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B. — DIFFÉRENCES ESSENTIELLES

I. — Bien qu'il y ait entre l'organisme de l'animal et de l'homme des ressemblances, cependant l'organisme humain, dans son ensemble, atteint une perfection qu'on ne trouve chez aucun animal ; or comme les opérations sensitives sont conditionnées par l'organisme, il en faut conclure que chez l'homme elles doivent être plus parfaites. — De plus la bête n'exerce les facultés, qui lui sont communes avec l'homme, que d'une manière spontanée ; l'homme peut au contraire y surajouter la forme réfléchie.

II. — L'instinct est la faculté dominante de l'animal : elle lui tient lieu de raison. — A part les premiers temps de l'existence, il existe à peine chez l'homme (54).

III. ■ — L'homme est seul capable des opérations proprement intellectuelles : il réfléchit, compare, abstrait, généralise, juge et raisonne. L'homme est un animal raisonnable : il connaît les notions et vérités premières ; il comprend l'essence des choses et perçoit les rapports absolus, nécessaires, universels.

IV. — L'homme seul est libre et responsable : c'est un être moral. Voilà les différences fondamentales, d'où découlent toutes les autres :

V. — L'homme et l'animal ont de commun le langage sensitif ou émotionnel ; seul l'homme a le langage conceptuel, parce que seul il est capable d'abstraire et de générahser.

VI. — Les facultés animales, étant sous l'étroite dépendance de l'instinct, sont essentiellement uniformes et bornées : d'où l'absence de

progrès véritable. — L'homme, étant doué de la raison, « instrument universel », peut se perfectionner sans cesse et s'élever à V industrie, à Vart, à la science.

VIL — L'animal ne connaît ni la justice, ni la moralité ; il est étranger à la religion. — Comme conclusion de son enquête sur toutes les races humaines, de Quatrefages propose de définir l'homme : « Un animal moral et religieux. »

Conclusion : bref, ce que Ton appelle la psychologie sensitive ou affective (sensations, sentiments inférieurs, images, associations, inclinations, désirs, habitudes) est commun à l'homme et à la bête. — Les faits de la psychologie réflexive (conscience réfléchie, concept, jugement, raisonnement, principes premiers, déhbération, liberté) sont l'apanage de l'homme et constituent le règne humain. L'animal est fait pour une vie bornée et terrestre ; l'homme est destiné à une vie immortelle. « La nature humaine connaît Dieu ; et voilà déjà, par ce seul mot, les animaux au-dessous d'elle jusqu'à l'infini ». (^)

Relative au Chapitre III

Altamira, Psicologia del puehlo espafiol.

Arcelin, La dissociation. psycJiologique.

BouTMY, Essai d'une psychologie du peuple anglais au XIX^ siècle.

Chollet, Psychologie surnaturelle.

Ferri (E.), La sociologie criminelle.

Fierens-Gevaert, Psychologie d'une ville : Essai sur Bruges.

FiNOT, Le préjugé des races.

Fleury, L'âme du criminel.

Fouillée, Esquisse psychologique des peuples européens.

Janet, Les obsessions et la psychasthénie. U automatisme psychologique.

Le Bon, Lois psychologiques de l'évolution des peuples. Psychologie de la foule.

Mario N, Psychologie de la femme.

Michaud, Le génie latin.

Philippe (J.) et Paul Boncour (G.), Les anomalies mentales chez les écoliers.

Queyrat, L' imagination et ses variétés chez Venfant.

Rossi, Les suggesteurs de la foule.

RoosEVELT (Th.), American Ideals.

(') BossuET, De la connaissance..., cli. v, § 6.

SoLLiER, Psychologie de r idiot et de l'imbécile.

Vaschide et VuRPAS, La logique morbide.

Grasset, Le spiritisme devant la science.

M. DE Fleury, Ifitroduction à la médecine de Vesprit. Les grands symptômes neurasthéniques.

WuNDT, Hypnotisme et suggestion.

Janet et Raymond, Névroses et idées fixes.

GuRNEY, Myers et PoDMORE, Lcs H allucinations télépathiques.

Féré, Pathologie des émotions.

RouRE, Le mysticisme, dans la revue les Études, T. CVIII, juillet et août 1906.

D"" Lapponi, Ipnotismo e Spiriîismo.

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