‹ Traité de philosophieChapitre 271 sur 921 · III. — Comparaison de ces états : A. — Ressemblances : la · texte numérisé non relu

III. — Comparaison de ces états : A. — Ressemblances : la

rêverie, le rêve, le délire, V hallucination ont ceci de commun qu'ils consistent dans la reviviscence d'une image qui acquiert assez de force pour faire croire à une réalité plus ou moins complète. Ce fait met en évidence l'identité fondamentale de l'image et de la sensation. L'image est une sensation esquissée ; elle tend à se transformer en sensation et partant à s,' objectiver :

1° Quand les sensations actuelles s'atténuent ou disparaissent : c'est le cas du rêve.

2° Quand les sensations, pendant la veille, sont momentanément très affaiblies dans la conscience : c'est le cas de la rêverie.

3° Quand une cause particulière (vg. ténèbres, peur) exalte l'imagination qui transforme complètement une sensation préexistante en image fantastique : c'est le cas de V illusion.

4° Quand une cause anormale (vg. maladie cérébrale) donne à l'image une force exceptionnelle : c'est le cas de V hallucination.

Pendant la rêverie, la raison et la volonté nonchalantes ne règlent pas la marche des associations, mais elles laissent l'imagination aller à la dérive. — Pendant Villusion, la raison troublée n'a pas toujours le calme nécessaire pour rectifier l'exagération do l'imagination. — Pendant le rêve ou V hallucination, les images paraissent des réalités objectives parce qu'on n'a pas pour les contrôler et les refréner le contraste des sensations, comme dans la veille ou dans l'état normal.

B. — Différences : 1° V hallucination est un fait pathologique, anormal, qui suppose des troubles cérébraux. — 2^ Ij'' illusion est causée par une surexcitation de l'imagination, que la raison ne modère pas. — 30 La rêverie et le rêve sont des phénomènes normaux.

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