II. — On peut distinguer encore ce qui est possible
a) Absolument : ce dont l'existence n'emporte pas de contradiction. Ex. : la création d'un monde nouveau est absolument possible.
b) Naturellement : ce qui ne dépasse pas les forces de la nature. Ex. : des remèdes peuvent guérir une maladie grave.
c) Moralen. "t : ce qui est proportionné aux forces d'un être intelligent et libre. hH. : l'homme peut, par les seules lumières de la raison, arriver à la connaissance de Dieu.
III. — A cette Jriple possibilité s'oppose une triple impossibilité : a) absolue, b) naturelle, c) morale. Un mouvement sans vitesse est absolument impossible. La résurrection d'un mort est naturellement impossible ; mais ce qui est impossible à une cause naturelle, est possible à une cause surnaturelle : Dieu peut ressusciter les morts. II est moralement impossil)le que toutes les mères haïssent leurs enfants, bien qu'il y ait quelques marâtres (LoGiquE, 118, § II, C, II).
C) Fondement des possibles : cause première et cause souveraine. Dieu renferme dans son infinie simplicité toutes les perfections que l'on peut concevoir. Les essences ne sont possibles que parce qu'elles imitent à quelque degré l'essence divine, et leur perfection se mesure au degré