D. — RÉFUTATION DU SCEPTICISME
I. — Réfutations inefficaces : pour réfuter le Scepticisme on a souvent recours à des arguments incomplets ou insuffisants, par exemple :
a) C'est une vaine tentative de rappeler le sceptique au bon sens vulgaire, car Pyrrhon et Sextus Empiricus déclarent que pour la conduite pratique, ils l'acceptent comme le commun des hommes. On doit donc rejeter Vargumentum baculinum que Duns Scot a formulé ainsi : ;< A qui ne veut pas admettre l'existence des objets matériels, il faut donner des coups ou de l'esprit, et le battre jusqu'à ce qu'il avoue qu'il y a une différence entre être battu et ne pas l'être. »
b) L'accusation de contradictions formelles est également sans objet. Pour mériter cette accusation, il est nécessaire d'affirmer ou de nier quelque chose catégoriquement. Or le sceptique, on l'a vu, n'affirme rien d'une façon catégorique, pas môme son doute.