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SÉNÈQUE (MARCUS ANNAEUS SENECA) : Médée

Sens (Sensum, de sensum, supin dé sentire, percevoir par les sens, sentir, penser) : ce qu’un mot ou tout autre signe disent à esprit. — Sens : a) usuel, « 594 : b) arbitraire, 525. — Sens composé et sens divisé : une expression esim prise, comme disent les SCOLASTIQUES, in Sensu composito, quand ses éléments doivent\ être pris ensemble comme formant un tout solidaire. Elle est prisen in Sensu dipiso, quand certains de ses éléments doivent être entendus indé-. pendamment des autres. — Confusion entre ces deux sens, 799. — Distinction employée par les THomisres pour défendre leur système sur la Prédétermination, IL 587 et n. 4. 4

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Sens (Sensum, de sensum, supin de sentire, percevoir par les sens, sentir penser) : a) Faculté d’éprouver une catégorie de sensations, 156. — b) Faculté de connaître d’une manière immédiate, intuitive : sens intime, 137; sens moral, sens du vrai, du beau, 789 ; IE, 19-20. — c) D’où, intelligence spontanée,

} TABLE ANALYTIQUE : Sens (Bon) — Sensitif 939 facile, droite : v£g. homme de sens: = Objets et organes des Sens 15710 2 Nombre des sens, 158. — Perception externe : relative aux sens, 176 22 Données des sens : a) primitives, 178 ; b) acquises, 181. — Éducation des sens, a 184. — Hiérarchie des sens, 185. — Erreurs des sens, 187. .

. Sens (Bon) : a) Capacité naturelle de bien juger et d'apprécier les choses à leur valeur, 286-287. — b) Synonyme de raison chez DESCARTES, 287.

Sens commun : a) Le Sensus communis chez Aristote et les DCOLAS- : TIQUES, 158. — D) Dans l’Écoce écossaise et ECOLE ÉCLECTIQUE : c’est le | fonds essentiel et immuable de esprit, dont la raison est expression réfléchie. — c) Dans le langage actuel, c’est l’ensemble des opinions d’une époque si unanimement acceptées que les opinions contraires sont regardées comme des A anomalies individuelles, 286 : 840. —— d) Critérium du sens commun, 814.

Sens intime : synonyme de conscience spontanée, 137.

Sens moral : a) Faculté de discerner immédiatement le bien et le mal : sorte de perception qui ressemble à l'intuition des choses sensibles, IE, 19-20. : — b) Théorie de la conscience morale (SHAFTESBURY, HUTCHESON), IL 18.

Sens propre : a) Sens propre des mots : ce qu'ils signifient à proprement parler. S’oppose à Sens figuré : ce qu'ils signifient par métaphore, — b) Attache à excessive à sa façon particulière de voir et de JÉRERTE U “ii

Sensation (de Sensus, action ide Ss’apercevoir, sensation) : phénomène psychique, agréable ou pénible, qui a pour antécédent une impression nerveuse transmise au cerveau, 69. — Antécédents de la sensation, 70. — Eléments affectif et significatif (représentatif), 72. — Rapports de ces deux éléments, 93. — Equivoque du mot sensation, 74, — Sensation : interne, externe, 75, — Existe-t-il des sensations indifférentes ? 95. — Localisation des sensations : a) internes, 76 ; 191-193 ; b) externes, 193-194. — Perception et sensation, 199. — Sensation vitale, musculaire, 75 ; 158. — Rôle des sensations, 129-130, — Sensation transformée (Conpr£Lac), 300.

Sensationnisme, Sensationniste {de Sensation) : s’emploie quelquefois comme synonyme de Sensualisme. Voir ce mot. :

Sensibilité (Sensibulitas, de sentire, apercevoir par les sens, sentir) : a) Faculté A d’éprouver et de produire des phénomènes ayant un Caractère affectif (émotions a et inclinations), 54. — ») Ensemble des phénomènes affectifs, 56. — c) Tendance … à s’émouvoir facilement, à éprouver de la sympathie pour les autres, 86-87, … 7 d) Subtilité, délicatesse des sens, 650. — Sensibilité et intelligence : a) diffé- rences, 54% ; b) ressemblances, 55. — Division de la sensibilité, 56. — Plaisiret : douleur : modes essentiels de la sensibilité, 57. — Faits de sensibilité, 34 ; 49,4% — Rôle de la sensibilité, 426.

| en | Sensible | Sensibilis, de sentire, apercevoir par les sens, sentir) : ce qui se rapporte à la sensibilité, soit au sens actif, soit au sens passif. — Faits sensibles : leurs caractères : affectif, subjectif, etc., 34; 49: 57. — Sensibles : a) propres, Ne communs, 180-181 ; b) par accident, 181-182. — Espèce sensible, 162-163 : un 171, 4: — Mémoire sensible, 206. Fc

. Sensisme (de Sensus, action de s’apercevoir, sensation) : s’emploie quelquefois comme synonyme de Sensualisme. Voir ce mot.

RE

Sensitif (du latin scolastique Sensitious, de sentire, apercevoir par les sens, ee . sentir) : a) Ce qui se rapporte aux opérations de la sensibilité. — Appareil 7

__ mènes (Sr. Mir, Taine), 158. — Principe de la série naturelle, 697. — Une

040 TABLE ANALYTIQUE : Sensoriel — Servage

sensitif, 71. — Opérations sensitives (Classification des SCOLASTIQUES), SAN

__ Opérations intellectuelles sensitives , 133-134. — La vie sensitive de l'animal, 48 : 499-498 ; II, 549, 3. — b) Impressionnable, émotif : vg. caractère émotion-

nel, 404 ; les sensitifs chez qui prédomine la sensibilité. | j Sensoriel (de Sensorium [(Boèce), organe des sensations) : ce qui a trait aux organes des sens. — Théorie des impressions sensorielles, 167-168.

Sensorium commune : organe central des sensations, 158.

Sensualisme (de Sensualis, relatif aux sens, de sensus, action de percevoir par les sens, sens, de sentire, sentir) : doctrine qui fait dériver toute ia connaissance de la sensation. Le mot propre serait Sensationnisme. — ÉCOLE SENSUA- LISTE : a) ConpiLrAC, 300 ; b) Locke, 302. £

Sensualité, Sensuel (Sensualitas, Sensualis, Aé sensus, action de percevoir par les sens, sens) : tendance vicieuse qui consiste à rechercher les plaisirs des sens, 85.

Sensus communis : sens interne centralisateur des sensations, 158. Û Sentiment (de Sentir) : a) Phénomène psychique, agréable ou pénible, qui a pour antécédent un autre phénomène psychique, 69. — b) Ensemble d’émo-

tions ayant pour causes des inclinations sociales ou altruistes, 86. — c) Connaissance immédiate, ordinairement vague, 77. — d) Opinion, avis : vg. tel est

mon sentiment. — Comparaison des sentiments et des sensations, 77. —

Classification des sentiments, 80. -— Définition des principaux sentiments, 80. __ Sentiments du vrai, du beau, du bien, 96-97. —- Sentiments religieux, 97. __ Rôle des sentiments dans la vie intellectuelle, 129. — Sentiments moraux, IL, 47. — Sentiment de l’honneur, II, 84. — Rôle du sentiment en morale, Il, 86. — Sentiment et intérêt, IF, 88. — Sentiment esthétique, 97; H, : 378-379.

Sentimental (de l’anglais Sentimental. Ce mot a été mis à la mode par l'ouvrage de STERNE, The sentimental journey, Le voyage sentimental, paru en 1768) : a) Sens péjoratif : celui qui accorde trop au sentiment ; vs. sensiblerie,

maladie du xvurie siècle, du Romantisme, I, 403. — b) Sens favorable : ce qui a rapport au sentiment ; vg. morales sentimentales, IL, 80.

Sentimentalisme, Sentimentalité {de Sentimental) : a) Caractère de celui qui accorde trop au sentiment ; vg. Romantisme, IL, 403. — b) Nom donné parfois aux Morales fondées sur le sentiment, IT, 80.

Séparation. (Separatio de separatum, supin de separare, disjoindre, de se, à part ; parare, faire la paire, apprêter, de par, paire) : séparation : a) de corps et de biens, IL, 211 ; b) des pouvoirs, IE, 266 ; c) de l'Eglise et de l'Etat, I, 337.

Séquence (Sequentia, suite, de sequens, sequentis, participe présent du sequi, | suivre) : les philosophes anglais emploient ce mot dans le sens de succession ; : vg. loi de séquence des phénomènes. ù

Série (Series, rangée) suite, enchaînement, de serere, lier, enchaîner) :. a) Suite ordonnée de termes variant d’après un ou plusieurs caractères déter—. minants. — b) A. ComTE emploie ce mot pour signifier les différentes classes de

faits sociaux : moraux, religieux, économiques, etc. — Le moi, série de phéno—.

série infinie répugne, If, 557-558. — Série : a) embryologique ; b) paléontolo= gique, I, 615-616 ; 619-620. Se

Sérvage (de Servus, esclave) : esclavage mitigé, IT, 181.

et

TABLE ANALYTIQUE : Service — Simple 941

Service (Servitium, servitude, de servire, être esclave, servir) +la Sociologie

a pour objet les divers services que les citoyens doivent se rendre mutuellement. Ne

Cest BENTHAM qui a le premier employé en ce sens le mot service. — L’État est chargé des services d’utilité générale, IX, 248 ; 250. — Se rendre mutuel-

lement service est un devoir de Charité, If, 163 ; 165 : 207. — Contrat de sers |

vice, Î, 217. — Service militaire, IL, 274 : 276. Servile (Seroilis, de serous, esclave) : l’état servile, II, 176.

Serviteur (du bas latin Servitor, serviteur, de serotre, servir) : devoirs et droits, IE, 217.

Servitude (Seroitudo, de servus, esclave) : a) Situation servile, IL, 176, —. d;

b) Servitude des passions, 1402.

Seuil (Solium, siège, trône ; puis, dans la langue populaire, seuil) : seuil : de la sensation ou de la conscience : expression, due à HerBART : elle indique

le point où une excitation sensorielle atteint le minimum nécessaire pour déterminer une sensation, 144.

SEXTUS Empiricus: (de Euretprxéc, qui se dirige d’après l’expérience, de 3 0 Dre . év, dans, Tetpx, expérience) : scepticisme, IL, 422.

. SHAFTESBURY (ANTONY ASHLEY CooPER, COMTE DE) : doctrine du sens moral, II, 18. ;

SICARD (ABBÉ ROCH-AMBROISE CUCURRON, dit) : sourds-muets, 438.

Signe (Signum, signe, marque) : a) Fait indiquant avec plus ou moins de

sûreté l’existence d’un autre fait invisible : vg. la fréquence du pouls est signe de fièvre. — b) Phénomène sensible éveillant l’idée d’un autre phénomène qui ne tombe pas sous les sens, 434. — Rapports entre le signe et la chose signifiée,

434-435. — Espèces de signes, 435-436. — Signe local, 193. — Production et

interprétation des signes : a) ÉcoLe ÉCOSSAISE, 436 ; b) ÉCOLE ÉVOLUTION- NISTE, 437. |

Significatif (Significatious, de signi-ficare, faire signe, signifier) : élément

de la sensation, 72. — Faits significatifs, 663. — Valeur significative des clas-

sifications naturelles, 698-699.

Signification (Significatio, de signi-ficare, faire signe, signifier) : a) Ce . qu’un signe représente. — b) Propriété qu’a un signe de suggérer l’idée d’un . - autre fait, 434. — Signe et signification, 434-435. “

SIGWART (CHRISTOPH) : nature du raisonnement inductif,*678, 2, Similaire, Similarité (de Similis, semblable) : loi de similarité pour les

associations, 218.

Similitude (Similitudo, de similis, semblable) : l’analogie conclut en vertu |

de similitudes, c’est-à-dire de ressemblances mêlées de différences, 708-709.

SIMON (JULES-FRANÇoOIS-SIMON Suisse, dit JULES)': croyance invincible

à la liberté, 372, 5. — Effets de l’habitude, 418, 2. — Corrélation entre droit et devoir de justice, IE, 136, 1.

Simple (Simplez, qui n’a qu’un seul élément) : a) Ce en quoi on ne peut distinguer de parties composantes, et partant ce qui est indivisible. — Le moi est simple, 1448. — Idée simple, 519. — La monade de LEïBniz est simple,

IT, 511. — Les premiers éléments des corps sont simples : d’après Boscovicx,

Van,

942 TABLE ANALYTIQUE : Simplicité — Sociabilité

IL, 518 ; Pazmieri, 520. — L'âme est simple, IN, 536 ; 537-538. — S’oppose à Composé, à Divisible. — b) Ce qui n’est pas compliqué. — Conversion simple : celle qui se fait par pure transposition des termes, sans modification de la quantité et de la qualité des propositions, 534. — Syllogisme simple, 535. . Un syllogisme peut contenir des propositions complexes, c’est-à-dire avoir des prémisses où se trouvent plusieurs sujets ou attributs, et,cependant rester simple. S’oppose à syllogismes composés : hypothétique, disjonctif, copulatif, 549. — L'hypothèse doit être la plus simple possible, 658-659. — S’oppose à Compliqué. -{ Simplicité (Simplicitas, de simplex, simple) : origine de cette notion, 148. — Simplicité des voies de la nature, 658-659. — Simplicité de l’âme humaine, IL, 536 : 537-538. — Différence entre simplicité et spiritualité, IE, 539. — L'âme des bêtes est simple, mais pas spirituelle, 492-493 ; If, 549, 8.

Simplifieation (de Simplifier, du latin scolastique simplificare, de $implex, simple, facere, faire) : simplification de la pensée. par : a) l’abstraction, 247; b) le langage, 450-451 ; c) la classification naturelle, 697. — Esprit simplificateur du mathématicien, 642. — Simplification, loi de l’art, IE, 402. ;

ambre

Simplisme (de Simple) : tendance à simplifier les choses et par suite à ! laisser de côté des éléments importants, dont l’omission conduit à l'erreur. … $e prend en mauvaise part : un esprit simpliste. ‘4

Simultané, Simultanéité (du latin scolastique Simultaneus, de simul, [ensemble], neutre écourté de similis, pour simule, pris adverbialement) : phénomènes simultanés dans la conscience, 213. — Cause de la simultanéité constante de deux phénomènes, 667. |

Sincérité (Sinceritas, de sincerus, qui ne contient pas d’éléments étrangers, peut-être de sine sans et cera, cire, épithète appliquée d’abord au miel : miel sans cire, d’où miel pur) : franchise dans l’expression de la pensée. — Vertu morale, II, 168. — Sincérité : a) des témoins, 738 ; b) des monuments, 740-741 c) des documents, 742. à

Singularité (Singularitas, isolement, de singularis, relatif à un seul, de singulus, unique) : caractère de ce qui est : a) rare, surprenant ; b) étrange, choquant.

Singulier (Singularis, relatif à un seul, de singulus, unique) : a) Qui se rapporte à un seul, ce qui est individuel. — Idée singulière, 258. — Jugement, 272. — Idée et terme, 519. — Proposition, 530. — b) Qui se distingue par M quelque chose d’inusité, d’étrange : vg. c’est un esprit singulier. Situation (de Situer, du latin scolastique situare, de situs, position, de \ sinere, situm, placer) : catégorie d’ArisroTE (xeiuut, je suis étendu) : être assis, : debout, couché, 296 ; 517 ; IL, 486. — Propriétés mathématiques qui résultent w de la situation, 625, 1. 4

Smirx (AA) : sympathie, au point de vue : a) psychologique, 86 ; 122, 1 ;" b) moral, IX, 82. — Origine artificielle du langage, 441, #4. à

Sobriété (Sobrietas, tempérance, de sobrius, de la préposition se, marquants

le manque et ebrius, ivre) : vertu relative à la sensibilité. C’est une espèce . rentrant dans le genre tempérance, II, 130 ; 158. à à - Sociabilité (de Sociable, Sociabilis, qui peut être uni, de soctare, rendre commun) : caractère de celui qui est sociable. — Inclination altruiste, 86. = Origine de la société, 86 ; IH, 221-222. ‘4

É a TABLE ANALYTIQUE : Sociable — Sociologie 943

Sociable (Sociabilis, qui peut être uni, de sociare, rendre commun) : a) Capable de vivre en société, 86 ; 221-222. — b) Qui aime la compagnie de ses semblables : vg. caractère sociable.

Social (Socialis, fait pour vivre en société, de sociare.rendre commun) :a) So— cial S’oppose à Individuel et signifie tout phénomène de relation entre les individus formant un groupe, une société, — b) Social, pris strictement, S’oppose à Politique. Est politique tout ce qui se rapporte à la souveraineté : vg. Formes de gouvernement, II, 232 ; Liberté politique, II, 291. Est social tout ce qui a trait à la constitution de la société, tout ce qui est relatif aux intérêts collectifs

des individus considérés dans leurs rapports mutuels, spécialement les rapports

des classes de la société, en tant qu’elles ont des intérêts distincts ou opposés ; vg. la Question sociale, IL, 365. —— Condition sociale, 117. — Milieu social,

ÎLE, 249. — Sciences sociales! : classification, objet, méthode, 3 : 593-594 :752 + — Inclinations sociales, 86. — Vertus sociales, IL, 130. — Droit social, IE, 140.

— L'État doit protéger l’ordre social, II, 248-249: 3925. — Bien social ou bien commun, principe régulateur de l'État, I, 249 ; 250-251 ; 289-290. —

Contrat social (Hogges, Rousseau), IE, 220. — Statique et Dynamique sociales

(ComrEe), 753. — Economie sociale : science des intérêts matériels de la société subordonnés au bien social. Beaucoup d’économistes définissent l'Économie politique : la science des intérêts matériels, en faisant abstraction de tout rapport à l’ordre moral et au bien social. C’est à tort, parce que l'Economie politique est essentiellement sociale. Il faut dire : Économie politique ou

sociale, car c’est une seule et même science. Cf. Cn. ANTOINE, Cours d’'Économie

sociale, Introduction, & II.

Socialisation (de Socialisme) : organisation, d’après les principes du Socia-

lisme, de la propriété et du travail, IL, 200-202.

Socialisme (de Social) : 10) Ce mot a été employé par Pierre LEROUX, par opposition à {ndividualisme. Ilentend par là « l’exagération de l’idée d’association ou de société » (De l’Individualisme et du Socialisme, Œuvres, T. I, p. 376, note, Paris, 1847). Il se donne comme l'inventeur de ce mot. Quoique ce mot ait été employé avant lui, il peut se faire qu’il n’en ait pas eu connaissance. Cf. Bulletin de la Société française de Philosophie, janv.-févr. 1917, p. 86-88. — 20) En général, le Socialisme est la doctrine qui réclame « certains

modes d’ingérence de l’État dans les relations entre producteurs ou entre producteurs et consommateurs », IF, 199. — Formes diverses : a) Communisme,

IF, 199 ; b) Collectivisme, IX, 200 ; c) École réformiste, I, 202 : d) Syndicalisme, IL, 202 ; e) Coopératisme, II, 203. — Société et Socialisme, 205. — Objections des socialistes contre la propriété, IE, 194. \

Société (Soctetas, réunion, de socius, compagnon) : sens général : union de

personnes tendant à une même fin pardes moyens communs, IE, 219.— Sociétés

diverses : a) Société domestique, II, 208-211 ; b) Société hérile, II, 217 ; c) Sociétés particulières où Associations, 93 ; II, 285 : d) Société civile et politique :

définition et éléments, II, 219. — La société civile n’est pas un état contre nature, IT, 220 ; mais naturel, 86; II, 221. — Culte rendu par la société,

IL, 333 ; e) L'Église est une société, IL, 335-336. — Rapports entre la société civile et la religieuse, II, 337 ; f) Sociétés de tempérance, IX, 376.

Société des Nations : son organisation, II, 320-321.

Sociologie (du radical de Société et de Àdyos, discours) : mot hybride créé par A. ComTE pour indiquer la science des conditions de l’état social, où il distingue la Sratique sociale et la Dynamique sociale, 753.

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944 TABLE ANALYTIQUE : Sociologisme — Somnambule * Sociologisme (de Sociologie) : doctrine de l’École sociologique qui prétend : expliquer les principaux faits religieux et résoudre les problèmes philoso-

phiques par linflux social. :

Sociologique (Morale) : système qui substitue la science des mœurs à la Morale théorique et prétend que la vraie morale est celle qui est réclamée par l’état social du temps (Durkneim, Lévy-BrüxL, ) IX, 60. — Cf. O. HABERT, L'École sociologique et l’origine de la Morale, Paris, 1923. :

Sociologiste, Sociologue (de Sociologie) : qui concerne la Sociologie, qui s’occupe de science sociale. /

SOCRATE, SOGRATIQUE (Ewxodrns, de odos-oûs, intact; xparos, puissance. Éwxpattxôs) : ramène la Philosophie à la Psychologie, 25. — Argument des . causes finales, 337 ; IL, 563. — Science du général, 579; 582. — Naturede l'ignorance, 794, 2. — Nature de la vertu, IN, 124-125.

Solidarisme (de Solidaire) : doctrine qui donne la solidarité comme le … principe de la morale, de la politique et de la science économique, EE, 73-76.

Solidaire, Solidarité (de Solidus, tout d’une pièce, solide, de l’archaïque sollus, tout entier) : «) Sens juridique : ce qui est commun à plusieurs de façon M que chacun réponde de tout : Zn solidum, pour le tout. — b) Sens général : 14 dépendance mutuelle qui rattache la vie des hommes : 1°) soit à leurs actions antérieures : c’est la solidarité individuelle, II, 70-71 ; 2°) soit aux actions des personnes avec lesquelles ils sont ou ont.été en relation ; c’est la solidarité | sociale, IE, 71-72. — C’est donc une loi universelle, I, 117. — La Solidarité, M principe de la Morale (L. BourGgois), IE, 73-76. ÿ

Solide {Solidus, tout d’une pièce, solide, de l’archaïque sollus, tout entier) : la perception des solides est-elle une perception naturelle de la vue ? 179-180. — Les solides ou figures dans l’espace sont l’objet de la Géométrie, 626. — Construction des figures dans l’espace, 630.

Solipsisme (de Solus, seul ; ipse, moi-même) : a) Subjectivisme théorique, ” d’après lequel on ne peut rigoureusement démontrer l’existence du monde extérieur et des autres hommes. — b) Kanr emploie ce mot dans le sens d’égoïsme. | 4

Solution (Solutio, action de délier, relâchement, de solutum, supin de "4 solvere, disjoindre) : le principe de la conservation dela force empêche la solution M de la continuité qui doit relier tous les phénomènes et que compromettrait la M possibilité d’actes libres, 384-385 ; 387-389. | 1

à . n à pi Somatique (Emuatixés, corporel, de c@px, corps) : ce qui regarde le corps, « par opposition aux phénomènes psychiques. + 14

Sommeil (Somniculum, &sminutif de somnus — sop-nus. Cf. sop-or, Grvos, sommeil) : ses causes, 473. — Ses effets physiologiques et psychologiques,» 473-475. — Sommeil et rêve, 475. — Sommeil provoqué, 478. Voir Hypnos tisme. Ps

Somnambule, Somnambulisme (de Sommus, sommeil; ambulare, aller cà et là, dérivé de amb, autour, cf. éuot) : celui qui marche en dormant; le somnambulisme est un rêve en action. — Les animaux sont somnambules par rapport à l'instinct, 112. — Le rêve somnambulique, 225 ; 477. "Si

TABLE ANALYTIQUE : Sophisme — Souverain 945

Sophisme (Sophisma, séguwux, adresse, invention ingénieuse, sophisme, de

/ . / . ; . Q ' Fogtlw, rendre habile, de sovis, habile. Racine Toy, avoir de la saveur, du sens. Cf. sapere, sapiens) : a) Argument non concluant, mais valide en apparence, qui

a pour but d’induire en erreur. — Sophismes : 10) de mots, 798 ; 20) de pensées, | 4

799. — Sophismes du cœur (NicoLe), 801-802. — Classification : 10) de $. Mizz, 802, 1; 20) de Bacon, 805-806. — b) Argument composé de prémisses vraies ou jugées telles, qui vise à créer un embarras logique en aboutissant à une conclusion manifestement inadmissible : vg. Sophisme du tas de blé, 548, 1.

Sophiste (Sophistes, cogioris, habile en quelque chose, de sogitw, rendre

habile, de 60%6<, habile, sage) : a) Celui qui est habile ou savant. — b) Celui na

qui fait profession d’enseignér l’habileté et la science. — c) À partir de PLATON : celui qui recourt habituellement aux sophismes ; vg. les Sophistes grecs, IF, 429.

Sophistique (La) : (Sophustice, ñ sopiottxé réxyn) : a) Art de rendre les à |

hommes meilleurs (3eïriouc), c’est-à-dire supérieurs à ce qu’ils étaient

(Of. PLATON, Protagoras, Œuvres, Édition Dinor, T. I, p: 237, $ VIII), — 7

b) Art de soutenir le pour et le contre avec vraisemblance. C’est l’attitude

commune aux Sophistes grecs : vg. PRorTaAGoRAs, GorGras, PRopICoS, HIPPIAS,

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