‹ Traité de philosophie (volume 2)Chapitre 299 sur 604 · PRODUCTION DE LA RICHESSE · texte numérisé non relu

PRODUCTION DE LA RICHESSE

30 Division : c'est le fractionnement des tutelles pour une même industrie. La division du travail : a) développe l'habileté professionnelle ; b) épargne du temps; c) diminue l'apprentissage; (^) facilite l'emploi des machines ; e) fortifie la solidarité entre les ouvriers. Mais elle a pour inconvénients de réduire le travail à une besogne tellement simple et uniforme que, dispensé de toute réflexion, l'ouvrier n'est plus qu'un rouage dans une immense machine ; donc pas d'initiative ni de progrès.

§ ni. — LE CAPITAL

A) Nature : on entend par capital tout bien économique, réel, applicable à la production. Le capital ne suppose pas nécessairement Yépargne ; vg. une chute d'eau naturelle n'est-elle pas un capital ? Les facteurs du capital sont les forces naturelles et le travail. L'épargne n'est qu'une condition ; ce n'est pas elle qui constitue le capital, mais celui-ci suppose souvent à son origine une certaine quantité de richesse soustraite à la consommation pour servir à la production-

B) Espèces : 1° Capital fixe : celui qui reste après une production pour servir à d'autres productions : vg. outils, constructions, machines, ateliers, routes, canaux, améhorations de la terre, etc.

2° Capital circulant : celui qui est absorbé dans l'œuvre de la production ; qui, par conséquent, ne sert qu'une fois : vg. approvisionnements destinés à faire vivre le personnel producteur, les matières premières, la monnaie.

Conclusion : le principal agent de la production c'est le travail ; la nature est le j acteur originaire de la production, en ce sens qu'elle fournit au travail les éléments préexistants à transformer ; le capital est un produit du travail et de la nature, c'est un instrument de production ; mais c'est du travail de l'homme qu'il reçoit sa valeur productive. Le capital est Y auxiliaire indispensable du travail : pour travailler, l'homme a besoin d'instruments appropriés ; il lui faut une matière pour exercer son travail ; il doit payer son entretien avant de réaliser le produit de son travail. L'homme est stimulé à capitaliser pour subvenir aux besoins de l'avenir ; le capital a donc aussi pour condition la prévoyance.

— H. Glotin, Étude historique, juridique, économique sur les Syndicats professionnels. — ■ P. Hubert-Valleroux, Les Associations coopératives en France et à l'Étranger. Les Corporations. — G. HowELL, Le passé et l'avenir des Trade-Unions. — Comte de Paris, Les Associations ouvrières en Angleterre. — E. Reinaud, Les Syndicats professionnels. — CoiÊTE DE RocQuiGNY, Les syndicats agricoles et le socialisme agraire. — A. Boissard, Le syndicat mixte. — P. de Rousiers, Les industries monopolisées (Trusts) aux États- Unis. Le Trade-L'nionisme en Angleterre. — Ch. Antoine, Cours d'Économie sociale, Ch. XIV.

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