 551-553 ; 553, 1. — Fondement de. . l'induction, 676. — Fondement de la croyance au témoignage, 737. — Critéi a sens commun, 814 — Rein se rallie au critérium de lPévidence, à S +).

Origine de la conscience morale (Rein, Ducarn STewaRT), IE, 20. Relativité de la connaissance (HAMILTON), EE, 427-429.

Écriture (Scriptura, devenu escripture, écriture) : variétés, 438. — Écriture , et langage, 438-439. |

| Ectype ("Erunoc, fait sur empreinte, de x, hors de; Turoc, empreinte) : - ce mot s'oppose à Archétype. — BERKELEY (Dialogues d'Hylas et de Philonoüs, - édit. FRASER, Works, T. I, p. 475-476. Traduction BEAULAVON, p. 270) entend

à par archétype l’état des chôses dans l'intelligence divine, et par ectype l’état ms

des choses hors de l'intelligence divine, c’est-à-dire dans les intelligences » créées. — Kanr (Critique du jugement, Part. Il, $ 76. Traduct. Bari, g PAPA Li » p. 92, Paris, 1846) appelle l’entendement humain, qui n’est capable que de * réfléchir sur le donné, ectype, par opposition à un entendement archétype, qui . serait capable de produire l’objet de ses concepts.

Éducation (Æducatio, de educatum, supin de e-ducare, élever, de e et de ducare, être chef, de dux, ducis, guide) : a) sens large : formation de toutes les . facultés de l’homme, 407-408 ; d) sens restreint : formation des facultés morales, + 408. —— Qualités, 408. — Education et instruction, 407-208. — Éducation . morale : a) de la sensibilité, 409 ; b) de la volonté, 411. — Éducation et caractère, 412 : 405-406. — Education personnelle, 412. — Education intellectuelle : a) des sens, 413 ; 184; b) de la mémoire, 207; c) de l’association, 219-220 ;

| de l'imagination, 282-233 ; e) des opérations intellectuelles, 413-414. — Éducation de la conscience morale, IL 34 — Devoirs des parents relatifs à l'éducation, IL, 216: 252-253 ; 259-260. | Éduction (Æductio, de eductum, supin de e-ducere, faire sortir de) : nom que les ScorasrTiques donnent à l’action par laquelle la forme est tirée de la puissance de la matière, IE, 517.

W Effectif (Efectivus, de effectum, supin de efficere — ex-facere, effectuer # achever) : ce qui est réalisé, effectué, exécuté. — Amour effectif, 94 ; IE, 207. — .S’oppose à Possible.

M va du centre à la périphérie, 71. — S’oppose à Afférent.

E. Effet (Effectus, effect, effet, de efficere — ex-facere, effectuer, achever) : “ce qui est produit, 323. — S'oppose à Cause.

end sa nature. —— Caractère de la volonté, 363. — S’oppose à Znefficace.

… Efficacité (Æfficacitas, de efficax, efficace, actif) : c’est le pouvoir qu'a la cause de produire l'effet, 363. On disait couramment au xVII* siècle l’efficace our lefficacité. — S’oppose à l’Occasion, à la Condition, 32%. | Efficience, Efficient (Æÿfficiens, de efficere — ex-facere, effectuer, achever) : ce qui produit quelque chose. — La cause efficiente est la cause par excellence, 93: 394. — Variété de causes efficientes, 324-3925 ; Il, 488.

Efférent (Efferens, qui porte hors, de efferre—ex-ferre) : nerf efférent : qui a

Efficace (Efficax, de efficere, effectuer, achever) : qui produit l’effet auquel ni

D'rPAL

804 TABLE ANALYTIQUE ‘: Effort — Élément

Effort (Substantif verbal du verbe Efforcer, de e, latin ex et forcer) : déploiement d'activité pour surmonter un obstacle, 58. —— Sens de l'effort, 457. — Conscience de l'effort mental (Maine DE BirAN), 327. — Effort vital, IL, 528.

Égal, Égalité ( Aegualis, Aequalitas, de aequus, uni) : a) En Logique, 1 y a égalité logique: 1°) entre deux concepts, quand ils ont même extension: 20) entre deux propositions, quand elles s’impliquent mutuellement, 523. ; b) en Géomé-. trie, deux figures sont égales quand elles sont superposables ; c) en Droit, il y a égalité quand les prescriptions et peines légales sont les mêmes pour tous les citoyens ; d) en Politique, quand les fonctions et les dignités sont accessibles à tous dans la mesure de leur mérite et queles droits politiques appartiennent à tous sans distinction de rang ou de fortune. — Hgalité du droit fondamental, IL 131-132. — Egalité, règle de la justice commutative. IE, 462. — Egalité de nature, II, 194-195 ; 223 ; 349. — Égalité devant la loi, IE, 350. — La Déclaration des droits (Art. I) et l'égalité, IE, 294-295 : 297 5 350.

Égarement (de Égarer): égarement de l’activité, 64-65. — Âgarerment moral, IX, 127-128. À à

Eglise catholique (du latin populaire Eclesia, pour Ecclesia, Exxhacia, … assemblée ; xxfohtxos, univers el) ; rôle, I, 334. Constitution, 335.— Rapports de lÉglise et de l’État : a) asservissement, 337 ; b) séparation, 337; c) union, 339. — F; Eglise et la Révolution, 348.

Ego-altruisme : morale évolutionniste (SPencer), IL 58.

Egoïsme (de Ægo, moi) : a) Amour excessif de soi. — Différence entre “ égoïsme et amour de soi, 85-86. — LA ROCHEFOUCAULD ramène tout à l’égoïisme, : 98. — Corament l’altruisme sort de l’égoïsme d’après les ASSOGIATIONNISTES et < les Evozurionnistes, 100 ; IX, 58-59. — Fgoïsme dela passion, 114-115. — « Comment les passions bonnes deviennent égoiïstes, 125. — b) Théories qui font. du plaisir ou de Pintérêt le principe de la conduite : morales égoiïstes, II, ” 48-76. — S’oppose à Altruisme. " {

Égotisme (de l'anglais Ægotism, dérivé de ego, moi) : ce mot signifie :. a) l’égoïsme des écrivains qui étudient et dépeignent minutieusement leur 3 personnalité : c’est dans ce sens, très rare, que STENDHAL l’a pris dans ses Souvenirs d’égotisme ; b) la culture intensive et perverse du moi. Ce terme est à. employé comme synonyme d’égoïsme en anglais. e

ErNsTEIN (ALFRED) : théorie de la relativité, IL, 506, 4.

Élaboration (Elaboratio, de elaboratum, supin de e-laborare, travailler avec É soin) : fonction d’élaboration intellectuelle, 435 : 236. | #

Électeur (Ælector, de electum, supin de eligere — e-legere, ôter en cueillant, «

trier) : devoir de l’électeur, IL, 281-282. be Électif ( Electious, propre à choisir, de electum, supin de e-ligere, ôter en cueïllant, choisir) : inclinations électives, 89. — Pouvoir électif, IL 225-227.

OL

Élégance (Elegantia, choix, délicatesse, de elegans, délicat, choisi, de e-legere, % choisir) : démonstration élégante, 641. — Se rapproche de la grâce, IL 388.

Élément (Elementum, élément premier, principe) : ce mot, en général, désigne les parties les plus.simples dont un tout est composé ; vg. en Psycho logie, les éléments de la connaissance sont les idées et la perception de leurs.

LA

: TABLE ANALYTIQUE :- Élémentaire — Émotionnel 805

rapports, 136 ; en Chimie, ce sont les corps simples qui entrent dans la compo-

sition des autres. — Hypothèse des quatre éléments, 656, 1. — Eléments . simples constitutifs de la matière (Leisniz, Boscovicn, PALMiERtI), NX, 511 ; 518: 520. :

| Élémentaire { Elementarius) : qui se rapporte aux éléments. — KAnT donne

le nom de Théorie élémentaire à la recherche des éléments simples de la pensée . pure et l’oppose à la Méthodologie. su À Elenchus (’Elsyxoc, preuve, argument pour réfuter) : sujet d’une discus- 3 * sion. — {gnoratio elenchi, 801. |

| fait disparaître les êtres les moins aptes à la résistance, IL, 613-614 — c) Procédé

Éloquence {Æloquentia, de eloquens, participe présent de e-loqui, expliquer): art et science, IL 409-410.

Émanation (Æmanatio, de emanatum, supin de e-manare, couler de): a) Théorie des idées-images, 167 — b) Panthéisme émanatiste des SToicIENS et des ALE- XANDRINS, IL, 602-603. — S’oppose à Création.

. Émanatisme (de Émanation) : c’est le système de l'émanation ; vg. Pan- » théisme émanatiste, IN, 602-605.

Embranehement (de Æmbrancher, de en et branche, du bas latin branca, patte) : première subdivision du fègne, 695 ;, 696.

« Embryogénie (de ‘Euéçuoy, embryon; yévos, naissance) : formation et : . développement de l’embryon, IE, 615-616. + ND

Ë Embryologie (de ‘EuGouoy, embryon ; A0yos, discours) : science de la formation et du développement de l'embryon. Série embryologique, IE 615-616 ;

Émigration (Æmigratio, de emigratum, Supin de e-mugrare, changer de - demeure) : rôle des émigrations dans le DARWINISME, EE, 644 ; 615 ; 620.

Éminent, Éminemment (Eminens, participe présent de e-minere, S’élever | 5e de). Hminemment — Éminentment) : a) Ce qui existe à un degré supépirieur : va. esprit éminent. — b) Une perfection est dite contenue éminemment ‘en quelqu'un quand elle existe en lui sous une forme supérieure. S’0ppose à « Formcl, Formellement, — Dieu possède éminemment toutes les qualités des “ êtres, LL, 581. — Domaine éminent : droit que l’État, dans une société, aurait “sur les biens des particuliers. L'État n’a pas ce droit, mais seulement un, pouvoir indirect de juridiction, IX, 193.

Émotion (de Émouvoir, à l’imitation du latin factice Emotio, tiré, à l’imi-

- tion — pléisir ou douleur, c’est-à-dire le résultat de l'activité satisfaite Ou Mcontrariée, 57. — Espèces, 56. — Emotion agréable (— plaisir), désagréable Bi douleur), 57-69. — Émotion physique (= sensation), 69-76. — Emotion D Rapports entre Pémotion et l’inclination, 67.

Émotionne! (de Émotion) : signe, langage, 436 ; 439.

tation de motio, de Emotum, supin de e-movere, ôter d’un lieu, remuer) : éMO-

“intellectuelle et morale (— sentiment), 69-70 ; 77-81. — Besoin d'émotions, 85.

806 TABLE ANALYTIQUE : Empirique — Encyclopédie

Empirique (ÆEmpiricus, ’Eutersxoc, qui se dirige d’après l'expérience, : de éuretpia, expérience, de £v, dans reipa, épreuve) : ce mot est pris en plusieurs sens : a) Ce qui résulte immédiatement de l’expérience, sans être

contrôlé par des principes scientifiques ; vg: médecine empirique. — b) Ce qui

exige le recours à l’expérience ; vg. les sciénces physiques, par opposition aux sciences purement rationnelles qui ne l’exigent pas, vg. les sciences mathématiques. — c) En Allemagne, depuis KANT, le mot empirique, empiriker, signifie . ce qui est avant la science, ce qui, dans la connaissance sensible, ne vient pas | des lois constitutives de l’esprit, mais du dehors ; lintuition d’une figure géo- : métrique, vg. un cercle, est sensible, mais pas empirique ; Pintuition d’un cercle en bois est sensible et empirique. Au sens Kkantien, empirique s’oppose à pur et à a priori. — Origine empirique de l’instinct (Conpi£Lac, SPENCER), 109-110. — Interprétation empirique de la sensation (S. Mir, TAiNE), 170 ; 171-173. — Solutions empiriques du problème de l’origine des idées (ConpiLLac,

Locke, S. Mizz,.SPENCER), 299-308. — Réfutation générale de ces solutions,

308. — Le caractère empirique (KANT. SCHOPENHAUER), 405. Connaissance empirique ét connaissance scientifique, 577-578. — Fon- :

dement empirique de la déduction, 620, 1. — Lois empiriques, 621. — Fonde- «

ment empirique de l’induction, 679. — Définition empirique, 690. — Déf- :

nitions : empirique, mathématique, 692. |

Théories empiriques sur l’origine de la conscience morale (HoBges, HELvé- TIUS, MiLz, SPENCER), JE, 21-25. — Morales empiriques : a) égoistes ou “ utilitaires (ARISTIPPÉ, J.-J. Rousseau, ÉPicure, BENTHAM, Mriir, SPENCER, ® DurkneimM, L. BourGEois), IE, 48-76 ; b) altruistes ou sentimentales (A. Cours, HurcHeson, SMITH), II, 80-86. — Origine empirique de l’idée du bien, IH, 102. — La personnalité empirique (KanT), EE, 155.

Empirisme (dérivé du radical de Empirique) : nom donné aux systèmes philosophiques qui ne font reposer la connaissance du vrai que sur l’expérience. — Empirisme et méthode expérimentale, 686. — Réfutation générale de l’empirisme, 308. À

Empiriste (dérivé du radical de Empirique) : celui qui admet l'Empirisme. o

Empreinte (Substantif participe de Empreindre, du latin populaire impremere = im-primere, presser sur) : empreintes cérébrales, 196-197.

Émulation | Aemulatio, rivalité, de æmulatum, supin de æmulari, rivaliser avec, de aemulus, qui cherche à égaler) : avantages et dangers, 95.

En acte: c’est la traduction de la formule scolastique Zn actu, par oppo-# sition à /n potentia. Cette expression signifie que quelque chose est : a) en train « de se produire (vg. quand une faculté s’exerce) : b) est réalisé et produit” (vg. tout être existant est en acte dans une certaine mestüre). ARISTOTE recourt M souvent à des mots distincts pour rendre ces deux sens de Zn actu : « Inde ita vidétur Aristoteles évrehéyetxv ab êveoyela distinguere, ut évépyeux actio- be nem, qua quid ex possibilitate ad plenam et perfectam perducitur essentiam; évréhéyetx ipsam hanc perfectionem significet ». (H. BonrTz, Index Aristo-. elicus, Évrehéyetu, p. 253). | * 10)

Encéphale (Eyxépxhos, qui est dans la tête, de &v, dans ; xeoahñ, tête), 74.

Encyclopédie (’Eyxuxlonaiôeiu, de à, dans ; xüxhos, cercle ; ratdeig, éducation, culture de l’esprit) : exposé de l’ensemble des connaissances humaines. Un esprit encyclopédique est celui qui est capable d’embrasser l’ensemble des Connaissances humaines. — On appelle Encyclopédistes les philosophes français

Re

TABLE ANALYTIQUE : Endophasie “LE soi 807.

qui collaborèrent à la rédaction de l'Encyclopédie, Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, publiée sous la direction de Diperor et de “ D'ALEMBERT, qui en firent une arme contre les croyances chrétiennes et la

À tradition.

(auditives, visuelles, motrices), qui accompagnent la pensée, mais sans déter-

FE

d'images constitue la parole intérieure.

» a) en Mécanique, le système qui substitue la notion d’énergie à celle de force. . Il a été constitué par HezMnotTz ; b) en Cosmologie, la doctrine qui substitue l'énergie au cinétisme cartésien. Elle est soutenue par RANKINE, Macon, - OsTwazD, DUHEM. | |

| Énergie (Energia, ‘Evéoyetx, force en action, activité, de ëv, dans; épyoy + action) : chez ARISTOTE, l’évéoyerx s'oppose à la Düvauts, comme l’acte à la … puissance, 47-48 ; II, 464. — Depuis, cette notion s’est élargie: elle comprend

» lacte et la puissance. On définit l’énergie la capacité de produire un travail

mécanique. On distingue : 1°) En Mécanique: à) l'énergie actuelle, qui est la " moitié de la somme des forces vives d’un système de corps : elle ne dépend, . pour chaque moment, que des ovtesses des différentes parties du système ; . b) l'énergie potentielle, qui est la fonction des forces changée de signe : elle ne dépend, pour chaque moment, que des positions des différentes parties du

4 sique, l'énergie calorique, lumineuse, électrique, etc. Ces diverses formes d’énergie

sont équivalentes, c’est-à-dire qu'une quantité déterminée de l’une d'elles peut

» se transformer en une quantité déterminée d’une autre. Cf. P. Dunem, La

théorie physique, son objet et sa structure, Paris, 1906. A. Rey, La théorie de ‘la Physique chez les Physiciens contemporains, Part. I, L. II, p.49-167, Paris

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