III. — Elle diminue la conscience et la sensibilité
C) Limites ou exceptions à ces trois dernières lois :
I. — Il y a des bornes à l'accroissement de la facilité, parce que
(') Aristote, De la mémoire et de la réminiscence, Ch. n (Édit. Didot, t. III, p. 498, coL 1 ) (") Montaigne a vigoureusement décrit la tyrannie de l'habitude : « C'est, à la vérité, une violente et traistresse rnaistresse d'eschole que la coustume. Elle establit en nous, peu à peu, à la dérobée, le pied de son auctorité ; mais, par ce doulx et humble commencement, l'ayant rassis et planté avec l'ayde du temps, elle nous descouvre tantost un furieux et tyrannique visage, contre lequel nous n'avons plus la liberté de haulser seulement les yeux. » (Essais, L. I, Ch. xxii).
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nous ne disposons que d'une certaine somme d'activité ; au delà d'une limite déterminée l'organisme se fatigue.
II. — L'habitude n'engendre pas toujours un besoin. Sans doute elle tend à rendre les émotions inconscientes, et à mesure que la sensation s'atténue, elle devient de plus en plus un besoin. Mais si l'on réagit contre l'envahissement progressif de l'inconscience, au moyen de l'attention, la sensation continue d'être sentie et sa transformation en besoin est ralentie.