JUGEMENT ET CROYANCE : DESCARTES
l'émotion propre de l'intelligence, quand elle aperçoit la vérité. Pour Hume la cause de la croyance est dans la vivacité des états de conscience : à toute sensation, « état fort », s'ajoute le sentiment de la réalité, et ce sentiment c'est la croyance. Toute idée, dont la force se rapproche de celle de la sensation, produit une croyance proportionnelle à sa force même. De là vient que tout ce qui renforce la vivacité de l'idée : vg. émotion, habitude, etc., agit par là même sur la croyance qui l'accompagne.
Critique : a) La force des états de conscience peut motiver un certain nombre de nos jugements, mais elle n'est pas le motif de tous ; et même quand elle détermine nos jugements, elle n'en rend pas un compte suffisant. — b) La croyance accompagne certains états que Hume appelle faibles, vg. le rêve, la rêverie. Elle manque à des états forts : vg. certaines images ont parfois la vivacité des sensations, sans qu'on les confonde avec elles ; — il y a des hallucinations conscientes, dans lesquelles l'halluciné refuse de croire à la réalité objective de représentations qui ont cependant la même force que des sensations.