‹ Traité de philosophie (volume 2)Chapitre 277 sur 604 · PRINCIPE DES NATIONALITÉS · texte numérisé non relu

PRINCIPE DES NATIONALITÉS

Le principe des nationalités a été un ferment de troubles et de divisiont au cours du xix« siècle. Pour en apprécier la valeur, il faut dissiper l'équivoque qui se cache sous les mots.

A) Sens des mots Nation, Nationalité. — On peut les prendre au sens naturel ou au sens politique :

1^ Sens naturel : le mot Nation {Naiio^ nascor {naître), natus) signifie alors un groupe d'hommes unis par la communauté d'origine (vg. les Juifs) ou du moins par un même ensemble de caractères corporels et psychiques, fruit d'une commune évolution historique (vg. les Français, les Italiens). La communauté de langue est la propriété caractéristique principale. Dans ce sens, une nation peut contenir des éléments d'origine différente (vg. en France : Gaulois, Germain, Celte), mais qui avec le temps se sont si bien mêlés qu'il est difficile, sinon impossible, de les discerner. — Dans ce cas, Nation est à peu près synonyme de Patrie.

(M Y. DE LA Brière, Arl. cité. Ibidem, col. 1299.

(*) Taparelli. Essai théorique de Droit naturel. Tome IV, Note 140. — V. Cathrein, Philosophia Moralis, P. II, L. II, C. iv. Art. IV, n. 747-748, Fribourg-en-Brisgau, 1911 '. ^ — J. DoNAT, Ethica specialis, Sect. III, C. ii. Art. I, Appendice, n. 249-254, Innsbruck, 1921 ».

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