‹ Traité de philosophie (volume 2)Chapitre 329 sur 604 · LE VRAI, LE BIEN, LE BEAU · texte numérisé non relu

LE VRAI, LE BIEN, LE BEAU

On peut comparer le vrai, le bien et le beau au point de vue : I. — De leur essence : le vrai, le bien et le beau sont les trois aspects d'une même chose : Vétre (^). Le vrai c'est l'être en tant que conforme au concept de son essence, ou, comme disent .saint Augustin et Bossuet, c'est ce qui est, par opposition à ce qui parait être. — Le bien, c'est l'être en tant qu'il est parfait et peut perfectionner les autres. — Le beau, c'est l'être en tant qu'il est puissant et ordonné.. Bref, le vrai, c'est la conformité de l'être à son type ; le bien c'est la perfection de l'être ; le beau c'est la splendeur de l'être.

Il est manifeste que : 1» Le vrai est distinct du beau : sans doute le beau doit être vrai, car s'il ne l'était pas, il ne pourrait être perçu par l'intelligence, mais il s'en distingue, parce que toute vérité n'est pas belle, n'a pas cette splendeur qui caractérise le beau : vg. 2 -[- 2 = 4.

( ') s. Thomas, Summa Iheologica^ 1' P., Q. XVI^ Art. 3.

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