‹ Traité de philosophie (volume 2)Chapitre 603 sur 604 · S'oppose à Objet · texte numérisé non relu

S'oppose à Objet

Sully (James) : théorie de l'association, 213, 5 ; 220, 1.

Supérieur [Superior, comparatif de super et superus, qui est en haut) : qui est au-dessus : de quelque chose dans l'espace, de quelque chose ou de quelqu'un par quelque qualité, des autres dans une hiérarchie. — Fonctions supérieures de l'intelligence, 134 ; 135-136. — On ne peut faire sortir le supérieur de l'inférieur, 107-108. ■ — Le matérialisme est une explication du supérieur par l'inférieur, 717. — Les classes supérieures dc-ivent travailler au bien des inférieures, 11,^239. — Faciliter l'ascension du peuple aux classes supérieures, II, 240. — U Évolutionnisme est une explication du supérieur par l'inférieur, II, 633. — S'oppose à Inférieur.

Superficiel (Superficialis, de superficies, le dessus, superficie, de super, au-dessus, jacics, forme, aspect) : ce qui n'est qu'à la superficie, ce qui manque de pri'fondeur : vg. esprit superficiel.

Supernaturel, Supranaturel : voir Surnaturel.

Superstition (Superstitio, terreur religieuse, superstition, de super-sistere, superstiti, placer au-dessus, de stare, se tenir debout) : a) Conviction de celui qui croit que certaines choses (paroles, nombi'es, perceptions, actes) portent bonheur ou malheur, 220-221. — b) Croyance religieuse qui porte à faux et dénote une faiblesse d'esprit.

Support (substantif verbal de Supporter, de supportare = sub-portare, transporter) : ce qui est subjacent aux modes ou accidents qui ne peuvent subsister par eux-mêmes ; vg. la substance est le support des modes, 320-321.

Supposition {Supposilio, de suppositum, supin de supponere = sub-ponere, placer dessous, supposer) : a) S'emploie à la place de hijpotluse. Voir ce mot. — b) Les Scolastiques donnent un sens particulier à Supposition. Comme les mots ne sont que des signes tenant la place des choses (Signa sunt reruni suppositiva), ils entendent par Supposition, en général, l'usage d'un terme à la place d'une chose : Suppositio est usus termini pm re aliqua. Elle comporte un grand nombre d'espèces. Cf. Palmieri, Institutiones Philosophicae, T. I, Logica DialecticG, CM. 11, Art. 111, p. 32-39.

Suppôt [Suppositum, ce qui est placé dessous, participe passif, pris substantivement, de supponere = sub-ponere, suppositum, placer dessous) : a) Ce qui sert de support aux propriétés. — b) Le suppôt, pour les Scolastiques, est un être tout entier en soi, 367. Ils appelaient la personne : Suppositum rationale. Mais Suppositum tout seul a fini par signifier personne : « ... L'âme et le corps composent un même suppôt ou ce que l'on appelle une personne. » (Leibniz, Théodicée, Part. 1, § 59), 367. — c) Actiones sunt suppositorum. Cet axiome scolastique signifie que, dans le composé humain, les actions sont attribuées non aux parties composantes, mais au moi, à la personne (= suppositum) ; vg. on dit : je pense, je mange, bien que la première action ait une relation spéciale avec l'âme, et la seconde, avec le corps, 150.

Supra-normal de Supra, au-dessus ; normalis, de norma, équerre, règle) : ce cjui est au-dessus de la règle commune. — Connaissance supra-normale : « connaissance qui se constitue autrement que par l'activité d'une intelligence

954 TABLE ANALYTIQUE : Suprêmc — Surnaturel.

travaillant sur les apports directs ou indirects des sens connus. » (D'' Eugène OsTY, La Connaissance supra-normale. Étude expérimentale, p. 18. Paris, 1923). C'est une branche de la Métapsychique.

Suprême (Supremus, le plus haut, superlatif de superus, qui est en haut, de super, par-dessus) : la fin suprême est la fin absolument dernière ; elle est pour l'homme le bonheur parfait, 332 ; 402-403. — Cette fin suprême c'est, en réalité. Dieu, 344. — Motif suprême de l'activité humaine, II, 46. — Culte de l'Être suprême, II, 348-349. — Dieu est le suprême : intelligible, législateur, désirable, II, 574.

Surcroît (substantif verbal de Surcroitre, de sur, en plus, et croître, de crescere) : le plaisir est un surcroît de l'acte, 61 ; II, 91.

Surdité {Surditas, de surdus, sourd) : voir Sourd.

Surérogation, Surérogatoire (Supererogatio, supererogatorius [latin scolastique] de supererogatum, supin de super-e-rogare, donner en plus) : ce qui dépasse ce à quoi l'on est rigoureusement obligé, II, 112.

Sûreté (Securitatem, de securus, sans inquiétude, de se, archaïque 6^erf, particule marquant le manque, sans, et cura, souci) : sûreté dans le jugement ou bon sens, 286-287. — L'État doit garantir la sûreté des citoyens, II, 248 ;

Surface (de Sur, au-dessus, et face, de faciès, forme, aspect, à l'imitation de superficies = super-facies) : les surfaces sont une perception naturelle de la vue, 179. — Surfaces, objet de la Géométrie plane, 625-626.

Surhomme (de Sur, au-dessus, et homme. Néologisme créé pour traduire l'expression allemande correspondante chez Nietzsche : Uebermensch) : celui qui se met au-dessus « du bien et du mal » et ramène tout à la force et au succè-. Cette déification de l'individu a été imaginée par Nietzsche.

Surmenage (de Surmener, de sur, en plus, et mener, du verbe archaïque, minare, pousser devant soi) : surmenage de l'activité, cause de douleur, 62-63 ; 64 : 65.

Surnaturel (de Sur — en plus, au-dessus, de super, et naturel, de naturalis, de natura, de nasci, natus sum, naître) : dans le langage théologique on définit le surnaturel en général : ce qui dépasse et les forces et les exigences de la nature. Puis on distingue : 1") Le surnaturel strict ou absolu : c'est celui qui dépasse les forces et les exigences de toute nature, créée ou possible. Exemples : aucun être n'est capable par ses propres forces de connaître la vie intime de Dieu, c'est-à-dire l'unité de nature et la trinité des personnes ; il faut que Dieu hii-même la manifeste par une révélation. Dieu ainsi connu est l'objet propre de la Théologie strictement dite, tandis que l'objet propre de la Théodicée ou Théologie rationnelle, c'est Dieu connu par les seules lumières de la raison, II, 554. De même, l'homme peut parvenir par sa raison à une connaissance discursive de Dieu (II, 456) ; mais nul être ne peut parvenir par ses propres forces à la vision intuitive, à voir Dieu face à face : cette vision est un don strictement surnaturel. — 2'') Le prêter naturel ou surnaturel relatif : c'est celui qui dépasse les forces et les exigences de telle nature créée, mais non de toute nature créée. Exemples : parler hébreu est naturel à certains hommes qui ont appris cette langue, mais le parler sans l'avoir appris serait préternaturel. Flotter sur l'eau est naturel au liège ; mais qu'une pierre surnage, c'est préternaturel, miraculeux. La raison en est que telle chose peut être surnaturelle

TABLE ANALYTIQUE : SuFvie — Symbole 955

relativement à telle nature individuelle et être naturelle à telle autre, c'est-à-dire proportionnée à ses forces, II, 641. Cf. J.-V. Bainvel, Nature et Surnaturel, Ch. Il, p. 42 sqq., Paris, 1903. ~ Surnaturel s'oppose plus ou moins, c'est-à-dire absolument ou relativement, à Naturel.

Survie (de Sur, pardessus, de super, et vie, de vita) : s'emploie quelquefois pour signifier que l'âme survit au corps.

Survivance (de Survivre, de sur, par-dessus, de super, et vivre, de vivere"^ a) Survivance de l'âme, II, 549. — b) On nomme survivance, en Histoire naturelle, la réapparition d'un caractère ancestral qui avait disparu dans les espèces ou dans les générations intermédiaires, 115. Voir Atavisme. — c) Ce mot signifie encore la persistance à l'état rudimentaire d'un organe atrophié, 702-703, ou survivance des plus aptes à la lutte, II, 614. — d) Survivance des idées à l'état latent ou de sourde conscience, 199.

Suspension (Suspensio, action d'être suspendu, action de suspendre, de suspensum, supin de suspendere = suh-pendere, attacher en haut, suspendre) : a] Acte ou état d'esprit du philosophe pyrrhonien, qui consiste à s'abstenir de juger : c'est l'eTO/vi, II, 421. — b) Dans le doute, on doit surseoir à tout juffement, 773.

Syllabique [Syllabicus, 7-jXXa|iity.o,-, qui concerne les syllabes, de syllaba. ^uÀÀafiÀ, assemblage de lettres formant un son, de '7uXXaa'iiâvr,.«=-7uvXa|jifiâvw, prendre ensemble, rassembler) : écriture syllabique, 439.

Syllogisme (Syllogismus, r:\j\\fj-(\<iijyjz, calcul, raisonnement, de «ruÀXoyi'^oy.at, assembler par la pensée, d'où calculer, raisonner, de cûXXoyo;, rassemblement, de riuÀXiYw = r7uv-X£Yw. unir avec, rassembler) : argument composé de prémisses telles que la conclusion en découle néce.ssairement. • — Structure et éléments du syllogisme, 535. — Figures et modes, 536. — Nombre des figures (Aristote et Lachelier), 537. — Modes concluants et utiles, 539.

— Modes concluants, mais inutiles 546. — Réduction des modes, 539. — Réduction à l'absurde, 540-541. — Règle et lois générales du syllogisme, 541. Règles particulières à chaque figure, 544. — Syllogismes irréguliers, 547. — Syllogismes composés, 549. — Principes fondamentaux du syllogisme : a) de la quantité, 551 ; b) de la qualité, 553 ; c) de la causalité ou syllogisme inductif, 683. — Points de vue compréhensif et extensif, 556. — ■ Représentations graphiques des syllogismes, 557. — Syllogisme démonstratif ou du nécessaire, 561.

— Objections contre le syllogisme, 564-665. — Comparaison avec la démonstration mathématique, 636. — Avantages et abus de la méthode syllogistique, 841-843.

Syllogistique [Syllogisticus, 'ruXXoytcTc/.ôç; qui concerne le raisonnement, de Tu/XoYiCoi:/'/^ rassembler par la pensée) : a) Méthode syllogistique : a) Avantages, 841-843 ; b) Inconvénients, 843. — b) La Logistique est l'art de réduire le raisonnement au calcul, au moyen de symboles empruntés à l'Algèbre, 566<

Symbiose (— vyfiîwr:'.-:, vie en commun, de t\j[j.J^\.'jm. vivre ensemble) : a) Eu Biologie : rapport de deux êtres qui concourent à l'entretien d'une même vie organique : vg. dans une colonie animale. S'oppose à Parasitisme. — b) Par analogie, en Sociologie, participation à une vie commune.

Symbole [Symbolum, (jûafsoXov. marque, signe de reconnaissance, de ffupliccXXoj^Tuv.paXXw, jeter, mettre ensemble) : ce qui représente autre chose en vertu d'une correspondance analogique, 87 ; 213 ; 227 ; 435.

956 TABLE ANALYTIQUE : SymboHque — Syncrétisme

Symbolique (de Symbolicus, ïua'BoÀixo;, qui explique à l'aide d'un sif^ne de <7ua'ioÀ-/i. rapprochement) : a) Ce qui emploie des symboles. — Écriture symbolique, 438. — La Logistique, 566. — b) Ce qui constitue un symbole • vg. la balance est symbolique de la justice, 435.

Symbolique (La) ( de Symbole) : a) C'est la théorie des symboles. — b) La Symbolique, au sens de Leibniz, c'est la Caractéristique universelle ou ce que l'on appelle aujourd'hui la Logistique ou Algèbre de la Logique, 566.

Symbolisme (de Symbole) : a) Système de symboles ; vg. le symboH-ime algébrique. — b\ Méthode qui consiste à interpréter les croyances mythologiques des anciens en leur attribuant une valeur allégorique. Elle fut employée par les Néo-Platoniciens pour pallier l'absurdité ou l'ignominie de certaines croyances païennes. — c) Symbolisme dans la littérature et dans l'art, 435 ; 217.

Symétrie (pour Symmétrie, de symmetria, (TJaasTpia, réduction à une c^n\mune mesure, symétrie, de «t-jv. avec, aÉTpov. mesure) : a) Au sens large, par analogie à la symétrie proprement dite des figures géométriques : toute disposition dans laquelle il y a des éléments qui se répondent. — b) Juste proporiion, correspondance régulière qu'ont entre elles les parties d'un tout ; vg. uiî bâtiment central flanqué de deux ailes bien proportionnées, II, 383.'

Sympathie, Sympathique {Sympathia, Tutxiràôeta, participation à la souffrance, compassion, puis, en général, communauté de sentiments, de cu.oiTraOv-;. qui éprouve de la sympathie, de ctjv, avec TrâOo-r. ce que l'on éprouve) : phénomène en vertu duquel un être reproduit les modifications subies par un autre être. — Point de vue : a) physiologique : le bâillement et le rire sont des cas de sympathie physiologique ; — b) psychologique : degrés de la sympathie, 86-88. — Ses causes, 88 ; — c) moral :' théorie d'ADAM-SMiTH, II, 82."

Symptôme (^Ja-Tw^a, coïncidence, de tuu-tÂ-tzzo), tomber sur, se rencontrer, coïncider) : par analogie avec le sens médical : ce qui dans un individu ou dans une société est l'indice d'un changement ou d'un état caché.

Synallagmatique (de ^^JvaXÀayaa, échange de relations, pacte, de ^jvaXXâcrTc.., mettre en relation, de tuv, avec, aÀXaaTw, changer, échanger, de iX/.o;, autre) : le contrat synallagmatique est un contrat bilatéral qui oblige réciproquement les deux parties contractantes; vg. les Concordats, II, 341.

Syncatégorématique (du latin scolastique Syncategorematicus, de crôv. avec, xaTr,Yosr,y.a. accusathm, qualité attribuée à un objet, de xarTiyopito, accu-^er' énoncer, de xaxâ et àyopï-jw. parler en public, de àyocâ, assemblée, de ->'£•:(.)'. réunir) : l'infini en puissance ou indéfini est appelé syncatégorématique, parce qu'il ne contient pas actuellement toutes ses parties,'mais peut être augmenté indéfiniment, par opposition à l'infini en acte qui est dit catégorématique. — Un terme syncatégorématique est celui qui, pour avoir une signification di>it être adjoint à d'autres termes ; vg, ce qui, aussi, 520. — S'oppose à Catoiorématiqnc. '^

Synchronisme ÇL'rr/yy^'-'^iJ-o^, de crûv/povo:, contemporain, de <7uv, avec et zpôvoç, temps) : rapprochement fondé sur un rapport de contiguïté dans le temps, 216. ■

Syncrétisme (lu7xpr,Ttc7uo-:, littéralement réunion à la manière des- Cretois, dont toutes les villes se liguaient contre l'ennemi commun, de tÛv, avci .' xprjTilw, agir en Cretois) : se dit, par analogie : a) De toute tentative pour réunir

/ TABLE analytique: Syndérèsc — SyngénèsB 957

vaille que vaille en une seule plusieurs doctrines différentes. — b) Du rapprochement plus ou moins forcé de ces doctrines. Philon d'Alexandrie, par exemple, a tenté d'amalgamer la philosophie, grecque et les doctrines orientales. Le Syncrétisme est la tendance do l'École d'Alexandrie. — Dans le Syncrétisme, il y a simple mélange et juxtaposition de doctrines; tandis que, dans V Éclectisme, il y a eiïort de fusion et de conciliation. — c) Syncrétisme s'emploie encore pour signifier : Vue d'ensemble confuse d'un tout complexe.

Syndérèse (de — -'vrr'pr.cti;, conservation, observation, de Tuvr-rjoinj, conserver, observer ; le changement de t en o proviendrait de la façon de prononcer le grec au Moyen Age. D'après Ueberweg, ce mot proviendrait d'une faute de copiste dans un texte de S. Jérôme, où il faudrait lire Tuvsior.T'.;. Ceux qui écrivent syntérèse, prétendent qu'il faut lire, dans le même texte «7unqpYi(7t;) : «) Ce mot signifie dans la langue scolastique : 1°) la connaissance habituelle des principes constitutifs de la loi morale ; 2°) la conscience morale. — b) Dans un sens plus restreint, il signifie remords. Cf. Bossuet, De la connaissance de Dieu..., Ch. i, § vu.

Syndicalisme (de Syndical, de syndic, de syndicus, Tuvor/.oç, qui assiste quelqu'un en justice, défenseur, de aOv, avec, o''xvi. justice) : forme de Socialisme, II, 202.

Syndicat (de Syndic, de syndicus, Tuv'îty.o;, qni assiste quelqu'un en jtistice, défenseur, de -^Jv, avec, oix-/], justice) : ce mot a pris, de nos jours, le sens spécial de réunion de personnes, vg. patrons, ouvriers, commerçants, chargées de soutenir les intérêts communs d'une corporation. C'est l'une des formes nouvelles du droit d'association, II, 285-286.

Syndrome (iwopoaTi, concours, de cruvopoixîTv, infinitif aoriste 2 de 'îvvcè'xîtv. courir avec) : ensemble particulier et habituel de symptômes morbides.

Synéchisme (de l'anglais Synechism) : mot par lequel C. S. Peirce désigne sa doctrine épistémologique, qui accorde une importance capitale à l'idée de continuité en philosophie. Cf. The Law of Mind, dans The Monist, T. 11, 1891-1892, p. 533-559.

Synergie, Synergique (HuvcSYi'a, coopération, de auvsçyô;. qui prête son concoui's, fait le même travail, de t^-^, avec, scyov, travail) : c'est le concours de plusieurs activités pour remplir une même fonction ; vg. les diverses fonctions vitales dans un même organisme ; l'industrie, le commerce, l'activité scientifique dans une même société.

Synesthésie (— uvaiVJrj^n, de Tuv-ataOavou.'/.'., sentir en même temps) : a) Il y a synesthésie quand l'impression faite sur un organe sensoriel déterniintune sensation et dans cet organe et dans un autre. Dans l'audition «(durée, cas pathologique de la perception sensible, des chilTres entendus évoqueront, par exemple, l'image visuelle de tel personnage. — b) Association de natures différentes qui semblent le symbole l'une de l'autre.

Syngénèse, Syngénésie (de ---v. avec, -'îvo-:. naissance, y^^-'^'î' origine ; de T\j'r'^iyjrjiJ.yi'.. (TUYYïv/^Toy-a'.. naître. Racine V'^- engendrer, naître) : système qui suppose que les premiers individus de chaque espèce contiennent en germe tous leurs descendants. Malebranche soutient cette hypothèse mal fondée. Cf. Entretiens sur la Métaphysique et sur la Religion, X*", § 3-5.

958 TABLE ANALYTIQUE : Synonyme — Systématique (La)

Synonyme {Synonymus, (Tuvwvuv-oç, de même nom, de oùv, avec, ovoua, pour o-Tvo-ua. de o prosthétique et Yt-yvoj-ffxoj. apprendre à connaître) : se dit d'un mot ayant avec un autre une analogie générale de sens, mais une nuance différente d'acception, 45^.

Synopsie (formé d'après — uvo|/t:. vue d'ensemble, de i7-'vo']rfot/at, futur de suv-oçâoj, voir ensemble) : il y a synopsie quand l'audition d'un son détermine une sensation colorée ; vg. chaque voyelle suggère l'idée d'une couleur déterminée. Ce mot est synonyme d'audition colorée.

Syntactique (La) (de -uv-axxtxôç, qui met en ordre, de cJv-raTdw, ranger ensemble) : c'est « la science des combinaisons et de l'ordre » (Cournot, Traité de V enchaînement des idées fondamentales dans la science et dans l'histoire, L. II, Ch. II, § 11).

Syntaxe [Syntaxis, «juvraçcç, mise en ordre, disposition, de (îuv-Taaaw. ranger ensemble) : partie de la grammaire qui traite de l'arrangement des mots et de la construction des phrases, 450 ; 464-465.

Synthèse [Synthesis. TÛvOcatç, action de mettre ensemble, de (tuv-tiOtiU.'., rassembler) : a) Sens général : action de réunir divers éléments jusque-là donnés séparément. — b) Marche de l'esprit allant des notions simples aux composées, ou de propositions certaines à d'autres qui en résultent nécessairement. — c) Vue générale qui résulte de la comparaison d'un ensemble de détails : vg. synthèse historique : « Pour un jour de synthèse, il faut des années d'analyse. » (Fustel de Coulanoes, Histoire des Institutions politiques de V Ancienhe France, T. I, Introduction, p. xiii, Paris, 1891). — d) Acte de l'esprit qui forme un tout de diverses représentations, sentiments ou tendances. La synthèse mentale, qui coordonne des faits nouveaux, est une opération distincte de l'association des idées qui reproduit des groupes de phénomènes formés autrefois. — Définitions, 609-610. — Synthèse rationnelle, 610 . — Synthèse expérimentale, 613-614. — C'est une progression, 614. — Règles, 615. — Emploi : procédé propre à l'enseignement, 616-617. — Comparaison avec la déduction, 622. — La science tend à la synthèse, 597 ; 623-624. — Grandes synthèses scientifiques, 655. — Synthèse métaphysique de l'histoire, 748. — Synthèse des inclinations supérieures, 97-98. — Synthèse des notions et vérités premières, 343. — S'oppose à Analyse.

Synthétique (^uvOstixôç, qui concerne l'arrangement, de (tvvOsto;, composé, formé de parties réunies, de o-uvTcOr,|xt, rassembler) : ce qui constitue une synthèse aux sons divers de ce mot ou ce qui résulte d'une synthèse. — Jugement synthétique : a] a posteriori, 273 ; b) a priori, 274. — Langue synthétique, 455 ; 461. — Esprit synthétique, 617. — S'oppose à Analytique.

Systématique {Systematicus, au'jrr^iJ.'x-v/.rjç. qvù forme un tout, repose sur un ensemble de principes, de (jvcrTr,;xa, ensemble) : ce mot se prend : a) En bonne part : vg. un esprit systématique, c'est un esprit capable de réaliser une puissante synthèse. — ■ b) En mauvaise part : vg. un esprit systématique, c'est un esprit étroit et entêté qui ramène tout, de force, à une idée dominante préconçue, 258. — h'opposition systématique aux actes d'un gouvernement est l'attitude immorale de ceux qui en critiquent tous les actes, qu'ils soient bons ou mauvais. C'est une opposition de parti pris.

Systématique (La): c'est, dans une science, la partie qui fait la classification des objets étudiés ; vg. en zoologie, en botanique.

TABLE ANALYTIQUE : Système — Talent 959

Système [Systema, ffucTr,,;/'/, réunion en un corps de plusieurs objets, ensemble, ensemble de doctrines, de (uv-iar/iv-t, placer ensemble, rassembler, de C7JV, avec et de la racine cjTor, se tenir debout ; d'où avec redoublement aiTTYii'/'., iG-Tyi|^.t) : a) Le mot système implique l'idée de coordination de matières scientifiques, philosophiques, etc. Différence entre système et théorie, 655. — b) Un système philosophique est une synthèse d'idées se rapportant à un même objet ; vg. système du doute méthodique de Descartes. — c) Esprit de système : se prend ordinairement dans un sens défavorable pour indiquer l'étroitesse et l'entêtement. C'est un obstacle à l'usage impartial des facultés intellectuelles; vg. dans l'observation scientifique, 651, 2. — d) Système s'emploie encore pour signifier un ensemble d'éléments qui forment par leur dépendance mutuelle un tout organisé ; vg. le système planétaire.

Table [Tabula, planche, tablette, tableau, table) : table rase (Aristote, Locke), 302, 1. — Tables de Bacon, 666. — Table des notions premières, 296-297.

Tabou (du polynésien Tabu) : ce mot, en polynésien, signifie ce que les profanes ne peuvent toucher sans commettre un sacrilège. Cette interdiction n'est pas motivée, et la sanction qui atteint les violateurs n'est pas une pénalité légale, mais une calamité envoyée par les puissances supérieures, les dieux, vg. mort, cécité.

Tacite [Tacitus, silencieux, de tacitum, supin de tacere, se taire) : le consentement tacite est coupable, quand un supérieur, vg. les parents, gardent le silence, alors qu'ils devraient blâmer une faute. Ici s'applique le proverbe : Qui ne dit rien consent. De même, quand on autorise par respect humain le mal qu'on pourrait empêcher, II, 116. — Consentement tacite ou implicite à une forme de gouvernement, II, 226. — Reconnaissance tacite d'un pouvoir usurpé, II, 231-232. — S'oppose à Exprès, à Explicite.

Tact (Tactus, action de toucher, le toucher, de tactum, supin de tangare. toucher) : a] Synonyme de toucher. — Objet et organe du tact, 157 ; 178-179 ; 182. — Rôle du tact, 186 ; 192 19:^. — h) Au figuré : intuition délicate et sûre de ce qu'il convient de dire ou de faire. — Le tact du vrai, 617.

Tactile (Tactilis, tangible, palpable', de tactus, toinehcr) : ce qui est relatif au tact. — Sensation tactile, 74 ; 186 ; 192-193. — Étendue tactile, 191. — Langage tactile, 438 ; 452, 1.

Taine (Hippolyte) : objection contre la distinction entre la Physiologie et la Psychologie, 29. — L'inconscient, 142. — Théorie de l'hallucination vraie, 171, 4. — Mécanisme de la localisation des sensations, 190, 1. — Cas extraordinaire de reviviscence d'états de conscience, 197, 2. — Nominalisme, 254. — Déterminisme physique et physiologique, 391, 4. — Abus des grands mots pendant la Révolution, 454-455. — Construction des figures matliématiques, 630, 1. — Caractère des postulats mathématiques, 634, 6. — .Méthode d'accord : exemple, 668, 2. — Reproche aux Ctmstituants leui; esprit de chimère, 748, 1. — ■ Théorie du milieu, du moment et de la race, 749, 2. — La Déclaration des droits de l'homme, II, 300.

Talent [Talenium, TocXavTov. plateau de balance, poids, somme d'argent, d'où valeur naturelle ou acquise dans un genre quelconque) : esprit, talent et génie. II, 405.

960 TABLE ANALYTIQUE : Tangible — Téméraire

Tangible (Taiigibilis, de tangere, toucher) : a) Ce qui peut être touché . — b) Au figuré, ce qui est facile à constater, à comprendre : vg. vérité tangible.

Tautologie {Tautologia, TauToXoyix, de TaCiToÀôyoç, qui redit -la même chose, de TaOro, le même, Xiyw. dire) : a) Proposition identique, dont le sujet et le prédicat expriment un seul et même concept. — Définition tautologique, 525, 3. — Jugement analytique et jugement tautologic|ue, 564, 1. — Le sjilogisme est-il une tautologie ? 564. — b) Variante de la Pétition de principe : sophisme qui prétend démontrer une thèse en la reproduisant sous d'autres mots, 801.

Taxinomie, Taxologie ; Ta;-.?, ordre ; voaoç. loi ; Àôyoç, discours) : science des classifications.

Technique {Tt/yvA.6i, qui concerne un art, de té/v-/-,. art) : ce qui est propre à un art, à une science. — a) La technique d'un art, d'une science praticiue, c'est l'ensemble des procédés employés par cet art ou cette science pratiqae. — b) Connaissance technique : c'est une connaissance envisagée du point dt/ vue de son application à une fin pratique, abstraction faite de sa valeur logique qui est présupposée. — c) Terme technique : c'est un terme qui n'appartient pas à la langue commune ; d'où le sens de scientifique.

Technologie (TsxvoXoyi'a. de ri/v-/],^ art ; Xoyoç, discours) : science pratique des arts industriels, qui est aux arts ce que la Logique est aux sciences. Elle analyse leurs procédés opératoires et détermine les conditions et les lois de leurs progrès.

Tedeschini (Père Pietro) : prouve que, en dehors des Thomistes. presque tous les Scolastiques admettent la possibilité des corps simples quant à l'essence, II, 522, 3, 4.

Tiieilard du Chardin (Père Pierre) : comment se pose la question du transformisme ? II, 623-626.

Téléologie (TiÀEo;. dernier, de xiXo; fin ; Àôyo;. discours) : a) C'est l;i partie de la Philosophie qui s'occupe des causes hnales, 332-338. — b) Doctrinr qui prétend que le inonde est un système de rapports entre moyens et fins.

Téléologique (de Téléologie) : ce qui constitue ou concerne un rapport de finalité. — Kant appelle jugement téléologique celui qui porte sur les causes linales internes et externes. Cf. Critique du Jugement, 11^ Partie. — Argument téléologique pour prouver l'existence de Dieu, II, 561.

Télépathie, Télépathique (de Ti;)i£, loin, au loin ; ttocOcç, ce qu'on éprouve, c'est-à-dire tout ce qui aiïecte le corps ou l'âme, par opposition à ce que l'on fait. Racine -rraO, souffrir, subir. Cf. è-rraO-ov. aoriste 2 de Traff/w. être aflecté de telle façon) : ce mot désigne la relation de deux esprits se communiquant leurs pensées et leurs sentiments à distance, c'est-à-dire sans l'intermédiaire d'aucun signe sensible. Cette communication aurait pour cause la sympathie préexistante entre diverses personnes. Mais l'existence des faits télépathiqucs n'est pas suffisamment établie, 484.

Télesthésie (de Tclz, loin, au loin ; ataOr.o-tç , faculté de percevoir par le-, sens) : perception à distance, mais sans l'intervention d'un second esprit comme dans la Télépathie.

Téméraire (Temerarius, fortuit, inconsidéré, téméraire, de temere, au hasard, sans réllexion) : qui est d'une hardiesse inconsidérée. — Jugement téméraire, II, 207.

TABLE ANALYTIQUE : Témérité — Tensioii 9G1

Témérité (Temeritas, hasard, irréflexion, de teinere, au. hasard) : audace imprudente, II, 128.

Témoignage (de Témoigner, du latin populaire testimoniare, de testimonium, témoignage écrit ou oral, de testis, témoin) : a) Attestation d'un fait, 735. — h) Contenu de cette attestation : textes, traditions, monuments, 739-742. — Importance du témoignage, 735. — Fondement de la foi au témoignage, 737.

— Règles de la critique du témoignage, 738. — Valeur du témoignage doctrinal <<u autorité, 811. — Valeur du témoignage universel, 840.

Témoin (de Testimonium, témoignage, de testis, témoin) : celui qui a vu ou entendu quelque chose, 735. — Qualités d'un bon témoin, 738 ; 742. — Organe témoin : persistance à l'état rudimentaire, 702-703.

Tempérament {Temperamcntum, juste mélange, équilibre, de trmperare, mélanger dans une juste proportion, de tempus, température) : a) Ensemble des traits caractérisant la constitution physiologique d'un individu. — Variétés, 391. — ■ Influence sur la liberté, 392. — Tempérament et caractère, 404 ; 407.

— b) Au figuré : tournure d'esprit caractéristique d'un homme.

Tempérance ( Temperantia, mesure ; modération, de temperans, participe présent de temperare, mélanger, modérer, de tempus, température) : a) Modération dans l'usage de ce qui flatte les sens, II, 130 ; 158. — C'est un juste milieu, 64-65 ; II, 127-128. — b) Modération dans l'usage des aliments et des boissons, surtout des boissons alcooliques. — Sociétés de tempérance, II, 376.

Tempéré [Temperatus, participe passif de temperare, temperatum, mélanger, modérer, de tempus, température) ; Monarchie tempérée, II, 233. — Formes de gouvernement tempéré ou à l'état mixte, II, 235.

Temporel (Temporalis, de tempus, température, temps) : a] Ce qui est dans le temps ou concerne le temps. — S'oppose à Intemporel, qui caractérise le monde nouménal, 386. — b) Ce qui est relatif à la vie présente : l'Église n'a pas de pouvoir direct sur le temporel, c'est-à-dire sur les choses terrestres, II, 343.

Temps ( Tempus, température, sans doute de même origine que Tepor, faible chaleur. Dans tempus, la racine a été renforcée de la nasale m. Des variations de température on est passé à l'idée de temps bon ou mauvais, puis à l'idée abstraite de durée) : systèmes divers sur la nature du temps : N;^WTON, Clarke, Descartes, Gassendi, Kant, II, 501-503. — D'après Leibniz : c'est l'ordre des phénomènes successifs, II, 503. — Temps possible et temps réel. II, 503-504. — Temps proprement dit et diii'éo : origine de ces notions, II, 505. — Temps et mouvement, II, 506. — Temps do réaction : durée comprise entre une excitation et la réaction qu'elle provoque. — La définition du temps par Laplace semble se référer à celle de Leibniz : « Le temps est pour nous l'impression que laisse dans la mémoire une suite d'événements dont nous sommes certains que l'existence a été successive. » (Exposition du Système du Monde, Livre I, Ch. m).

Tendance (dérivé de Tendre, de tendere, déployer, se diriger vers) : a) Caractère de ce qui tend à une fin. — b) Pui.ssance d'action dirigée dans un sens déterminé, qui ne s'actualise que plus ou moins. En Psychologie, tendami' signifie tous les phénomènes d'activité spontanée. — C'est un élémenl df l'inclination, 67 ; 82 ; 83 ; 84.

Tension [Tensio. de tensum, supin de tendere, tendre, étendre) : a) Sens stoïcien : force interne qui rend toute chose cohérente, soit que le principe de cette cohérence réside dans la chose elle-même ou dans une autre plus parfaite,

962 TABLE ANALYTIQUE : Téiatologie — Théétète

II, 602 ; spécialement l'effort de l'âme pour saisir la connaissance vraie ou résister à l'influence des choses extérieures, II, 94. — b) Tension psychologique : « La réunion de ces deux phénomènes, une synthèse nouvelle, une forte concentration et des faits de conscience très nombreux, constitue un caractère qui doit être essentiel en psychologie, ce que l'on peut appeler par convention la tension psychologique. >' (Pierre Janet, Les Obsessions et la Psychasthénie, T. I, p. 495, Paris, 1903).

Tératologie (Tipa;. rspa-o;. monstre ; /oyoç, discours) : partie de la Biologie qui traite des monstres et des malformations. — Tératologie psychologique, 723-724.

Terme {Tenninum, borne, limite. Cf. Tspawv. T£çu.a, borne) : a) Limite, borne : vg. terme de la vie. — b) Expression verbale qui représente une idée définie, déterminée : vg. terme simple, terme complexe. Différence entre terme et mot, 515, n. 2. Dans la pratique s'emploie comme synonyme de mot. — -") Un des éléments simples entre lesquels existe une relation logique ou mathématique ; vg. le sujet et le prédicat, 266. — Connotation et dénotation, 515. — Division des termes, 518. — Pvègle des termes, 520. — Termes du syllogisme, 536. — Règles relatives aux termes du syllogisme, 541.

Terminisme [Terminus, borne) : nom donné au Nominalisme d'OccAM et de ses successeurs, 254.

Terminologie (de Terminus, borne, terme ; Xôyo?, discours) : a) Étude des termes techniques relatifs à une science ou à un art. — b) Ensemble des termes techniques employés par une science ou un art ; vg. terminologie scolastique, chimique.

Terminus a quo,Ter minus adquem: locutions scolastiques, qu'on emploie encore pour désigner dans un processus le point de départ et le point d'arrivée.

Tertium quid : locution scolastique : se dit d'un troisième terme qui doit être pris en considération dans une analyse ou discussion, où jusque-là on n'en a examiné que deux.

Test (mot anglais signifiant épreuve, pierre de touche, critérium) : épreuve servant à déterminer, chez un individu ou un groupe, la présence ou le degré de> caractères physiques ou mentaux qui leur sont propres ; vg. nombre des fautes d'orthographe commises dans une composition dictée, dont le profe.sseur recueille les copies sans laisser aux élèves le temps de les relire.

Testabilité (de Testabilis, qui a le droit de déposer en justice, de testari, être témoin, attester) : la testabilité d'un fait est le caractère qu'a ce fait d'être plus ou moins apte à devenir objet de témoignage. Ce terme a été créé par Ed. Claparède. Cf. Expériences collectives sur le témoignage, dans Archives DE I^svchologie, 1906, p. 355.

Testament, Tester [Testamentum, dernières volontés, testament. Testari, attester, de testis, témoin) : droit de tester, II, 197. — Liberté de tester, II, 197-198.

Texte ( Textus, tissu, suite du discours, texte, de textum, supin de texere, tisser, tresser, exposer) : critique des textes, 741-742.

Théétète (0caiTr,To;. disciple de Socrate, de B^o;, Dieu ; aîr/;To,-. demandé, obtenu, de aiTsw. demander, obtenir) : titre d'un dialogue platonicien, 452, 5.

TABLE ANALYTIQUE : ThéisiTie — ThéoFème 963

Théisme (de Bîôç, Dieu ; la racine est : a) soit Osa, prier : Dieu est celui qu'on prie ; b) soit Os, placer, poser : Dieu est celui qui pose, établit, crée) : quand on veut marquer une différence entre Théisme et Déisme, on dit que le Déisme admet l'existence de Dieu, mais exclut quelquefois la Providence et se montre hostile à toute Révélation, tandis que le Tfiéiswe admet l'existence d'un Dieu, auteur et Providence du monde, et ne repousse pas la Révélation. — S'oppose à Déisme, Athéisme, Panthéisme.

Thème {Thema, (diy.'x, ce qu'on pose, sujet donné) : sujet de réflexion, de discussion ou de développement.

Théocratie (Oioxpan'a, de 0£o;, Dieu ; kpoi-roç, force du corps, domination puissance) : a) Au sens strict: gouvernement où Dieu désignerait directement le sujet du pouvoir, II, 224 ; ou même indiquerait lui-même les mesures à prendre. — b) Gouvernement exercé par une caste sacerdotale. Cf. A. Comte, Catéchisme positiviste, Entretien XII, p. 333-344, Paris, 1890'.

Théodieée {(-}î6ç, Dieu ; ot'xr), justice) : a) Terme créé par Leibniz (1710) pour exprimer la justification de la bonté de Dieu, contre laquelle on objecte l'existence du mal, II, 554. — b) Employé par I'École éclectique pour désigner la partie de la Philosophie qui traite de Dieu. Cet emploi est défectueux, puisque le terme, signifiant simplement la justification de Dieu, n'est pas adéquat à son objet. Il faut dire Théologie naturelle ou rationnelle. — Sa place en Métaphysique, 4 ; 5 ; 594 ; II, 457. — C'est la science de Dieu connu par la raison, II, 554. — Cf. G. Hayward Joyce, Principles ai Natural Thcology, Londres, 1923.

Théologie ( Thcalogia, HîoÀoyta, de 0jo;, Dieu ; Xoyoç, discours) : a) La Théologie strictement dite est l'étude de Dieu au moyen des lumières fournies par une révélation surnaturelle, qui perfectionne les données de la raison naturelle. — b) La Théologie naturelle, rationnelle, qu'on nomme aussi Théodieée, est l'étude de Dieu au moyen de la raison, II, 554. Ces deux sciences, qui ont même objet matériel, diffèrent par leur objet formel. — c) On subdivise hi Théologie strictement dite en : 1°) Positive, qui étudie les données sur lesquelles reposent le dogme et, la morale catholiques : Sainte E^criture, Tradition, Œuvres des Pères de l'Église, Textes des Conciles, Enseignements du Magistère Pontifical. — ■ 2") Scnlasiique, qui est la systématisation et la justirication rationnelle des données fournies par la Théologie positive ; vg. la Somme théologique de Saint Thomas d'Aquin.

Théologique (de Théologie) : a) Ce qui concerne la théologie ou ce qui a le caractère de la Théologie ; vg. argument théologique. — b) Chez A. Comte, c'est le premier des trois états, II, 447.

Théophilanthropes (0côç, Dieu ; -^lÀoç, ami ; àvOpwTco;, homme) : secte philosophique qui, sous le Directoire, unissait dans un culte ratinnaliste l'adoration de l'Être suprême et l'amour de l'humanité.

Théophile (©cô^tXo;, de 0côç, Dieu; cpîXos. amil : Saint Théophile d'Antioghe : les passions empêchent de voir la vérité, 809, 1.

Théorème [Theorema, 0£(oo-/i|jl«. ce qu'on peut contempler, objet d'étude, de OïwpÉw, observer, contempler) : proposition que l'on démontre en faisant voir qu'elle résulte d'autres propositions déjà posées. — Différence entre théorème et problème, 632.

964 TABLE ANALYTIQUE : Théorétiquc — Thomas d'Aquin (Saint)

Théorétique ( Theoreticus, Oicoûr.Ttxôç. qui aime à observer, contemplatif, spéculatif, de Octofr,7o;. qu'on peut observer, de Ô£tofioj. observer) : qui se rapporte à la théorie. — a) Aristote fait consister la vertu, la vie la plus haute ou théorétique, dans la connaissance et la contemplation de la vérité, qui est la fin de l'homme en tant que raisonnable. Il l'oppose aux vertus pratiques. qui se rapportent à l'action et sont la fin de l'homme en tant que citoyen. — b) Aristote oppose aussi les sciences théorétiques aux sciences poétiques et pratiques. (Cf. vg. Topiques, L. VI, C. VI, § T.\), 585. — c) S'emploie aussi quelquefois comme synonj'me de théorique ; cependant théorique signifie proprement : qui appartient à la théorie, tandis que théorétique veut dire : qui se rapporte à la théorie, qui a le caractère d'une théorie. — S'oppose à Pratique.

Théorie ( Thcoria, 0£woia, action de voir, d'observer, spéculation, de ©eojco;, spectateur) : a) En général : construction spéculative de l'esprit. — b) Par opposition à la pratique : ce qui est l'objet d'une connaissance indépendamment de ses applications — c) Par opposition à la connaissance vulgaire : c'est un ensemble de raisonnements systématiquement organisés pour résoudre une difficulté ; vg. Théories de la perception immédiate et de la perception médiate, 161. — Théories et systèmes scientifiques, 655.

Théosophie (Bcoao'^îa, connaissance des choses divines, de Gîôtocj>o;, qui sait les choses divines, de ©soç. Dieu, et aocpôç. habile, instruit) : ce mot désigne une fausse théologie mêlée d'illuminisme et de superstition. L'École d'Alexaxdrie donna dans la Théosophie avec Porphyre et Jamblique, 7. — Cf. L. de Grand maison, La Nouvelle Théosophie. Paris, s. d-, Action populaire.

Thérapeutes (de Wcpazîu-/;;, qui prend soin de, médecin, de OsoaTriwo, soigner) : les Thérapeutes, ou médecins des âmes, sont une secte juive fondée en Egypte : ils s'adonnaient à l'abstinence et à la vie contemplative.

Thérapeutique (H^parsuTtxôç, qui prend soin de, ■?, OïpaTtîuTixTi, sousent. Tî/vr,, l'art de soigner, de Oîcairîtjw, soigner) : la thérapeutique des passions, 119.

Thermique (de ©îfî-'-ôç, chaud, de Oipw, échauffer ; racine ôsp, Cf. ferverc être brillant) : sens tliermiquo, 158.

Thèse (Thesis, Oia-.:, action de poser, poser une thèse, proposition. Racine Oî. poser) : a) Proposition avancée avec preuves à l'appui ou position d'une doctrine qu'on soutient contre les objections qu'elle peut soulever ; vg. la thèse du Spiritualisme, II, 536. — b) S'oppose à Antithèse et à Synthèse : premier terme d'une doctrine composée de trois concepts, dont les deuxpremiers s'opposent l'un à l'autre, et que le troisième concilie dans une vue supérieure (Hegel), II, 605-606 ; 608-609. — Si la thèse et l'antithèse semblent également probables, elles constituent une Antinomie. Kant en formule quatre à propos du noumène Monde, II, 433. — c) La thèse {ce qui doit être) et l'hypothèse [ce qui peut être) dans les rapports de l'Église et de l'État, II, 340.

Théurgie (Theurgia, Osovpvia, acte de la puissance divine, de Bîo'î, Dieu ; sp'/ov. œuvre) ; opération magique qui consiste à provoquer l'intervention de Dieu ou des esprits.

Thomas d'Aquin (Saint) : surnommé Doctor angelicus, Doctor cnmmunis. — Voir Scolastique (Philosophie) et Thomas d'Aquin (Saint) à Vlndex des Auteurs.

TABLE ANALYTIQUE : Thomassin (Père Louis) — Toucher 965

Thomassin (Père Louis) : rapports entre le monde intelligible et le monde sensible, 435, 4.

Thomisme (de Thomas) : École philosophico-théologique qui fait prol'ession d'étudier la doctrine de S. Thomas et de la suivre. Au xix« siècle, l'École Néolhomiste a pour but de restaurer l'étude de S. Thomas. « Aujourd'hui le nom de thomiste ou de néothomiste est pris ou accepté par plusieurs philosophes qui, tout en s'inspirant de S. Thomas, sont loin de partager les opinions des anciens thomistes. » (E. Blanc, Dictionnaire de philosophie ancienne, moderne et contemporaine, col. 1168, Paris, 1906). — Récemment on a créé le mot Hyperthomisme pour caractériser l'outrance de certains thomistes dans l'exposition de leur doctrine.

Tiers ( Tertium) : principe du tiers exclu, 289.

Titre (Titulus, inscription, titre) : titres du droit de propriété, II, 189-191. ■ — Titres du prêt à intérêt, II, 357.

TocQUEviLLE (Alexis de) : développement progressif de l'égalité, 753, 3. — Méthode de la politique, 756.

Tolérance (Tolerantia, de tolerans, tolerare, supporter) : a) Manière d'agir : d'une personne qui supporte sans se plaindre la violation habituelle de ses droits ; — ou d'une autorité qui accepte une dérogation aux lois, aux règlements ou à l'application d'un principe. — Tolérance doctrinale, II, 346. — Tolérance des cultes, II, 186 ; 345. — b) Disposition d'esprit qui porte à laisser aux autres la liberté d'exprimer leurs opinions, fussent-elles contraires aux nôtres ; vg. esprit de tolérance.

Tolérantisme (de Tolérance) : excès de tolérance, tolérancesystématique,346.

Toniolo (Giuseppe) : la démocratie chrétienne, II, 239, 4.

Tonnelle (Alfred) : valeur subjective des mots, 215, 2. — Rapports symboliques entre les objets sensibles et les idées morales, 435, 3.

Topique (Tottixoç, qui concerne le lieu, de xorro;. lieu) : a) La Topique, r, TOTTix/j xi/yr^, est la science des lieux commiins, ou l'art de trouver des arguments. — b) Les Topiques (xi ToTitxa, en huit livres) d'ARisTOTE sont cette partie de VOrganon, où il traite de la méthode de la Diatectique et indique les lieux (tôttoi) d'où elle tire les solutions générales qu'elle applique à chaque question. — c) Kant appelle Topique transcendantale la détermination du « lieu transcendantal », c'est-à-dire la place qu'il convient d'assigner à un concept en le rapportant à la faculté de sentir ou à l'entendement. Cf. Critique de la Raison pure : Analytique transcendantale, L. II, Cil. m, Observation 'Sur l'amphibolie des concepts réflexifs. — d) L'adjectif topique signifie : ce qui est bien à sa place, et conséquemment répond bien à la question ou à la difficulté posée : vg. argument topique. *

Tort (substantif participe de tordre, du latin i)opulaire torcere, pour torquere, tourner, entortiller) : ne faire tort à personne, II, 162. — Réparer le dommage et le tort faits, II. 194.

Toto-partiel, Toto-total {Totus, Partialis, du latin scolastique totalis, de totus) : théorie de IIamilton sur la quantification du prédicat, 552.

Toucher (probablement du mot gernianique Tukkan, forme intensive de tiuhan) : l'un des cinq sens, auquel se rapportent diverses sortes de sensations simples plus ou moins complexes, 158. Toucher : a) actif : l'organe du toucher se meut pour palper l'objet perçu, 157 ; 158. — b) passif : il y a seulement contact entre le toucher et l'objet perçu. — Objet et organe, 157 ; 178-179 ; 182. — Son rôle, 186. — S'emploie comme synonyme de Tact.

966 TABLE ANALYTIQUE : TourbilloD — TraHscendaiit

Tourbillon (du latin populaire TurbeUonem, de turbellae, vacarme, sédition, de turba, trouble, foule, confondu avec turbo, iurbinis, tourbillon) : hypothèse \es tourbillons, 656-657. — Le tourbillon vital opposé à l'identité de l'âme, II, 537.

TôPFFER (Rodolphe) : le peintre idéalise la nature en la reproduisant, II, 399, 1.

ToRRicELLi (Evangelista) : hypothèse de la pression atmosphérique, 654.

Tout (du latin populaire Tottum, pour totum) : tout physique ou concret, 527. — Tout logique ou potentiel, 527.

Toute-Puissance : attribut divin, II, 597.

Tracy (Antoine-Louis-Claude Destutt de) : supériorité du langage vocal, 439, 4. — Besoin, fondement du droit, II, 133.

Tradition ( Traditio, action de remettre, de traditum, supin de tradere, remettre, communiquer, de trans, au delà, dare, donner) : a) Ce qui dans une société, spécialement dans une société religieuse, se transmet de génération eu génération. — b) En Critique historique, document transmis par la parole. — Critique des traditions, 740.

Traditionalisme (de Traditionnel, de tradition) : a) En général, doctrine qui réclame la conservation des formes politiques et religieuses transmises par la tradition. — b) En Philosophie : erreur de ceux qui exagèrent la nécessité de la tradition et estiment que la raison ne peut parvenir par ses seules forces à la vérité (de Bonald, J. de Maistre, La Mennais, Bautain, Ventura) : origine du langage, 442-444. — Peut-en penser sans le langage ? 452, 4. — Le consentement universel, 815. — La véracité divine et le Fidéisme, 818 ; II, 556.

Traducianisme (de Traducere, transmettre, de trans-ducere, mener au delà ; erreur de ceux qui ont prétendu que l'âme des enfants provient du corps et de l'âme des parents. — Le Génératianisnie soutient que l'âme des enfants provient de l'âme des parents, et non de l'âme et du corps. Cette double erreur s'oppose à la Création ou Créatianisme. — Leibniz appelle le Traducianisme « traduction des âmes ». (Théodicée, Part, l, § 86. P. IH, § 397.)

Trafic (de l'italien Traffico] : l'État doit favoriser le trafic en facilitant la circulation de la richesse, II, 249-250.

Trance (mot anglais signifiant catalepsie) : s'emploie pour désigner l'état des médiums au moment où ils exercent leur action, les états somnambulique>. hypnotiques, les transformations de la personnalité.

Transcendance (de Transcendant, de l'ancien verbe transcender, de Iranscendere = scandere, franchir, dépasser) : a) Existence de réalités transcendantes : Dieu, en tant qu'il est personnel, distinct du inonde. — Substances ou choses en soi, qui existent derrière les phénomènes ou apparences sensibles. — b) Principe de transcendance, 737, 2. — Procédé de transcendance : 1°) pour déterminer les attributs dii'ins, II, 580-581 ; 2°) pour idéaliser, II, 395 ; 402.

Transcendant (adjectif participe de l'ancien verbe Transcender, de transcendere, franchir, dépasser) : a) En général, ce qui s'élève au-dessus d'un niveau donné : vg. génie transcendant. — b) Ce qui est au delà de toute expérience possible : « Nous appellerons immanents les principes dont l'application se tient absolument dans les bornes de l'expérience possible, et transcendants, ceux qui sortent de ces limites. » ( Kant, Critique de la Raison pure, Introduction

TABLE ANALYTIQUE : Transcendaiital — Transition 967

à la Dialectique transcendantalc, § I. Traduct. Tkemesaygl'es, p. 293, Paris, 1909 2). — Kant appelle transcendante toute connaissance qui dépasse l'expérience et qui, par là même, est illusoire à ses yeux. Aussi, d'après lui, la philosophie ne peut être transcendante, parce qu'elle ne saurait atteindre les choses en soi, les nnumènes, qui ne tombent pas sous l'expérience, II, 430-431 ; 432-434.

Transcendantal, Transcendantaux (de Transcendant, de l'ancien verbe transcender, de transcendere, transcendens, franchir, dépasser) : a) Sens scolastique : attributs qui conviennent à tous les êtres, 252 ; II, 470. — b) Sens kantien : ce qui est une condition a priori et non une donnée de l'expérience. — Kant nomme transcendantal tout élément a priori de la pensée, c'est-à-dire indépendant de l'expérience, lequel rend la connaissance possible. La philosophie est transcendantalc, parce qu'elle applique aux données de l'expérience, c'est-à-dire aux phénomènes, les catégories ou fornies a priori de l'entendement. Ces catégories sont des notions transcendanlales, II, 431-432. — c) Par suite, une étude est dite transcendantalc, quand elle a pour objet les principes ou idées a priori dans leur rapport nécessaire avec l'expérience : vg. Eshétique, Analytique, Dialectique transcendantales, II, 431-434.

Transcendantalisme (de Transcendantal) : a) Doctrines qui admettent des concepts ou formes a priori dominant l'expérience. — b) Mouvement phili)sophique et religieux, qui est une réaction idéaliste contre la philosophie dfti xviii^ siècle. Emerson en est le principal représentant.

Transfert (Substantif verbal de Transférer) : a) Transfert des sentiments : phénomène par lequel un état affectif est transporté de l'objet qui l'a déterminé à un objet différent. Cf. .1. Sully, The Human Mind, T. II, p. 78-80, Londres, 1892). — • b) Transfert des valeurs : phénomène par lequel le moyen prend la valeur de la fin, le signe celle de la chose signifiée, etc. ; vg. la propriété, instrument, moy-en de jouissance, plaît sans qu'on en fasse usage, même en dehors de l'usage.

Transfini (de Trans, au delà, et fini] : Cantegor appelle ainsi les nombres, cardinaux ou ordinaux, qui dépassent les nombres finis.

Transformation {Transformatio, de transformatum, supin de transformare, changer la forme, de trans, au delà ; forma, forme, aspect) : a) Passage d'une forme à une autre. — Loi secondaire du plaisir, 66. — Le changement de forme peut être substantiel (vg. eau changée en hydrogène et oxygène) ou accidentel (vg. eau placée dans un vase carré ou oblong), dans le système de la matière et de la forme, II, 517. — b\ Opération logique, par laquelle à une proposition on substitue une proposition équivalente ; vg. conversion simple de l'universelle négative, 534.

Transformisme (de Transformer, de transformare, changer la forme de) : système biologique d'après lequel les espèces vivantes sont variables et descendent par transformations successives de quelques types primitifs. — Exposé du système (Lamargk, Darwin), II, 612. — Critique, II, 617. — Comment se pose aujourd'hui la question du transformisme ? II, 623.

Transitif {Transitivus, de transitum, supin de trans-ire, pa.sser, franchir) : l'action transitive est colle qui se termine en dehors de l'agent, 150 ; 330 ; II, 524. l

Transition ( Transi'a'o, de transitum, supin de trans-ire, franchir) : forme de l'expérimentation (Bacon), 652. •

968 TABLE ANALYTIQUE : Transitoire — Truisme

Transitoire {Transitorius, de transitum, supin de trajis-ire, franchir) aorganes transitoires, 702, 4.

Translation ( Translatio, de translatum, supin de trans-jerre, transporter) : forme de Texpérimentation (Bacon), 662.

Transmission {Transmissio, de transmissum, supin de trans-mittere , faire passer, transmettre) : transmission de la propriété, II, 195-197 : 197. — Transmission du pouvoir, 247.

Transnaturel (de Trans au delà et naturel) : terme créé par Malrice Blond EL. pour exprimer l'état instable de l'homme qui, n'ayant pas la vie surnaturelle à laquelle il est appelé, éprouve des stimulations en rapport avec cette vocation. Cf. Histoire et Dogme. Extrait de la Quinzaine, janvierfévrier 1904, La Chapelle Montligeon (Orne), 1904.

Transrationalisme (de Trans au delà et rationalisme) : terme créé par CouRNOT pour exprimer cette « disposition de l'homme à croire à des puissances surnaturelles, à un monde mystérieux et invisible, sur lequel là science et la raison n'ont pas plus de prise que les sens ». [Matérialisme. Vitalisme, Rationalisme, Sect. IV, p. 384-385, Paris, 1875).

Travail (substantif verbal de Travailler, du latin populaire tripaliare, torturer avec le tripalium, de très, trois, palus, pieu, sorte de chevalet : d'où gêne, eiïort pénible, travail) : obligation du travail, II, 159 ; 187. — Liberté dans le choix du travail, II, 187 ; 353. — Fondement de la propriété, II, 190-191. — Réglementation du travail, II, 265. — Facteur de la richesse, II, 353. — Division du travail, II, 354, — Rémunération du travail, II, 356 ; 358.

Travers (du latin populaire Traversum, pour transversum, participe passif de trans-vertere, transversum, changer de côté) : travers de caractère : c'est le domaine de la comédie, II, 392.

Triade {Trias, fûiaç,' Titaco;, groupe de trois, de t^hi:, trois) : les Néo- Platoniciens ont imagine une Triade composée de l'Un, de l'Intelligence et de l'Ame du monde, II, 602-603.

Trigonométrie (Tpr/uivov, triangle, de 'p^î^;, trois et vcovî-/, angle ; ujtcov, mesure) : partie de la Géométrie qui a pour objet la mesure des triangles.

Trijumeau (de Très, trois ; jumeau, de gemellum, de geminus, uni par la naissance, né en même temps) : nerf trijumeau, 157.

Trilogie (TptXoYi'a, de t&îT;, trois : Xoto;, discours) : trilogie de Hegel : thèse, antithèse, synthèse, ÎI, 605 ; 608-609.

Tristesse (de Triste, à l'imitation de tristitia, de tristis, triste) : définition : a) par Spinoza, 80 ; b) Bossuet, 122.

Trivium (carrefour où se rencontrent trois chemins, de ter, trois fois et via, chemin) : division scolastique des arts libéraux inférieurs, 587.

Trope (Tporoç, tour, tournure, attitude, manière de penser, de s'exprimer) : nom donné aux arguments par lesquels les Sceptiques cherchaient à montrei' <fu'on doit suspendre son jugement. ^î^nésidème en compte dix ; Agrippa le-réduit à cinq, II, 422.

Truisme (de l'anglais Truism, vérité banale, de true, vrai) : proposition tellement évidente qu'elle ne vaut pas la peine d'être énoncée.

TABLE ANALYTIQUE : Tutélaire — Un 969

Tutélaire {Tutelaris,de tutela, soins vigilants, de tueri. regarder protéffer) • fonction tutélaire de l'Etat, II, 248-249. ' « ' :

Tutiorisme (de Tutior, plus sûr, de tueri, regarder, protéger) : doctrine erronée qui oblige à suivre l'opinion la plus favorable à la loi, II, 35.

Tyndall (John) : la génération spontanée n'est pas démontrée, II, 632.

Type {Typus, tutto;, marque imprimée par un coup, empreinte, figure. image. Cf. tÛtttw, frapper) : a) Modèle qui sert à déterminer une série d'objets qui en dérivent : vg. le cacliet qui sert à produire des empreintes exprime bien « l'idée d'un type par corrélation avec l'idée de ses exemplaires ou de ses épreuve'; ». (Cournot, Traité de Venchaiuement des idées... L. I, Ch. v, § 48). — h) Ce qui est représentatif d'une classe d'êtres. — Tvpes d'êtres dans les sciences naturelles, 578-579 ; 647 ; 688. — Immutabilité, persistance du type, 702-703. — Un type est un individu qui possède d'une façon nette et frappante les caractères de son genre, tandis que les caractères individuels ou spéciaux n'ont rien de saillant. — c) Une conception qui est représentative d'une qualité bonne ou mauvaise. — Cause exemplaire, 324 ; 769 ; II, 490. — Idéal de beauté, II, 395-396. — d) Variétés physiques ou mentales qui résultent de la prédominance d'une fonction : vg. types visuels, auditifs, moteurs (mémoire), 206.

Tyrannicide {Tyrannicidium , de tyrannus, maître absolu, tyran; cnedere re-ci-di, abattre) : meurtre d'un tyran, II, 289-290.

Tyrannie (de Tyran, de tyrannus, Tvpavvo;, maître absolu, tyran) : définition, II, 289. — Résistance : a) passive, II, 275-276 ; b) active, II, 288-289 • 289-291.

Ubiété (de Ubi, où) : ce mot, chez les Scolastiques, indique la catégorie de lieu, 254 ; 296 ; II, 506. — Ils distinguent trois manières d'être dans un lieu : 1°) Circonscriptive, circonscrite : cette manière est propre aux corps. En effet, un corps occujie l'espace de façon que chacune de ses parties corresponde aux parties des autres corps qui l'entourent et le circonscrivent. — 2°) Définie : c'est-à-dire qu'une chose est ici, et non ailleurs, de sorte que le lieu qu'elle occupe est défini, limité. Cette seconde manière, qui convient aux esprits, s'oppose à la troisième, qui n'appartient qu'à Dieu. — 3°) Héplélive : c'est Vuhiquité : Dieu est présent partout par son essence et par son opération, II. 578-579.

Ubiquité (du latin scolastique Ubiquitas, de ubique, partout, de ///'/, où) : l'ubiquité est la présence en tout lieu. C'est un attribut qui n'appartient qu'à Dieu et découle de son immensité, II, 578-579.

Ultime (Ultimus, le plus reculé, le dernier, superlatif de ulter, qui est le comparatif de l'archaïque uls, au delà) : ce mot s'applique à un fait irréductible, qui est le dernier terme d'une analyse, ou à un princi-pe au delà duquel on ne peut remonter.

Un (Unum) : comme adjectif, se dit : ai De l'individu en tant qu*il fait partie d'une multiplicité. — b] De ce qui est uni(iue : vg. l'nus Dominns. una fiées, unum baptisma (S. Paul, Ep. ad Ephesios, C. iv, v. 5)." Il n'y a qu'un

THAITÉ DE PIIlLOSOniIE. — T. II. — 32

970 TABLE ANALYTIQUE : Un — Uiiivers

Dieu et ce Dieu suffit. » Leibmz, Monadologie, § 39). — c) De ce qui est indivisé en soi : c'est une propriété transcendantale de l'être, 252 ; II, 471. — S'oppose à Multiple, à Divisible.

Un ( Unum) comme substantif. Au sens des doctrines grecques, l'Un est ce qui, étant étranger au nombre et sans multiplicité interne, est la source du divers et du multiple ; vg. chez Plotin.

Unanime, Unanimité (Unanimus, Vnanimitas, de unus, un; animus, âme) : plein accord de pensées, de sentiments. — L'établissement d'une religion d'État suppose l'unanimité morale des croyances, II, 186 ; 341-342.

Unicité (de Unique, de unicus, de unus, un) : négation de ressemblance dans un genre donné, II, 471. — Unicité de Dieu, II, 577-578.

Unification (de Unifier, du latin scolastique unificare, de unus, un ; facere, faire) : l'unification des états de conscience exige un principe d'unité, 153-154.

— La philosophie est l'unification des sciences (Comte, Spencer), 597, 1, 2.

— Unification des représentations par les trois idées transcendantales (Kam), II, 432 433.

Uniformité [Unijormitas, de uniformis, uniforme, de unus, un; forma, forme, figure) : uniforme se dit proprement des objets ou êtres qui ont une forme identique, et par suite d'un tout dont les parties ont quelque chose d'identique : vg. mouvement uniforme, c'est-à-dire dont la vitesse est constante.

— Définition de l'hypothèse, 231 : 653. — Principe d'uniformité de la nature, 290 ; 678 ; 680-681. — Uniformité et unité, II, 250-251.

Unilatéral (Unus, un; latus, lateris, côté) : conception unilatérale de la causalité, 384-385. — Contrat unilatéral : qui oblige une personne envers une autre, sans qu'il y ait réciprocité.

Union ( Unio, de unus, un) : a) Liaison de plusieurs êtres différents^ qui forment un seul tout sous quelque rapport. — Union de l'Église et de l'État, II, 339. — Union de l'âme et du corps (Systèmes divers), II, 543 548. — b) Acte par lequel l'union s'établit : l'autorité est un principe d'union. II, 219. — c) Groupe de personnes associées pour réaliser une fin déterminée ; vg. union des œuvres ouvrières. — d) Conporde d'idées et de sentiments ; vg. union de la famille.

Unique (de Unicus, de unus, un) : c) Ce qui est singulier, individuel, seul de son espèce. — École unique, II, 261. — Dieu est unique, II, 577-578. — b) Ce qui est excellent, incomparable.

Unité ( Unitas, de unus. un) : caractère de ce qui est un dans les sens divers de ce mot. if, 471. ■ — Origine de cette notion, 148. — Unité nationale : ses éléments, 92-93. — Unité du moi, 146 ; 149 : 151-152. — Unîté transcendantale de l'être, 252 ; II, 470 ; 471. — Unité, catégorie de la quantité (Kant), 296 ; II, 432. — Unité et individualité, 365-366. — Unité primitive du langage, 460.

— L'unité et les nombres, 630. — L'autorité est principe d'unité, II, 219. — Unité, élément du beau, II, 382. — Simplicité de l'âme prouvée par l'unité de la pensée, II, 537. — Unité du plan de la création, II, 621, 1.

Univers ' Universnm, de jtnus, un ; versus, vers) : c'est l'ensemble de tout ce qui existe dans l'espace et dans le temps, universae res. Les Éimccriens, admettant l'existence de plusieurs mondes, opposaient univers à monde. Au xv!!*" siècle, univers était employé comme synonyme de monde visible, de la Terre. Cet emploi est rare aujourd'hui.

TABLE ANALYTIQUE : Uiiiversalisation — Utile 971

Universalisation (de Universaliser, de universalis, universel) : passage du particulier à l'universel. — L'universalisation d'un acte est le signe qui montre qu'il est moral, II, 45 ; 98 ; 101 ; 104.

Universalisme (de Universalis, universel) : a) Croyance d'après laquelle tous les hommes sont appelés au salut. Cf. Leibmz, Théodicée, P. I, § 80). — b) Se dit des doctrines contemporaines qui mettent en relief l'idée d'universalité ou d'universalisation.

Universalité ( Universalitas, de universalis, de universus, réuni, pris ensemble, universel, de unus, un et versus, vers) : a) Totalité des êtres ou tout un ensemble.

— b) Caractère de ce qui est universel. — Universalité : 1°) des propositions, 530; 2°) des vérités premières, 293 ; 3°) de la conscience morale, II, 27 ; 4°) de la loi morale et du devoir, II, 45 ; 98 ; 101 ; 104.

Universel [Universalis] : a) Ce qui s'étend à l'univers entier ; vg. la gravitation universelle. — b) Ce qui convient à tout l'ensemble de ce que l'on considère, êtres ou idées. — Idées universelles, 259. — Les principes premiers sont universels, 293. — Termes et idées universels, 519. — Proposition universelle, 530. — Critérium du consentement universel, 815. — Valeur du consentement universel, 840. — • La loi morale est universelle, II, 45. — Suffrage universel, II, 282-284.

Universel (Substantif), Universaux (c'est le pluriel de Universal, ancienne forme de universel, employé substantivement = termes universaux) : a) Ce qui a un caractère d'universalité logique. — b) Ce qui est exprimé par un terme général. — c) Ce terme général lui-même, pour les Nominalistes, 254. — Les Universaux sont des notions générales qui peuvent être attribuées à plusieurs sujets, 252-253 ; 516. — Problème des Universaux, 254.

Univoque (Unus, un ; vox, voix, parole) : -a) Terme univoque : celui qui, applitjué à plusieurs, exprime chez tous le même objet formel ; vg. homme, 519 ; II, 461 . — b) Relation univoque : celle dans laquelle de chaque antécédent résulte un seul conséquent ; vg. chaque nombre et son carré.

Uranie, Uraniade : poème épique (Leibniz), 750, 1.

Usage (du vieux français Us, de usum, supin de uti, se servir) : a) Action d'ap[)liquer une chose à tel ou tel besoin. ^ Droit d'user de ses biens, II, 189.

— Dioit d'usage = usufruit, II, 189. — b) Pratique consacrée. — L'usage dans les langues, 524-525. — S'oppose à Abus.

Usuel {Usualis, de usus, de usum, supin de uti, se servir) : sens usuel, 524-525.

Usufruit (Ususfructus, de usus, usage; irurtus, fruit, de frurtus, participe de frui, jouir de) : droit d'user des fruits, II, 189.

Usure (pour Useure, de user, du latin populaire usare, dérivé de usum, supin de uti, se servir) : perception d'un bénétice injuste, II, 357.

Usurpateur, Usurpation (Usurpator, Usurpatio, possesseur, usurpateur, possession, usur|)alion, df usurpatum, supin de usurpare, employer, prendre possession, usurper, de usa, par l'usage, et rapere, saisir vivement) : devoirs et droits de l'usurpateur, II, 231. — Légitimation de l'autorité usurpée, II, 231-232.

Utile (Utilis, qui sert à, propre à, de utnr, se servir) : a) Ce qui a de valeur no.n en soi, mais comme moyen pour atteindre une liu jugée avantageuse,

972 TABLE ANALYTIQUE : Utilitaire — Vague

n, 387. — L'utile et l'honnête, IL 53 ; 77 ; 92-93. — L'intérêt et l'utile, II, 50.

— L'utile d'après Bextham, II, 51-52. — L'utile et le beau, II, 387. — b) En Economie politique : ce qui est propre à satisfaire un désir ou un besoin : la richesse est l'ensemble des choses utiles, II, 352.

Utilitaire (de Utilité, de utilitas] : a) Ce qui concerne l'utile. — b) Celui qui est attaché à l'utilité : vg. esprit utilitaire. — c) Celui qui professe ou ce qui regarde la doctrine philosophique de l'UtiUtarisme (Voir ce mot, b).

Utilitarisme, Utilitariste (de Utilitaire) : a) E?prit utilitaire, au sens de b).

— b) Doctrine qui fait de l'utile le principe de toutes les valeurs, spécialement des valeurs morales : vg. Morales fondées sur l'intérêt : 1°) Épicure, II, 50 : 2°) Bentham, II, 51 ; 3°) St. Mill, II, 53 ; 4°) Spencer, II, 58 ; 5») Durhkeim, II, 60 -, 6°) L. Bourgeois, II, 70.

Utilité ( Utilitas, de utilis, de uti, se servir) : caractère de ce qui est utile, aux sens divers de ce mol. — Utilité et intérêt, II, 50. — Morales fondées sur l'utilité ou morales utilitaires, II, 50-76. — Utilité sociale : fondement du droit d'après St. Mill, Spencer, II, 133-134. — Fonction d'utilité publique incombant à l'État, II, 248 ; 249-25o. —Richesse = production d'utilité, IL 353.

Utopie (du latin Utopia, nom d'une île imaginaire. Ce mot, tiré par Thoma s MoRus de ou, non; tôttoç, lieu, figure dans son livre, plein de conceptions aventureuses et irréalisables : De optimo reipublicae statu deque nova insula Utopia, Bâle, 1518) : l'utopie est la conception imaginaire d'un gouvernement idéal ou d'un projet quelconque irréalisable. — L'utopie est fille de l'imagination, 233.

Utopique (de Utopie) : ce qui constitue une utopie ou ce qui procède par utopie : Fr. Engels a opposé le Socialisme utopique au Socialisme scientifique.

Utopiste (de Utopie) : celui qui aime l'utopie ou qui fait des utopies ; vg. un penseur utopiste.

Vacuisme (de Vacuum, vide, de vacare, être vide, vacant) : théorie des Vacui^tes, c'est-à-dire de ceux qui admettent l'existence du vide dans la nature. II, 509-510.

V .cuum formarum : expression fréquente chez Leibniz ; vg. « ... Utrum d«tur vacuum formarum, c'est-à-dire s'il y a des espèces possibles, qui pourtant n'existent point, et qu'il pourrait sembler que la nature ait oubliées... Je crois qu'il y a nécessairement des espèces qui n'ont jamais été et qui ne seront jamais, n'étant pas compatibles avec cette suite des créatures que Dieu a choisie. » (Nouveaux Essais..., L. III, Ch. vi, § 12).

Vague ( Vagus, errant, indécis) : état vague de bien-être ou de malaise, 75-76. — Localisation vague des souvenirs, 204. — Nepas confondre le vagw, c'est-à-dire ce qui est non fixé, non déterminé, avec V abstrait et le général, l'-tl . — Danger du vague de la rêverie, 475. — Danger des mots vagues, 365 ; 454-455.

Vague (de l'islandais Vagr, de vagga, agiter) : bruit des vagues : exemple de petites perceptions (Leibniz), 142, 4.

TABLE ANALYTIQUE : ValcuF — Véracité 973

Valeur ( Valorem, de valere, être fort, avoir de l'efficacité, du prix) : caractère des choses qui fait : a) qu'elles sont plus ou moins estimées par un individu ou un groupe ; vg. un tableau a plus de valeur piuir un connaisseur que pour un profane ; — b) qu'elles méritent plus ou moins d'estime, à des titres divers, c'est-à-dire selon la qualité qu'elles possèdent. — Valeur économique, II, 355.

— Valeur morale des actes, II, 30-31 ; 31. — Les Pragmatistes appellent jugements de ç'oi^ur ceux qui se rapportent aux moyens à prendre pour atteindre une fin obligatoire ou souhaitable.

Valeur de la connaissance : position du problème, II, 419-420. — Réponses diverses : Scepticisme, II, 421-426. — lîelatiçisme, II, 426-450. — Dogmatisme, II, 450-455.

Valide, Validité ( Validitas, i-alidus, vigueur, bien portant, résistant, puissant, de valere, être fort) : a) Ce qui a une valeur démonstrative : vg. syllogisme valide, concluant, 539 ; 561. — b) Ce qui est apte à produire l'effet auquel il est destiné : vg. contrat valide, mariage valide,- II, 209-210 ;314.

Vanité ( Vanitas, vide, vanité, de vanus, vide, vain, pour vac-nus, même racine que vac-uus) : a) Caractère de ce qui est sans consistance, illusoire ; vg. la vanité des choses mondaines. — b) Caractère de celui qui est vaniteux.

Variabilité, Variable ( Variabilis, de variare, changer, de varius, bigarré, tacheté, nuancé) : caractère de ce qui change. — Caractéristique : a) de la sensibilité, 54-55 ; 78-79 ; b) du plaisir et de la douleur, 63 ; 65-66. — Les quantités variables en Mathématiques, 627.

Variation ( Variatio, de variare, variatum, changer, de varius, bigarré, nuancé) : changements successifs dans un ordre de faits. — Variation de l'expérience (Bacon), 661. — IMéthodc des variations concomitantes, 669.

— Variations des espèces, II, 613-614 ; 617-618.

Variété ( Varietas, de varius, bigarré, nuancé) : espèce et variété, II, 614, 1 ; 694. — Élément (tu beau, II, 382.

Vazquez (Père Gabriel) : fondement de l'ubligation, II, 108-109. — Argument ontologique, II, 571, 4.

Végétal (du latin scolastique Vegetalis, de vegetare, exciter, vivifier, de vegetus, vif, dispos, plein de vie, de vegeo, même racine que vigere, être plein de force, être florissant, être en estime) : activité du végétal, 48. — Règne végétal, 251 ; 252 ; 694.

Végétatif (du latin scolastique Vegetativus, de vegetatum, supin de vegetare, exciter) : puissance végétative (Aristote), 43. — Vie végétative, 48.

Veille (substantif verbal de Veiller, de vigilare, de vigil, éveillé, vigilant, de vigere, être fort) : la veille et le rêve, 476-477.

Velléité (du latin scolastique Velleitas, de velle, vouloir) : semblant de volonté, 358.

Ventura de Raulica (Père Joachim) : Fidéisme, 818, 6,

Vengeance (de Venger, de vindicare, réclamer en justice, revendiquer, venger, de vim dicere, menacer de violence) : punition d'une offense pour assouvir son ressentiment. — Inclination malveillante, 94.

Véracitâ (du latin scolastique Veracitas, de verax, véridique, sincère, de verus, vrai) : caractère de celui qui respecte la vérité. — Jnetinct de véracité

974 TABLE ANALYTIQUE : Verbal — Vérités premières

(Reid), 737, 1. — Qualité requise dans les témoins, les documents, 738 ; 742.

— Véracité divine : critérium du vrai (Descartes), 818, 1, — Devoir moral de la véracité, II, 168. — Véracité de Dieu, II, 597.

Verbal ( Verbalis, de verbuin, mot, parole, verbe) : a) Ce qui concerne les mots. — La logique étudie l'expression verbale de la pensée, 509-510 ; 514,

— Définition verbale ou nominale, 521 ; 524. — b) Ce qui se compose de mots plus ou moins vides de pensée, 279 ; 454 ; 843. — c) Ce qui contient un verbe : vg. proposition verbale, par opposition à la proposition nominale ; à lui seul le verbe peut former une proposition, 464.

Verbalisme (de Verbal) : a) Caractère de ce qui est verbal. — b) Emploi de mots vides de pensée : psittacisme, 279 ; 454 ; 843.

Verbe ( Verbum, parole, verbe) : a) Nom de la seconde personne de la Sainte Trinité, II, 413. C'est la parole éternelle du Père. Cf. Bossuet, Élévations sur les mystères, 11^ Semaine, Élévations 1-4. — b) Sens : 1°) logique : rôle du verbe dans le jugement, 267 ; 2°) grammatical, 464 ; le verbe grec, 460, 4 ; 3°) scolastique : les Scolastiques appellent verbe mental ou intérieur l'idée que se forme l'esprit, parce qu'elle est comme une parole qu'il se dit à lui-même. — c) Paroles intérieures qui accompagnent la pensée, 452, 5.

Verbo-auditif (de Verbum, parole ; auditum, supin de audire, entendre) : type intellectuel, chez qui l'image verbale, accompagnant la pensée et la parole, est surtout une image auditive, 206.

Verbomanie (de Verbum, parole ; mania, i/avia, rage, folie) : terme créé par Ossip-LouRiÉ pour exprimer « le développement anormal de la faculté de la parole « {Le Langage et la Verbomanie, Ch. 111, § II, p. 61, Paris, 1912).

Verbo-moteur (de Verbum, parole ; motor, de motum, supin de movere, mouvoir) : type intellectuel, chez qui l'image verbale, accompagnant la pensée et la parole, est surtout une image motrice, 206. $

Véridique (Veridicus, de verus, vrai ; dicere, dire) : a) Celui qui dit la vérité ; vg. un témoin véridique, 738. — b) Ce qui est conforme à la vérité ; vg. dépo- .sition véridique.

Vérification (de Vérifier, du latin scolastique, verificare, de verus, vrai, facere, faire) : acte par lequel on contrôle par les faits si une proposition est vraie ou si une hypothèse est fondée. — Vérification : a) de Vhypothèse, 232 ; 654 ; 659-660 ; — b) de Vanalogie, 709-710.

Vérité ( Veritas, de verus, vrai) : définition générale : conformité de la pensée et des choses, II, 475. — a) Vérité logique ou subjective : conformité de la pensée à son objet, 768. — b) Vérité ontologique, métaphysique ou objective : conformité des choses à la pensée qui les a produites, 769 ; 769-770 ; II, 475. — c) Vérité morale ou Véracité : conformité de la parole à la pensée, 769 ; II, 168.

— Critérium de la vérité : systèmes divers, 810-839. — Vérité illuminatrice (S. Augustin), II, 452. — S'oppose à Fausseté.

Vérités éternelles : preuve de l'existence de Dieu, II, 567.

Vérités morales : définition, 782-783. — Leur certitude et leur démonstration, 783-784 ; 793.

Vérités premières : jugements portant sur des rapports nécessaires, universels, évidents. — Classification, 288. — Rôle dans la pensée et dans les sciences.

TABLE ANALYTIQUE : Vem (Comte p.) — Vinculum substantiale 975

291-292. — Caractères, 292. — Vérités premières et lois scientifiques, 294. — Comparaison avec les notions premières, 295. — Origine des vérités premières : systèmes divers, 299-318.

Verri (Comte Pierre) : le plaisir, fait négatif, 57.

Vertébré ( Vertebratus, de vertebrn, articulation, vertèbre, de vertere, tourner) : caractères du vertébré, 691 ; 696 ; 697.

Vertige ( Vertigo, mouvement de rotation, tour, vertige, de vertere, tourner) : sa cause, 471. — « Vertige mental » (expression de Renouvier) : propension de l'esprit, sous l'influence d'une émotion ou passion vive, à donner, sans raison ou en dépit de la raison, son assentiment aux propositions qui se présentent.

Vertu ( Virtutem, virilité; force, courage, mérite, de vir, homme) : a) Pouvoir : vg. vertu de l'aimant. — ■ b) Disposition habituelle à vouloir faire le bien en général ou tel genre de bien déterminé (de là variété des vertus : vertus morales ou cardinales, théologales). — c) Habitudedudevoir,II, 129. — Science du bien (Socrate, Platon), II, 124. — Ressemblance à Dieu, harmonie (Platon), II, 125. — Juste milieu (Aristote), 64-65; II, 126. — Autres définitions (3Ialebranche, Kant), II, 128-129. — Division des vertus, II, 129, — Vertu, intérêt et récompense, II, 78-79 ; 121-122. — Vertu et sentiment, II, 87. — Vertu kantienne, II, 87-88 ; 99-100. — Vertu stoïcienne, 87-88 ; 93-95.

Vibration ( Vibratio, de vibratum, supin de vibrare, agiter, brandir) : hypothèse des vibrations cérébrales pour expliquer la conservation des idées, 197.

Vice ( Vitium] : a) Ce qui est défectueux ; vg. un vice de méthode. — b) Disposition habituelle a vouloir mal faire; l'habitude du 'mal, II, 124. . — Vice et liberté, 373 ; 402.

Vico (Giovanni-Battista) : les trois âges périodiques de l'histoire, 748- 749, 1.

Vide (du latin populaire Vocita, pour vacuata, participe passif de vaciiare, vider, de vacuus, vide, non occupé) : a) Absence de matière dans une portion déterminée de l'espace, II, 506. — Descartes nie le vide, II, 509. — b) Au figuré : absence de contenu ; vg. le vide de la pensée.

Vie ( Vita, de i^ivere, victum, vivre) : a) Sens propre : activité immanente par laquelle un être organisé est capable de se nourrir, de s'accroître et de se propager, 47 ; II, 523-524. — Degrés : vie végétative, sensitive ou animale, raisonnable, 48-49 ; 491-495. — Nature du principe vital : systèmes divers : 1°) Mécanisme (Descartes), II, 524 ; 2») Organicisme (Cabanis), II, 525 ; 30) Vitalisme (Barthez), II, 526; 4°) Animisme (Aristote), II, 527. — b) Sens analogique : ensemble de phénomènes qui présentent des caractères analogues à ceux de la vie proprement dite : vg. la vie du langage, 449, 2, 3.

Vieillesse (de Vieil, forme primitive de vieux, de vetulum, petit vieux, •diminutif de vêtus) : caisses de retraite pour la vieillesse, II, 265.

ViGOUROUx (Abbé Fulcran) : unité primitive du langage, 460, 1. ViLLEMAiN (Abel-François) : langue d'un peuple, 723. Vincent de Paul (Saint) : charité inventive, 233.

Vinculum substantiale : expression de Leibniz à propos de l'union de rame et du corps, II, 543, 1.

976 TABLE ANALYTIQUE : Vindicte — Vogt (Karl)

Vindicte ( Vindicta, affranchissement, défense, punition, de vindicare, réclamer en justice) : a) Sentiment de la peine méritée par le crime comme une juste réparation de l'ordre violé. — b) La vindicte publique : poursuites en matière criminelle faites au nom de la société, II, 166, 2.

Violence ( Violentia, de violentus, violent, de vis, force, par un intermédiaire perdu) : caractère de ce qui est violent, c'est-à-dire : a) Ce qui contrarie la nature d'un être et s'impose à lui : faire violence. — b) Ce qui se déploie avec impétuosité, vg. passion violente, 114. — La violence morale atténue la responsabilité. II, 116. — Droit de repousser la violence par la violence, II, 166. — La violence extérieure vicie le consentement, II, 314.

ViRCHOW (Rudolf) : nie l'existence des générations spontanées, II, 632, 1.

Virtualité, Virtuel (du latin Virtualis, de virtus, force, qualité active) : ce^ qui n'existe qu'en puissance, c'est-à-dire : a) Ce qui est simplement possible : la statue est virtuellement dans un bloc de pierre, 47. — b) Ce qui est déjà plus ou moins prédéterminé, encore que latent. — Virtualité des notions premières (Leibniz), 315. — Erreur virtuelle, 796-797. — Intention virtuelle,. II, 33. — Productivité virtuelle de l'argent, II, 357. — S'oppose à Actuel,. Formel.

Visible ( Visibilis-, de visuni, supin de videre, voir) : signes visibles, 435.

Vision ( Visio, de visum, supin de videre, voir) : a) Fonction de la vue, 74 ; 157 ; 179-180 ; 181 ; 186 ; 187 ; 192-193. — b) Intuition : vg. la vision en Dieu de Malebranche, 310. — c) Perception visuelle d'une réalité surnaturelle: vg. dans les états mystiques. — d) Hallucination : perception à vide, 225.

Visionnaire (de Vision) : celui qui a des visions, aux sens c) et d).

Visuel ( Visualis, qui a rapport à la vue, de visus, vue, de videre, voir) : sensation visuelle, 190 ; 192-193. — Type visuel, 206.

Vital ( Vitalis, de vita,^Yie) : ce qui constitue ou ce qui concerne la vie. — Sensation vitale. 75 ; II, 528. — Sens vital, 158. — Effort vital, 58 ; II, 528. — Le mouvement vital, II, 523-524. — Principe vital, force vitale : systèmes divers, II, 524-529.

Vitalisme (de Vital) : a) Doctrine de l'École de Montpellier sur le principe vital, IL 526. — b) Toute doctrine qui admet cjue les phénomènes vitaux sont irréductibles aux phénomènes physico-chimiques.

Vitesse (de Vite) : vitesse des sensations, 726.

Vivacité ( Vivacitas, vitalité, vivacité, de vivax, vivace, de vivus, animé, vif) : vivacité de l'impression première 198. — La perception est plus vive que le souvenir, 203. — Vivacité de l'image dans : a) le rêve, 474-475 ; b) Vhallucirtation, 225 ; 226 ; 234 ; 487 ; c) Vhijpnotisme, 481-482.

Vivisection (de Vivus, vivant ; section, de sectio, de sectuin, supin de secarc, coupen : utilité et inconvénients, 725 ; 699.

Vocabulaire (de Vocabulum, nom, de vocare, appeler, nommer, de vox. voix, Sun, parole) : ensemble des mots propres à une langue, à une science, 450.

Vocation ( Vocatio, de vocatum, supin de vocare, appeler, nommer, de vox,. voix, parole) : mouvement intérieur par lequel on se sent appelé par Dieu à tel genre de vie. — Liberté de répondre à la vocation, II, 186.

VoGT (Karl) : matérialisme, II, 540.

TABLE ANALYTIQUE : Voie — Vote 977

Voie ( Via, pour i>eh-ia, celle qui transporte, de vehere, voiturer, transporter) : simplicité des voies de la nature, 658-659.

Vol (substantif verbal de voler, de volare, se mouvoir dans l'air ; puis, par l'intermédiaire de la locution : « L'épervier vole la perdrix », s'approprier le bien d'autrui) : restitution, II, 194.

Volapuk : projet de langue universelle commerciale, 462.

Volitif (du radical Vol, qui est dans volo, vouloir. Cf. 'soûXoaai. fio/oacc.) : acte qui se rapporte à la volonté, 34.

Volition (du radical Vol, qui est dans volo, vouloir) : acte de la volonté, 50 ; 358. — Sa nature (Spinoza, Condillac), 361.

Volontaire ( Voluntarius, de volnntas, volonté, de volo, vouloir) : a) Acte de la volonté, 34 ; 50 ; 355. — L'activité volontaire, 354-432. — Différence entre volontaire et libre, 356 ; 402-403. — Habitude volontaire et habitude de la volonté, 423. — b) Ce qui est fait volontiers, sans contrainte, encore que nécessaire : c'est ainsi que nous voulons le bonheur ; 356 ; 402-403. — c) Qui a de la volonté : soit en bonne part ; vg. c'est un homme de volonté, de caractère, 364 ; soit en mauvaise part : c'est un volontaire, c'est-à-dire un capricieux ou un entêté.

Volontarisme (de Voluntarius, volontaire) : a) Système de ceux qui donnent la prééminence, le primat à la volonté sur l'intelligence ; vg. Duxs Scot. — b) Doctrine de Schopenhauer, d'après laquelle le fond des choses doit être conçu par analogie avec les tendances irrationnelles de la volonté, 365, 1 ; II, 648-649. — c) Doctrine psychologique soutenant que c'est « d'après l'analogie du vouloir qu'il faut concevoir tous les autres processus psychiques ». (W. WuNDT, Grundriss der Psychologie, Introduction, § 2, n° 6).

Volonté ( Voluntas, de volo, vouloir) : a) Activité réfléchie, 355. — b) Force plus ou moins grande du caractère : un homme de volonté, 364. — c) Disposition morale à vouloir de telle ou telle manière : vg. « Bonne volonté » (Kant, Fondement de la Métaphysique des mœurs, au début) ; « Mauvaise volonté » (Leibniz, Théodicée, P. III, § 273). — d) Tendance foncière d'un être : vg. la volonté de vivre de Schopenhauer : principe universel instinctif par lequel tout être tend à réaliser le type de son espèce ; — la Volonté de puissance de Nietzsche : c'est la recherche « d'un surplus de force » [ein plus von Macht). — Activité volontaire, 354-432. — Volonté et liberté, 356 ; 402-403. — Analyse de l'acte volontaire, 357. — Part de la volonté dans la délibération et l'exécution, 359. — Nature de l'acte volontaire : un jugement (Spinoza), 361 ; un désir (Condillac), 361. • — Caractères de la volonté, 363. — Influence de la volonté sur : 1°) V organisme, 363 ; 471 ; 2°) la sensibilité, les passions, 364 ; 3°) r intelligence, 364 ; 4°) le caractère, 364 ; 405-406. — Volonté : antécédente et conséquente, 393, 1. — Éducation de la volonté, 411. — Habitude et volonté, 423 ; 425. — Influence du physique sur la volonté, 469. — Influence de la volonté sur le physique, 471-472. — L'effort volontaire, origine de l'idée de cause, 327. — Qualités, défauts, maladies de la volonté, 367. — Cf. Fr. Vincent, Saint François de Sales, Directeur d'âmes : la formation d>la volonté, Paris, 1923-.

Voltaire (François-Marie Arol'et, dit) : l'instinct de l'abeille, 1U6.

Vote (de l'anglais Vote, dérivé de votum, vœu, offrande, de votum, supin de voveo, vouer, souhaiter) : droit politique, 369 ; II, 281. — Espèces, II, 282.

978 TABLE ANALYTIQUE : Vrai — Zèlc

Vrai (pour Verai, qui se rattache à verwn, vrai) : voir Vérité.

Vraisemblable, Vraisemblance (de Vrai et Semblable, Semblance, à l'imitation de verisimilis, verisimilitudo = i'erum, vrai ; similis, similitudo, semblable, ressemblance) : te qui paraît vrai, admissible. — Vraisemblance métaphysique, physique, morale, 738-739. — Les Sceptiques relatifs cherchent le vraisemblable, II, 425. — ■ S'oppose à Invraisemblable, Invraisemblance.

Vue (substantif participe de Voir, de videre) : a) L'un des cinq sens. — Objet «t organe de la vue, 157. — La troisième dimension et la distance sont-elles des perceptions naturelles de la vue ? 179-180. — Perceptions acquises, 181. — Rôle, 186. — Sens esthétique, 186. — Erreurs de la vue, 187. — b] Au figuré : vue de l'esprit, c'est-à-dire la façon de se représenter les choses.

Wagner (Rudolf) : monisme psychobiologique, II, 442-443.

Weber (Alfred) : contradiction de Kant, II, 436, 2. '

Weber (Ernst Heinrich) : loi de Weber, 727.

Weiss (Jean-Jacques) : résultat de l'instruction primaire, II, 261, 2.

Wellington (Arthur Wellesley, Duc de) : contre le duel, II, 168, 1.

Whitney (William-Dwight) : élaboration progressive du langage, 447, 3 ; 449, 3. — Diversité des langues originairement unes, 460, 2.

WiELAND (Christoph-Martin) : idéal esthétique, II, 90.

WiLMERs (PÈRE Wilhelm) : limitation du droit de propriété, II, 193-194.

WoLF (Johann-Christian) : méthode en philosophie, 7. — Ordre à suivre, 10. — Origine du plaisir, 60. — Critérium de la vérité, 816, 2.

Wolston, Wollaston (William) : nature de l'idée du bien, II, 103-104.

Wundt (Wilhelm) : phénomènes inconscients, 142. — Suggestion hypnotique, 481, 1. — ■ Nature du raisonnement inductif, 677-678. — Expériences psycho-physiques, 726. — Pampsychisme, II, 443.

Xénophon (H£vo'.iwv, ami de Socrate, de çsvo;, étranger, hôte ; ©aoj. briller) : vertu de Socrate, 392, 1. — Argument des causes finales dans les Mémorables, II, 562.

Zeiller (René) : mécanisme inexplicable du transformisme, 622-623. Zèle {Zelus, jalousie, Ç/iao;, ébullition, ardeur, zèle, rivalité, de Çéco, bouillir) : empressement à agir pour le service de quelqu'un.

TABLE ANALYTIQUE : Zététiquc — Zoologic 979

Zététique (Zr|Tr,T[/.ôç, qui aime ou qui est apte à chercher, de 'Ar--M, chercher) : a) La méthode zététique, c'est la méthode d'investigation : vg. l'analyse, 616. — h) C'est le nom donné quelquefois au Scepticisme (r, '".■r-.-r-vAr., sous-entendu le mot i-;wir,^ direction particulière de l'esprit, doctrine, école), parce que les Pyrrhoniens faisaient profession d'être toujours en quête de la vérité, sans trouver d'autre conclusion que celle de ne jamais rien affirmer comme certain, II, 421. — ■ Les Pyrrhoniens étaient nommés o'i '/.r-r-v/M les chercheurs.

Zeuxis (ZîuHtç) : copie de la nature, II, 400.

Zoographie (Zo)ycacpia, art de peindre la nature animée, de çôiov, vivan Ypa,ic'.v, décrire) : c'est la Zoologie descriptive.

Zoologie (de Zwov, vivant ; Àôvo;, discours) : sa place dans les sciences,

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