LE FATALISME VULGAIRE
comptes aurions-nous à rendre à Dieu, si chacun de nous a fait ce qu'il ne pouvait s'empêcher de faire ?
2° La responsabihté morale suppose la croyance que nous aurions pu faire notre devoir, et de plus le sentiment de Vobligation, car l'idéal moral n'est pas seulement désirable, il est encore impératif. Or ces deux éléments de la responsabilité morale imphquent l'un et l'autre la liberté et c'est justement par eux que le remords se distingue du simple regret (203, G).
3° Quant à la responsabilité légale ou sociale, elle n'existe pas non plus : si les fautes sont les effets inévitables de la destinée ou d'antécédents déterminants, il est injuste de les punir (203, D). Dans l'hypothèse déterministe, les châtiments gardent encore une raison d'utihté comme moyens de correction, d'intimidation et de défense (203, D). Mais dans la théorie fataliste, ils sont inutiles, puisque c'est le destin qu'il faudrait atteindre ; or le destin est inaccessible et inévitable (^).
B) Argument tiré du témoignage de la conscience (203, A).