‹ Traité de philosophie (volume 2)Chapitre 124 sur 604 · YI. NÉCESSITÉ D'UNE SANCTIOX DELA VIE FUTURE · texte numérisé non relu

YI. NÉCESSITÉ D'UNE SANCTIOX DELA VIE FUTURE

I. — Ces quatre sanctions, les seules de la vie présente, sont insuffisantes ; il faut donc ou bien renoncer à la justice ou bien admettre une vie future, où l'ordre sera rétabli, où l'harmonie entre le bien et le bonheur, le mal et le malheur sera réalisée, où il sera rendu à chacun selon ses œuvres. C'est ainsi que la loi morale /^o^iw/e l'immortalité de l'âme.

II. — De plus, pour que la justice soit rendue, il faut que toutes les actions, bonnes ou mauvaises, soient connues dans leurs causes et dans leurs conséquences par une intelligence capable de tout savoir ; il faut en outre que cette intelligence soit la justice même pour proportionner exactement la récompense ou la peine à chaque acte bon ou mauvais ; il faut enfin que cette intelligence soit toute-puissante, dispose à son gré des conditions du bonheur et du malheur. La loi morale postule donc l'existence d'un Être souverainement intelligent, juste et puissant, de Dieu. Il faut admettre l'immortalité de l'àme et l'existence de Dieu, ou renoncer à la morale et à la justice. C'est ainsi que Dieu se trouve à l'origine et au terme de la morale : il est le souverain Législateur et le Juge suprême.

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