DEVOIRS DES ÉPOUX
dans leurs sentiments. La vue des mésintelligences de leurs parents est une triste école de moralité.
2° A l'union des familles : la perspective de pouvoir, sous certaines conditions, briser le lien matrimonial, affaiblit la confiance et l'affection mutuelles, rend intraitable envers les moindres défauts, favorise les passions coupables et provoque d'incessantes discordes.
3° Aux intérêts de la société elle-même, caries désordres et les divisions des familles qui la composent, ont, dans son sein, leurs contrecoups nécessaires. Ici, encore, l'histoire confirme le bien-fondé de ce& affirmations.
Remarques : I. — La séparation de corps et de biens est le remède aux cas extrêmes où la vie mutuelle est devenue intolérable.
II. ■ — Dieu peut, mais lui seul, permettre exceptionnellement la polygamie ou le divorce. Il le peut^ parce que la polygamie et le divorce, n'empêchant pas le mariage d'atteindre complètement sa fin, ne sont pas absolument contraires au droit naturel (56, II). — lui seul, parce que seul il est maître du corps et de l'àme.