III. — Maladies : le malade est plus ou moins incapable
1° De délibérer, soit parce que les impulsions de la sensibilité sont trop fortes ou trop faibles, soit parce que l'attention volontaire nbst pas suffisante.
2° De se résoudre, parce qu'il est en proie à la manie du doute et de l'irrésolution ; l'intelligence est nette, le but et les moyens clairexient perçus, mais le passage à l'acte est impossible : la volonté est rttive.
3° De résister à une idée impulsive ; le pouvoir d' « inhibition » est plus ou moins paralysé. Tantôt l'impulsion subite détermine une exécution immédiate, sans qu'on ait pu s'en rendre compte ; tantôt le malade est obsédé par une idée futile, extravagante ou criminelle ; il résiste d'abord ; mais l'idée revenant à la charge, il est entraîné par le « vertige » de la représentation. — C'est cette forme de maladie qu'on appelle Vaboulie (à, fiouXo[A«t).
A° D'exécuter une décision, parce qu'il est comme paralysé par l'idée même de l'action.
Ce sont là des cas pathologiques qui sont des maladies du cerveau et non de la volonté. L'intelligence comme la volonté restent intactes ; mais, dans l'état actuel d'union intime entre l'âme et le corps, ces facultés, bien que purement spirituelles, sont conditionnées dans leur exercice par l'organisme. Quand les conditions sont défectueuses, les conditionnés s'en ressentent. C'est ainsi que le talent d'un grand artiste sera paralysé dans l'exécution s'il n'a à sa disposition qu'un mauvais instrument (Cf. Métapliysique, L. II, Ch. ii, Art. I, § B).