‹ Traité de philosophie (volume 2)Chapitre 417 sur 604 · GÉNÉRALITÉS ET DIVISION · texte numérisé non relu

GÉNÉRALITÉS ET DIVISION

A) Définition de la cause en général : c'est tout ce qui fait passer un possible à Vacte, c'est-à-dire à V existence ; ou bien : c'est ce en vertu de quoi une chose est ce qu''elle est. h'' effet est cette existence qui provient de l'activité de la cause. Il ne faut pas confondre la notion de cause avec les notions :

a) d'ANTÉcÉDENT même constant ; vg. le jour succède invariablement à la nuit, et cependant la nuit n'est pas la cause du jour.

b) de Condition : la condition enlève l'obstacle à l'activité de la cause ; vg. pour que le soleil éclaire une chambre, il faut que les volets soient ouverts ; c'est la condition nécessaire pour que la lumière entre ; mais la cause de la lumière c'est le soleil.

c) d'OccASiON : l'occasion facilite l'activité de la cause et la provoque à l'action. Ce n'est donc qu'improprement qu'on parle de causes occasionnelles.

L'idée de cause n'implique pas seulement une idée de succession, mais de plus une idée de production. Le rapport de causalité n'est pas un simple rapport de succession même constante, mais de production. Pour qu'il y ait causalité il faut que l'effet ait sa raison d'être dans l'activité de la cause.

Le principe est ce dont une chose tire son origine^ de quelque façon que ce soit : à titre de production, de condition, etc., tandis que la cause est ce dont une chose tient son existence. Le principe est plus général que la cause ; la cause est une espèce du genre principe : c'est le principe d'une nouvelle existence. Or une existence nouvelle procède de la cause par voie de production, tandis que quelque chose peut provenir d'un principe, non seulement par voie de production, mais encore à titre conditionnel (Psych., 183).

lî) Division : Aristote distingue quatre sortes de causes : 1° Matérielle. — 20 Formelle. — 3° Efficiente. — 4» Finale.

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