‹ Traité de philosophie 1923Chapitre 97 sur 761 · MORALE DE LA SYMPATHIE D’ADAM SMITH · texte numérisé non relu

MORALE DE LA SYMPATHIE D’ADAM SMITH

LA AE XDONE

On peut envisager la sympathie au point de vue : É

A) Psychologique : c’est d’après Adam Smith (1723- 1790), économiste et philosophe écossais, «un instinct qui nous porte à nous mettre. en harmonie d'impression avec nos semblables » (1). La sympathie ainsi. entendue n’est donc pas un sentiment particulier ; c’est la propriété. qu'ont tous les sentiments de se pese d’une âme à une autre (Ps. 42,: $ 11). | È

B) Moral : partant de ce fait que l’homme est sympathique à. l’homme. c’est-à-dire que l’homme souffre des souffrances de ses sem-, blables et qu’il se réjouit de leurs joies, Smith en conclut que toute. action qui excite la syrnpathie est bonne et que toute action qui excite, l’antipathie est mauvaise. C’est qu’au fond la souffrance est un signe de l’amoindrissement de l’être et la joie un signe de son développement. On éprouve du plaisir à partager les sentiments d'autrui et surtout à voir. ses propres sentiments partagés. L'absence de SOpR UE ‘est pénible.\ On désire la sympathie des autres. 4

Par là s'expliquent les faits moraux comme : À

a) L’approbation : approuver les actions d'autrui ou les désapprouver c’est reconnaître que nous sympathisons ou ne sympathisons\ pas avec elles ; car nous ne les jugeons convenables ou inconvenantes que dans la mesure où nous sympathisons avec elles.

b) L'obligation : c’est le sentiment de contrainte pénible que nous. ressentons à la pensée d’une action dont le motif exciterait lantipathie des spectateurs.

NE. |

(2) A. Sir, Théorie des TER moraux. -—- Cf. JOUFFROY, Cours de droit naturel, Leçons XVI, EN TI, XVIII.

et

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