III. — Moraux : ce sont les seuls vraiment efficaces
a) Religion : elle enseigne à respecter la loi de Dieu, à se respecter soi-même et elle donne la force nécessaire pour accomplir le devoir.
b) Éducation : elle doit faire contracter de bonne heure à l'enfant des habitudes de tempérance.
c) Instruction : les maîtres doivent signaler les effets désastreux de l'alcoolisme et en inspirer une salutaire horreur.
d) Sociétés de tempérance, qui ont déjà obtenu d'heureux résultats. « Il y a, dans la question de la tempérance, un élément supérieur.
Il ne suffit pas de proscrire les poisons tels que l'absinthe, de combattra les liqueurs perfides telles que l'eau-de-yie... Il faut encore, il faut surtout réveiller chez l'homme le sentiment de la responsabilité morale, le respect de lui-même, l'amour de la famille, l'idée de la patrie et la crainte de Dieu (2). »
( *) Cf. D' Leobain, Dégénérescence sociale et Alcoolisme. — L'alcoolisme, ses causes, ses effets. — Un fléau social : l'Alcoolisme.
( ') J.-B. Dumas, Discours prononcé à une séance solennelle de la Société française de tempérance.
ESTHÉTIQUE
L'Esthétique est la science du beau. Ce nom (ataOâvoixat, sentir) lui a été donné par Baumgarten (1714-1762), parce que le beau produit un eiïet délicieux sur la sensibilité. Mais ce nom a le tort de n'impliquer qu'un des éléments de la science du beau. Kant a, au contraire, réservé le mot Esthétique à cette partie de la Critique de la raison pure qui traite de la sensibilité, tandis qu'il renvoie la question du beau à la Critique du jugement. Mais le terme introduit par Baumgarten a prévalu.
La science du beau comprend deux parties. La première étudie le Beau dans ses effets et dans sa nature ; la seconde traite de V Art, c'està dire de la réalisation du beau sous une forme sensible.
( M Ouvrages généraux sur le Beau et sur l'Art. — J.-.J Baumgarten, JEslhelica.
— Al. -G. Winckelmann, Histoire de l'art chez les anciens. Traité sur le sentiment du beau dans les ouvrages de l'art. — Kant, Critique du Jugement. — Delbruck, Le Beau. — Herder, Mêtacritique ou Critique de la Critique. — Schiller, Lettres sur l'Éducation esthétique. — Fr. et W. de Schlegel, Athenœum. — W. de Schlegel, Leçons sur l'histoire et la théorie des Beaux-Arts. — .Tean-Paul-Fr. Richter, Poétique ou Introduction à l'Esthétique. — ScHELLiNG, Philosophie de l'Art. — Guerres, Aphorismes sur l'art. — Hegel, Esthétique. — Th,. Vischer, Esthétique ou Science du beau en trois parties. — H. Lotze, Sur l'Idée de la Beauté. Sur les conditions de la beauté artistique. Histoire de l'Esthétique en Allemagne. — Schopenhauer, Le Monde comme volonté et représentation, L. III, § 3f) sqq. Métaphysique et Esthétique. — ■ J. Jungmann, L'Esthétique. — J. Didiot, S. Thomas d'Aquin, Ch. xvi. — Batteux, Les Beaux-Arts réduits à un même principe. — Cousin, Dri vrai, du beau et du bien. — Jouffroy, Esthétique. — A. Ricardou, L'Idéal. — Ch. Blanc, Grammaire des Arts du dessin. — A.-E. Chaignet, Les Principes de la Science du Beau.
— V. Cherbulliez, L'Art et la Nature. — M. Griveau, Les Éléments du Beau. — Em. IIen- NEQUiN, La Critique scientifique. — La Mennais, De l'Art et du Beau. — V. Giorerti, Essai sur le Beau. Trad. de l'italien par J. Bertinatti. — G. Séailles, Le Génie dans l'Art. — Ch. LévêQue, La Science du Beau. Le Spiritualisme dans l'art. — G. Longh.aye, Théorie des Belles- Lettres. — P. Vallet, L'Idée du Beau dans la Philosophie de S. Thomas.
— Sully-Prud homme, L'Expression dans les Beaux- Arts. — Ch. Clair, Le Beau et les Beaux-Arts. — M.-J. Guyau, Les Problèmes de l'Esthétique contemporaine. L'Art au point de vue sociologique. — P. Gaborit, Le Beau dans la Nature et dans les Arts. — Ch. Lacouture, Esthétique fondamentale. — Tolstoï, Idées sur l'Art. — H. de Stein, Origine de l'Esthétique moderne. — M. de l.a Sizeranne, La Religion de la Beauté. — Taparelli d'AzegliOj Del Bello. — Ph. Gauckler, Le Beau et son Histoire. — Janmot, Opinion d'un artiste sur l'Art. — E. Véron, L'Esthétique. — El. Rabier, Psychologie, Ch. xlv, xlvi.