LE CULTE
IL — Amour : Dieu n'est pas seulement la puissance infinie, il est encore la souveraine bonté et la beauté suprême ; nous devons donc l'aimer par-dessus toute chose. Il n'est pas seulement le Maître absolu, il est encore le Père infiniment bon. Le Pater Noster est la plus belle des prières.
B) Culte extérieur : c'est la manifestation du culte intérieur par des signes sensibles : paroles, gestes, attitudes. Il est nécessaire. En effet :
10 L'homme tout entier, le corps aussi, par conséquent, est dépendant de Dieu ; il doit donc lui rendre hommage par ses facultés physiques.
2° Il résulte de la nature même de l'homme qui est un composé d'âme et de corps ; à cause de cette intime union, tout sentiment un peu vif se manifeste au dehors.
3° Il entretient le culte intérieur. Le sentiment religieux finirait par s'afîaiblir, comme tout autre sentiment, s'il n'était jamais exprimé.
Jusqu'ici nous avons parlé du culte privé, sous sa double forme intérieure et extérieure.
C) Culte public : c'est celui qui est rendu à Dieu au nom de la société. Il est nécessaire. En effet :
1° L'homme naturellement sociable est dépendant de Dieu aussi bien comme membre d'une société que comme individu. Dieu est l'auteur de l'ordre social et le dirige par sa Providence.
2° Les sociétés ont besoin, comme les particuliers, du secours divin.
3° Les actes du culte public entretiennent les sentiments de fraternité et d'égalité. Les gouvernants ont donc le devoir de concourir au culte social. Une nation, qui n'a pas de culte public, se rend coupable d'apostasie sociale (^).
(') Cf. G. Sortais, Les Calholiqueè en face de la Démocratie et du Droit commun. L. II, Ch. III, § II, p. 144 sqq.
SECTION II