I. L'ATOMISME (i
I. — Exposé : d'après Démocrite, Épicure, Lucrèce, la matière est composée d'atomes innombrables, immuables, éternels, insécables, durs et pesants, qui se meuvent dans le vide. Mais Épicure a complété Démocrite, en leur ajoutant une certaine spontanéité qui se traduit par le pouvoir de décliner de la ligne droite. Grâce à ce clinamen ils peuvent se rencontrer, se combiner et former par hasard tous les êtres. Il n'y a par conséquent ni cause première intelligente, ni Providence. Les dieux sont relégués dans les intermondes. En outre il n'y a ni àme spirituelle, ni liberté, ni immortalité (^).
IL — Critique : A) C'est une hypothèse gratuite, car les atomes ne peuvent être ni infinis, ni éternels. En effet :
1° Le nombre infini répugne (Psych., 187, § A, '2° et Théodicée, 67, B, I).
( ') L. Mabilleau, Histoire de la philosophie atomisiique. — A. HanneQUIN, L'hypothèsr des atomes dans la philosophie contemporaine.
{ ') G. Sortais, La Philosophie moderne depuis Bacon jusqu'à Leibni:, T. II, Article II, rii. m, I III, Epicure et Gassendi, p. 81-84.