‹ Traité de philosophie (volume 2)Chapitre 449 sur 604 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Aucun système ne donne une solution satisfaisante au problème. Si l'on admet la théorie des éléments simples perfectionnée par Palmieri (43), c'est-à-dire si l'on 'admet que l'âme est une force et que le corps est un système de forces, la difficulté du problème est diminuée. En effet, la question n'est plus de savoir comment deux choses, hétérogènes comme l'étendue et la pensée, peuvent communiquer Tune avec l'autre. Il s'agit seulement de découvrir comment s'unissent et communiquent entre elles deux choses homogènes^ qui ne diffèrent l'une de l'autre que par le degré de perfection : l'âme est simple, raisonnable et libre, tandis que les éléments des corps sont simples, mais sans raison, ni hberté. Si ce système des éléments simples permet de concevoir la possibilité de l'union de l'âme et du corps, il n'explique pas cependant le comment de leur union et de leur communication. On voit que ia chose ne répugne pas en soi ; c'est déjà un point capital ; mais il faut conclure avec Bossuet (2) qu'il est « difficile et peut-être impossible à l'esprit humain de pénétrer le secret « et le mode de cette union. C'est le cas de se rappeler l'axiome : Ignorantia modi non tollit certitudinem facti.

Remarque : De la personnalité. Cf. Psychologie, 200.

(') Euler, Lettres à une princesse d'Allemagne, Lettres 81, 82, 94, T. I, p. 190, 192, 223, Bruxelles, 1839.

( ') Bossuet, De la connaissance..., Cli. m, § 2.

(61) PREUVE MÉTAPHYSIQUE DE l'iMMORTALITÉ 549

ARTICLE m. — DESTINÉE DE L'HOMME : IMMORTALITÉ

A la mort, il y a séparation des deux substances qui composent l'homme. Sous l'action des forces physiques le corps se dissout en ses éléments constitutifs. Tout est-il fini ou bien faut-il admettre par delà la tombe l'existence immortelle de l'âme ? « Notre premier intérêt et notre premier devoir, dit Pascal, est de nous éclaircir sur ce sujet, d'où dépend toute notre conduite (^)... J& trouve bon qu'on n'approfondisse pas l'opinion de Copernic ; mais ceci ! Il importe à toute la vie de savoir si l'âme est mortelle ou immortelle {^) ».

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