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Spiritualisme dans l’art, IX, 394-395. de us

Spiritualité (du latin scolastique Spuritualitas, de spiritualis, de spiritus,

souffle, esprit) : a) Caractère de ce qui est spirituel : ce que la spiritualité ajoute à la simplicité, IL, 539. — &) Doctrine concernant la vie spirituelle,

surnaturelle de l’esprit : vg. les Exercices spirituels de $. IGNACE DE LOYOLA.

Cf. A. Brou, La Spiritualité de saint Ignace, Paris, 1914,

Spirituel (Spiritualis, de spiritus, souffle, esprit) : ce qui est opposé :

a) à matériel : facultés proprement spirituelles, 64 ; 468-469 ; II, 541-542 ; — b\ à charnel, naturel, vg. Vie spirituelle, Exercices spirituels ; — c) à temporel : vg. le pouvoir spirituel de l’Église par opposition au pouvoir temporel des Sociétés civiles, II, 336 ; 343.

Spontané (Spontaneus, de spons, spontis, volonté libre, initiative, de

spondere, s'engager) : a) Ce qui est dû à l'initiative propre de l’agent et non à.

une cause extérieure. S’oppose alors à Provoqué, Réceptif. — Caractère de

he

948 TABLE ANALYTIQUE : Spontanéité — Stewart (Dugald)

Phypnotisme, 477 ; 478. — L'observation, par opposition à l’expérimentation qui est une observation provoquée, 660-661. — L’acte libre est spontané, 393. —— b) Ce qui prévient la réflexion, se fait sans examen préalable. S’oppose à Réfléchi. — Conscience spontanée, 136: — Connaissance spontanée, 242. —

Raison spontanée, 286. — Certitude spontanée, 779.

Spontanéité (de Spontané) : se prend dans les deux sens de Spontané. Voir ce mot. — D’après Kanr, l’entendement est « la spontanéité de la connaissance ou la faculté que nous avons de produire nous-mêmes des représentations », tandis que la sensation est une réceptivité. v

Stable, Stabilité (Stabilis, stabilitas, solide, solidité, de statum, supin de

stare, Se tenir debout) : stabilité des lois de la nature, 290. — Fondement de ”

l'induction d’après Rein, D. Stewart, RoyEr-CoLLaRD : « stabilité des Lois

de la nature », 676-677.

Stade (Stadium, (Zradtov) : a) Période ou moment d’un développement, d’une

démonstration. — b) Argument de ZÉNON D’ÉLÉE contre le mouvement :

« Le Stade ». Cf. J. LacHELtIER : Note sur les deux derniers arguments de Zénon d’Elée, dans REVUE DE MÉTAPHYSIQUE ET DE MoRALE, 1910, p. 345-355.

STAËL (ANNE-LOUISE-GERMAINE NECKER, BARONNE DE) : les mathématiques et la formation de l’esprit, 642, 1. — La satisfaction morale, IL 49.

STAHL (GEORG-ERNsT) : animisme, JE, 527, 2 ; 598.

Statique (La) (Zratixôs, propre à arrêter, à peser, qui concerne l’équilibre des corps. Racine £tx, placer debout, d’où, avec redoublement, siormut, lormu) :

a) La Statique est la partie de la Mécanique qui étudie les conditions -

de l’équilibre, 592. — b) Statique de l'esprit (HErRBART), 31. — Loi statique de la pensée, 291. — Statique sociale (ComTE), 753. — c) Considération d’un objet dans un état donné et abstraction faite de ses changements.

Statistique (de Status, station, état, situation, de statum, supin de stare, .

se tenir debout) : science qui consiste à recueillir et coordonner des faits nombreux relatifs à un ensemble d’objets ou d’êtres de même espèce dans le but de découvrir la loi qui les régit. — Statistique et loi des grands nombres, 383. — Son utilité dans la science sociale, 755.

Statut social (Siatutum, décret, statut, de statutus, participe passif de |

statuere, placer, établir) : a) Ensemble des rapports légaux qui s’établissent entre les hommes par le fait seul de la situation qu’ils occupent dans la société (politique, familiale, corporative) dont ils font partie. S’oppose à Contrat qui requiert un acte de volonté. — b) Ensemble de règles relatives à un groupement d'individus ; vg. Statuts des Corporations, IL 188.

Stéréognostique (de Ércpcoc, solide; racine o7es, être dur: yvocrtxée, À

qui concerne l’action de connaître, de yty>606xv , de la racine yvw avec redou-

blement, connaître) : le sens stéréognostique est le sens des directions de “

l’espace. Il ne semble pas être distinct du sens musculaire et articulaire, 158 ; 479:

STEWART (DUGALD) : causes qui entravent la sympathie, 88, 3. —- Théorie |

de la suggestion immédiate, 170. — Objet de la vue, 179, 5. — Critique du terme : association des idées, 213, 2. — Théorie de l’association des idées,

216, 2. — Production et interprétation des signes, 436, 1. — L'idée implique.

upe affirmation, 520, 1.

la vie, 47; 61-62; II, 523. — Somnambulisme spontané par opposition à

TABLE ANALYTIQUE : Stimulus — Subcontraire 949

Stimulus (mot latin qui signifie aiguillon, de la racine stig, qui a aussi donné le verbe archaïque stinguere, piquer) : ce qui excite l’activité des êtres vivants. je Se dit notamment des phénomènes physiques qui mettent en jeu les organes sensoriels. Synonyme : ÆExcitant. :- Faite

Stoïcien (Stoicus, stwixéc, del’École du Portique, de l’École stoïcienne, de o7wd, ro, portique, galerie à colonnade. Racine 674 se tenir debout) : : origine du plaisir, 60. — Inclinations philanthropiques, 93-94. — Valeur et traitement des passions, 118 ; 119. — Classification des passions, 122. — Exclusion de l'intérêt en morale, II, 78. — Exclusion du sentiment, II, 87: — Morale stoïcienne, I, 93. — Paradoxes stoïciens, IE, 93 ; 95; 149.—Légitimité du suicide, IE, 156. — Panthéisme, IE, 602. FA

Stoïcisme (de Stoicus, stoïcien) : a) École fondée par ZÉNON DE CITTIUM. \ - . . 4 \ . / . / à { Il enseignait à Athènes sous le portique (otoa) dit rotxAn (couvert de peintures). Le PœciLe avait été orné de peintures par POLYGNOTE. — b) Caractère

moral du sage selon les principes stoïciens, 118 ; IL, 94 ; 95.

Striet (Strictus, serré, étroit, de strictum, supin de stringere, serrer) : a) Est

de droit strict, ce qui est exigible en vertu d’une loi incontestable, par opposition à ce qui n’est concédé que par bienveillance, IL, 132. — b) Devoirs stricts … de justice, par opposition aux devoirs de charité, qui ne sont pas exigibles, : IL 138 :,165. — Les devoirs négatifs sont dits stricts en tant que déterminés, IL 149.

Style (Stylus, stilus, poincon. Cf. stbAsc, colonne) : a) Manière d’exprimer sa pensée. b\ Forme esthétique caractérisant une époque : vg. style grec, ou la manière personnelle d’un artiste, ve. le style de Bossuer. FERME

LA

Styliser (de Style) : représenter un objet sous une forme abrégée, schématique et partant conventionnelle.

SuAREz {FRANcIsco) : antériorité de la connaissance du singulier, 260. de Origine du pouvoir, IL, 224-226. — Suarez et RoussEAu : origine du pouvoir, IE, 228-229. — Connaissance des futurs conditionnels, IE, 591-593.

Subalternante, Subalternée (Subaliernus, subordonnée, de sub, sous et Nr F alternus. alternatif, de alter, l’un des deux, de la forme archaïque alis, autre): proposition, 533. |

Subalternation (Subalternatio, de sub sous et alternare, alterner) : a) Rapport: de deux propositions subalternes, 532. — b) Inférence immédiate, qui de la vérité de la subalternante conclut celle dé la subalternée, ou de la fausseté de la subalternée conclut celle de la subalternante, 533. | AS

Subalterne (Subalternus, de sub, sous, et alternus, alternatif, de alter, l’un des deux, de la forme archaïque als, autre) : a) Propositions opposées quine différent que par la quantité, 532 ; 533. — b] Cause subalterne, IF, 116. — c) Science subalterne : celle dont les principes sont empruntés aux conclusions d’une autre science qui lui est supérieure.

Subconscience, Subconseient (Sub, au-dessous, un peu; conscientia, conscience) : ce mot signifie selon le sens qu’on attache à sub : a) un phénomène inconscient (sub — au-dessous de la conscience) ; tels les faits physiologiques, 444 ; b) un phénomène de faible conscience (sub = un peu) ; tels certains faits psychologiques, 143-144. |

Subeontraire (de Sub, au-dessous ; contrarius, opposé, de contra, contre) : propositions subcontraires, 532 ; 533. |

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950 TABLE ANALYTIQUE : Subjectif ee Subreptice

Subjectif (Subjectious, de Subjectum, supin de subjicere — Jacere, mettre sous, soumettre) : a) Celui qui juge des choses, sans tenir compte de leur objectivité, d’après ses impressions personnelles ; on dira c’est un subjectif, — b) Ce qui se rapporte au sujet pensant : ve. la philosophie subjective. — c) Ce

qui appartient au sujet pensant par opposition au monde physique : V£. qua-

lités secondes de la matière, 178: — d) Ce qui est apparent, illusoire : vg. sensation subjective, celle qui n’a pas de cause externe ; ve. dans l’hallucination, 225, — e) Ce qui appartient à la pensée humaine par opposition aux choses en soi : vg. l’espace et le temps, d’après Kanr, IL 431. — Caractère des faits sensibles, 34 ; 54. — Classifications subjectives des sciences, 584-585 ;.985-587. — «Observation subjective, 719. — Critique subjective, 741, 3 — Etats subjectifs de l’esprit : doute, Opinion, certitude, 771-779. — S’oppose à Objectif.

Subjectivisme (de Subjectif) : doctrine philosophique qui tend à ramener

à des phénomènes de conscience individuelle les jugements de valeur ou de réalité. Elle revêt divers aspects, selon qu’elle s’applique à la Psychologie, à la Logique, à la Morale, à Esthétique. ou à la Métaphysique. Elle prend aussi différents noms : Relaticisme, IX, 426 : Idéalisme, XX, 497.

Sublimation | Sublimatio, action d'élever, de sublimatum, supin de sublimare, élever, de sublimis, haut, de sub-levare, soulever) : a) Terme employé

par $. FREUD pour signifier Ja transformation « de certains instincts ou senti ments inférieurs en instincts ou sentiments supérieurs ». — Procédé d’idéali-

sation, IE, 395-396 : 402. — Le procédé de transcendance pour déterminer les attributs divins est aussi un procédé de sublimation, XXIX-XXX ; II, 580.

Sublime {Sublimis, haut, élevé, en l’air, de Sub-levare, soulever) : sublime

comparé : a\ au beau, IL, 389 ; b) au joli, IL, 390. — Sublime mathématique et dynamique (Kanr), IL 390.

Subliminal (de Sub, au-dessous et limen, liminis, seuil) : ce qui est complètement inconnu, ce qui ne dépasse pas le seuil de la conscience. Le moi subli-

minal est l’ensemble des états et actes psychiques qui ne parviennent pas au moi conscient.

7 é Subordination (du latin scolastique subordinatio, de subordinatum, supin de sub-ordinare, ranger Sous, soumettre, de ordo, rangée, ordre) : dépendance par rapport à ce qui à un rang supérieur, — Subordination des passions à la raison,

120. — Subordination de la volonté à la raison, 41-49 : 409. — Subordination des fins particulières à la fin dernière, 332. — Caractères subordonnés, 691 ; 695. — Subordination de la volonté à la loi morale, à Dieu, IE, 44; 106 :

110-112 ; 568-569. —— Subordination de l'intérêt au devoir, II, 78-79 ; 92-93. :

— Subordination de l'intérêt particulier à l’intérêt général, IE, 151. — Tout

doit être subordonné au bien commun dans la société, les droits essentiels de

l'individu et de la famille étant sauvegardés, If, 249 ; 230-231 ; 250. — Subordination de l’État à PEglise dans les questions. mixtes, II, 339-340. — Subor-

dination du sensible à l’idée, à l’idéal dans Part, IL 394-395. — Subordination ! -

des facultés sensibles aux facultés spirituelles dans art, IL, 402-403. — Subordination de l’art à la Morale, XE, 410-411.

Subordonné (de sub, sous et ordonner)

Subreptice | S'ubrepticius, clandestin, de sub glisser sous) : a) Mouvements de la sensibilité qui la volonté, 357, — b)

de HERBART à l'expérience, 31.

Sournoisement circonviennent

: ce qui dépend d’un autre. — 4 En histoire naturelle, le caractère subordonné s'oppose à dominateur, 691-692. «

-reptum, Supin de sub-repere, …

Ce qui se fait furtivement ; vg. emprunts de Spinoza et à

HS Le

un

TABLE ANALYTIQUE : Subsister —- Subsumer 0951 5700

Subsister, Subsistance (Subsistentia, de sub-sistere, s’arrêter, demeurer, . subsister) : a) Exister à titre de substance, par opposition à l’inhérence de laccident, 296 : 320 ; IE, 479-480. — h} Persévérer dans la durée, 146 ; 202-203. 9

Subsomption {du latin scolastique subsumptio, de sub, dessous, et sumptio,, action de prendre, de sumptum, supin de sumere, prendre} : a) D’une façon générale, c’est penser un individu comme compris dans une espèce, ou une espèce comme comprise dans un genre : vg. penser à Pierre comme faisant partie de l’espèce humaine, 252. — b) Chez les SCOLASTIQUES, subsumer c'est, dans une argumentation, prouver que la distinction, apportée à la majeure ou à la mineure d’un syllogisme par le défendant d’une thèse, est sans valeur. 7% — c) Chez Kanr, c’est appliquer l’une des catégories de l’entendement aux Le intuitions de la sensibilité par l'intermédiaire des schèmes, IL, 431-432. Voir Schématisme. | CRE

Substance | Substantia, de sub-stare, se tenir dessous) : a) D’une façon céné- ie rale : ce qui reste permanent dans les choses qui changent, 146 ; 202-203. — b) Ce qui existe par soi et en soi, par opposition au mode ou accident qui existe es dans un autre, 296 ; 320 ; IE, 479-480. — Origine de cette idée, 146 ; 321-322. |. __- Rôle dans le jugement, 266. — Erreurs sur la substance, 322-323. — Prin- 6% cipe de substance, 323. — Essence et substance, 367. — S’oppose à Accident...

Substantialisme, Substantialiste (de Substantialis, de substantia) : a) Doc- … trine qui admet l’existence d’une substance ou de substances, aux sens a) et b} de ce mot. — b) Hamirron classe les théories sur le monde extérieur en «. a) Réalisme ou Substantialisme, qui admet la réalité substantielle du monde extérieur : vg. Théorie de l’inférence de DESCARTES, 178." b) Nihiisme ous Non-Substantialisme, qui la rejette; vg. Immatérialisme de BERKELEY, 4608:2 02 II, 497. Lee

Substantialité (Substantialitas, de substantia) : caractère de ce qui est: a) Une substance : Kanr appelle Paralogisme de la substantialité le premier: paralogisme de la raison pure (Critique de la Raison pure : Dialectique transcen- | dantale, L. 11, Ch. 1}. — b) Substantiel. Voir ce mot. se

Substantiel ( Substantialis, de substantia) : réalité substantielle, 320 : IL, 479 — Forme substantielle, IE, 513-514. °2P

Substantif (Substantious, substantiel, qui peut exister par soi-même, de substantia) ; son rôle dans la phrase, 46%. us

Substitut (de Substitutus, substitué, participe passif de sub-Stiutuere =, statuere, placer dessous) : a). Ge qui tient lieu d’autre chose. — La vue est le substitut des autres sens, 186. — Les mots sont les substituts des idées, 266: 450-451. — b) Celui qui remplace une autre personne : vg- l'État est lesubstitut de l’activité privée quand elle est impuissante ou insuffisante, IE, 250% es

__ Substitution (Substitutio, remplacement, de sub-stituere — statuere, placer dessous) : les sens se suppléent les uns les autres, 184. *

Substrat, Substratum (Substrat c’est le mot latin substratum francise. Substratum vient de sub, sous, et de stratum, étendu, participe passif de sternere, stratum, étendre par terre) : a) Signiäie ce qui, dans une chose, est distinct de ces manières d’être ; en ce sens il est synonyme de substance. — b) S'emploie, au lieu de sujet ou de substance, pour désigner ce sans quoi quelque chose ne pourrait exister ou Se produire : c’est un point d'appui; ve. l’image ést ie substrat de l’idée, 452 ; le cerveau est le substratum de la pensée, I, 541.

Subsumer : voir Subsomption.

LR

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