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LES SIGNES

I. — Définitions : a) Un signe est un phénomène sensible qui éveille l'idée d'un autre phénomène ne tombant pas sous les sens : vg. un cri plaintif est le signe d'une douleur qui ne se voit pas.

h) La signification est la propriété, qu'a le fait appelé signe, de •suggérer l'idée d'un autre fait à cause du Hen qui les unit.

IL — Nature : l'analyse de l'idée de signe y fait découvrir un triple élément :

1*^ Le fait actuellement sensible qui signifie ;

2o Le fait insensible qui est signifié ;

3° Un rapport entre les deux faits, en vertu duquel le premier signifie le second. Ce sont les éléments du signe en puissance ; mais pour qu'il y ait signification actuelle, il faut qu'une intelligence perçoive le rapport qui relie les deux faits.

Les principaux rapports du signe et de ta chose signifiée sont les rapports :

a) De la cause et de l'effet : vg. l'explosion et la poudré.

b) Du moyen et de la fin : vg. la boussole et la navigation.

c) De ressemblance : vg. le portrait et l'original.

d) De contiguïté habituelle, qui résulte de la nature ou d'une convention humaine : vg. l'hirondelle et le printemps — la parole et la pensée.

(') De Gérando, Des signes de l'arl de penser considérés dans leurs rapports mutuels. — JouFFROT, Nouveaux mélanges philosophiques : Faits et pensées sur les signes. — M. Bréal, ia sémantique. — Rousselot, Le langage. — Leroy (E.), Le langage.

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