‹ Traité de philosophie (volume 2)Chapitre 226 sur 604 · LES GOUVERNEMENTS DE FAIT · texte numérisé non relu

LES GOUVERNEMENTS DE FAIT

L — Attitude : quelle est la conduite à tenir à l'égard de l'usurpateur d'un pouvoir légitimée, à l'égard d'un gouvernement de fait ? Le souverain légitime ayant seul droit à l'autorité, il est permis au peuple de chercher à renverser l'usurpateur, pourvu que la tentative ait des chances sérieuses de réussir. Mais supposons l'usurpateur solidement établi, voici les droits et devoirs réciproques :

(') Basilicon Doron, L. I, p. 137, dans les Opéra omnia de Jacques I«', Londres, 1619, 2' édition, en latin. — Jus Liberse Monarchise, Ibidem, p. 181 sqq. — Cf. G. Sortais, La Philosophie moderne depuis Bacon jusqu'à Leibniz, T. I, p. 122-123, 167-169. — Avant Jacques I", les princes allemands, au temps de Louis de Bavière, soutenaient la même doctrine.

( ») Triplici nodo triplex cuneus site Apologia pro juramenio ftdelitatis, dans ses Opéra omnia, p. 237 sqq. — Cf. G. Sortais, Les Catholiques en face de la Démocratie..., p. 17 et note 2.

(•) Apologia Roberli S. R. E. Cardinalis Bellarmini pro Responsione sua ad librum Jacobi, Magnœ Britanniœ Regix..., Rome, 1609. — Cf. lintéressanl ouvrage de J. de la Servière, De Jacoho I Anglisr rege cum Cardinali Roberio Bellanyiino S. J. super potestate cum regia Itim ponlificia disputante (1607-1009), Paris et Poitiers. 1900.

( •) Defensio Fidei Calholicie et Apostolicae adversus Anglicanœ sectse errores, cum Responsione ad Apologiam pro juramento fidelilatis et Preefationem monitoriam Serenissimi Jacobi Angliœ Régis... Ad Screnissimos tolius Christinyii Orbis Catholicoa Reges et Principes. In fol., 780 pp. Coïmbrc, 1613. Souvent réimprimé. — ■ Dans l'édition des Opéra de Suarez par Vives, la De/ensio remplit le tome XXIV, Paris, 1859. — Cf. R. de Scorraille, François Suarez, L. IV, Ch. iv : « Defensio Fidei », T. II, p. 165-221.

( ') Cf. G. SoRTAi.«, La Philosophie moderne..., T. I, p. 144-147. — Il faut noter que Bellarmin et Suarez n'ont pas imaginé le système de la collation immédiate de l'autorité au peuple pour faire échec à la thèse de Jacques I"' et des juristes régaliens. Suarez a bien soin de faire rciiiarriuer que la doctrine «lu'il soutient est depuis longtemps reçue dans l'École : Fst antiqua recepta (Defensio Fidei..., L. III, C. ii, § 2). Cf. G. Sortais, Les Catholiques..., Loco cHato, p. 239-240.

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