À. — C’EST UN AUXILIAIRE
ii ilest légitime de rechercher ce qui est utile, car la raison veut’
que nous conservions notre être et que nous le développions. Or le grand moteur du progrès individuel et social, c’est l'intérêt. C’est lui qui pousse
… sans cesse l’homme à améliorer sa position sur la terre (°). je IT. — Ordinairement la vertu est avantageuse, dès ici-bas, à celui \ qui la pratique, parce que la morale ne prescrit rien à l’homme qui ne soit d'accord avec son intérêt bien entendu : Quidquid honestum esi idem utile videtur, nec utile quicquam, quod non honestum (*). C’est là
un auxiliaire PERGIeUr pour la vie morale.
III. — Il n’est pas toujours vrai que le devoir coïncide avec nos inté-
rêts immédiats ; mais, si l’on fait entrer en compte les sanctions de la.
vie future, il est certain que, définitivement, il y a accord parfait entre la vertu et le bonheur, entre honnête et lutile. On a tiré de là une objection contre la vertu.
c ro Ke / J' ÿ D 4 5 \ z (3) PLatoN, Gorgias : Tov dyabtv &pa Évexa Det noi TaAAX al Tà N0EX TpATTEL,
ANN où Téyalx Tv Hdéuwv. « C’est en vue du bien que tout doit être fait, même ce qui
est agréable, mais ce n’est pas en vue de l’agréable, que le bien doit être fait. » (2) Cousin, Du vrai, du beau et du bien, III P., XII° Leçon. (:) FERRAZ, Philosophie du devoir, L. III, Ch. 1, D. 120 et sq. (4) CicéRON, De officiis, Li. TIT, $ LV, à là fins OT S VITE, S RAR àÏla fin.