‹ Traité de philosophie 1923Chapitre 750 sur 761 · IE · texte numérisé non relu

IE

Sophocle (Zogox\ëns, Zosox\ñs, de sovéc, sage : x}£os, bruit, renommée £ F È ? ? ? te AN) 01 non écrite, IE, 40, 2.

Sorite (Sorties, suwpelrns, mis en monceau [sous-entendu ovlhoyioude,

calcul, raisonnement], de SwpsUw, entasser, de GWe6s, tas) : a) Primitivement,

le Sorite fut l'argument du tas, qu’on peut faire à l’occasion de tout ce qui offre une transition graduelle : vg. tas de blé, 548, 1 ; cheveux de la tête : on démontrait qu’en enlevant un à un tous les cheveux de la tête d’un homme, on ne le rend pas chauve, parce qu’on ne peut dire à quel moment précis la calvitie commence. Les Sceptiques et les philosophes de l’Académie maniaient volontiers cet argument sophistique. — b) Aujourd’hui, le Sorite est un argu- ment correct, 548.

. Sort (Sortem, sort, bulletin pour tirer au sort) : hasards de l'expérience (Sortes), 662. — Sort des bons en cette vie, IL, 645. — Sort après la mort, XX, 951-552.

Soumission (Submissio, abaissement, de Submissum, supin de sub-mittere, |

mettre dessous, soumettre) : action de se subordonner à une autorité — Soumission aux gouvernements de fait : conditions et limites, II, 231. — Soumission due à Dieu, II, 331 ; 332-333.

Sourd (Surdum) : a) Celui qui n’entend pas : expériences fournies par les sourds-muets, 452, 1; 725. — b) Ce qui n’est pas entendu distinctement : vg. bruit sourd, et, conséquemment, ce qui n’est pas distinctement perçu par la conscience : phénomènes de sourde conscience, 144 ; 499. — €\ LErBNiz emploie ce mot pour exprimer ce qu’on ne peut effectivement se représenter. (CF. Nouveaux Essais…., Li. II, Ch. xxr, $ 31. Edit. JANET, T. I, p. 148.)

Souvenir (tiré de l’infinitif de souvenir, de subvenire, venir au secours de, survenir) : a) En général, tout ce qui revient à l'esprit, au sens large du mot. — b) Sirictement : connaissance reconnue et rapportée au passé ; c’est l’acte “essentiel de la mémoire, 201. 1e

Souverain (du latin populaire superanum, de super, au-dessus, ancien compa- ratif de sub, qui, avec l’accusatif, signifie : en s’élevant vers) : ce au-dessus de

Aù ,

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946 TABLE ANALYTIQUE : Souveraineté D Spéculation

quoi ou celui au-dessus de qui il n’y a rien de plus élevé. — Le souverain bien, 402-403 ; IL, 46; 1114 — Nécessité d’une autorité souveraine dans la société, II, 219 ; 223 ; 237. — Le peuple souverain, IT, 220 ; 228 ; 295 ; 348.

Souveraineté (de Souverain) : pouvoir souverain en droit ou en fait. — Nécessité d’un pouvoir souverain dans la société, II, 219 ; 223 ; 236-237. — La souveraineté du peuple, IT, 220 ; 228 ; 295 ; 348. :

Spatial (de Spatium, espace, étendue) : ce qui est relatif à l’espace, IL, 504. ë

Spartiate (Spartiates, Yragriirne, de Sparta, Érxorn, Sparte) : traitement des infirmes, des incurables, IE, 164.

Spécial (Specialis, de species, aspect, forme, de specere, regarder) : c’est ce qui est propre à une espèce de choses ou de personnes ; vg. la parole est spéciale à l’homme, 253. — S’oppose à Général. ar

Spécialité (Specialitas, de species, aspect, forme, de specere, regarder) : qualité particulière, distinctive. — Spécialité de linstinct, 4106.

Spécieuse, Spécieux (Qui a belle apparence, de species, aspect, totiné, de specere, regarder) : a) « Spécieuse générale ou universelle » :-c’est le nom donné à l’Algèbre logique que LErBniz essaya de constituèr. — b) Argument spécieux : \ celui qui paraît probant et ne l’est pas : vg. l'argument ontologique, IE, 569.

Spéeificatif (du latin scolastique Specificativus) : proposition spécificative. Voir Réduplicatif. 3

Spécification (du latin scolastique Specificatio, de specificatum, supin de specificare, spécifier, de species, aspect, forme, et facere, faire) : opération par. laquelle : a) On distingue les espèces d’un même genre ; vg. l’homme et la bête, 253. — b) On distingue une notion ou un fait, par un caractère particulier, des notions ou faits qui leur ressemblent : vg. spécification des sciences, # 584. — c) Axiome scolastique : Actus specificantur ab objectis ; c’est-à-dire la M nature des actes est déterminée par leurs objets.

Spécificité (de Spécifique) : caractère indiquant une espèce distincte. —" Spécificité des sens, 158.

Spécifique (du latin scolastique specificus, de specificare, Spécifier, de species, aspect, forme, et facere, faire) : a) Ce qui caractérise l'espèce : diffé- 4 rence spécifique, élément de la définition logique, 253 ; 522. — b) Ge qui ne seu rapporte pas à une autre espèce ou classe d’êtres, de phénomènes, etc. ; vg. À énergie spécifique des sens, 158. |

Spectateur (Spectator, de spectatum, supin de spectare, observer, de specere, \ regarder) : spectateur impartial d'A. Suiru, ÏT, 83. -

Spéculaire (Specularis, de speculum, miroir, de specere, regarder) : l’écriture spéculaire est celle qui va de droite à gauche : elle ressemble à celle qu’on lit par réflexion dans un miroir (speculum). à

Spéculatif (Speculatious, de speculatum, supin de speculari, épier, des specere, regarder) : a) Celui qui est enclin à la spéculation : un esprit spécus latif. — b) Ce qui concerne la spéculation : la raison spéculative, 286. = Science spéculative : qui ne descend pas aux applications ; vg. d’après ARISTOTEN 585. Le

Spéculation (Speculatio, espionnage, contemplation, de speculare, épier, de specere, regarder) : a) C’est l’exercice de la raison théorique ou spéculatives

TABLE ANALYTIQUE : Spencer (Herbert) — Spontané 947

286. — b) Pensée ou système qui vise à expliquer quelque chose, par oppo- |

sition à la pensée ou au système qui a un but pratique, utilitaire ; vg. le système métaphysique d’ARISTOTE. — c) C’est une opération aléatoire de bourse sur la baisse ou la hausse des valeurs, IE, 355-356. |

SPENCER (HERBERT) : rapports de l’émotion et de l’inclination, 67. — . Plaisirs positifs et négatifs, 69, 4. — Origine des inclinations altruistes, 100. — Nature de l'instinct, 110-111. — Rythme des passions, 121, 2. — Origine des idées, 306. — Objections contre les causes finales, 336-338. — Système éducatif des réactions naturelles, 409, 2. — Production et intelligence des

signes, 437, 4. — Origine du langage, 446. — Classification des sciences, 592. — Rôle de la philosophie, 597, 2. — Critérium de l’évidence, 838, 1. — Nature

de la conscience morale, IT, 23, 2. — Morale évolutionniste, IF, 58. — Attaques

contre la charité, I, 163-164. — Evolutionnisme, II, 626.

SrINoZA (BENOIT DE) : définition de la philosophie, 6. — Ordre à suivre en < . philosophie, 10-11. — Méthode de la psychologie, 31-32. — Tendance de tout

être, 62, 1. — Définition de la joie, 65, 1. — Classification et définitions des sentiments, 80-81. — Classification des passions, 124. — Variété des associations, 215. — Imagination et entendement, 263, 1. — Notion de substance, 322, — Acte de volonté ramené au jugement, 361. — Objection contre la liberté, 371. — Fatalisme panthéistique, 377. — Pas de concept sans affirmation, 520, 1. — Cause de l’erreur, 807, 1. — Critérium de l’évidence, 837, 2 ; 838, 4. — Panthéisme immanent, II, 602 ; 603-604; 607-608.

Spinozisme {de SriNozA) : doctrine et école de SrrnNoza. Voir ce mot.

Spiritisme (de Spirite, de Spuritus, souffle, esprit, de spirare, souffler) :

- a) Doctrine qui assure que les esprits des morts, conservant un corps matériel

très ténu, appelé périsprit, peuvent communiquer avec les vivants par l’inter-

médiaire d’un médium. — b) Pratique superstitieuse de ceux qui cherchent à

communiquer avec les esprits par l'intermédiaire d’un médium. — Cf. L. RoURE,

Le merveilleux spirite, Paris, 1923°. Le Spiritisme d’aujourd’'hut et d'hier,

Paris, 1923.

Spiritualisme (de Spiritualis, mû par l’air, spirituel, de spiritus, souffle, esprit) : doctrine qui admet l’existence de deux substances essentiellement

distinctes : l'esprit caractérisé par la pensée et la liberté ; la matière caracté- :

risée par l’étendue et la communication mécanique du mouvement. Elle

affirme conséquemment l’immatérialité et l’immortalité de l’âme, If, 536;

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