II. - OPÉRATIONS INTELLECTUELLES OU SUPÉRIEURES
( A) Cognitive : Entendement (intelligence).
( B) Appétitive : Appétit rationnel ou Volonté, qui tend à un bien connu par la raison.
Critique : "cette division a le mérite de bien exprimer la dualité substantielle de l'homme (corps et àme) et de se rapprocher davantage de la réaUté : l'individu commence par la vie animale {sensitive) et de là s'élève peu à peu à la vie humaine proprement dite {raisonnable) (12, II).
Mais elle offre quelques inconvénients : a) elle sépare des faits qui ont entre eux une intime liaison : vg. connaître par les sens, la conscience ou la raison, c'est toujours connaître ; éprouver la sensation du froid ou le sentiment du beau, c'est toujours sentir. — b) Elle met moins en éxàdence la distinction qui sépare la volonté des inclinations et de l'intelligence, puisqu'elle en fait un appétit intellectuel. Cependant, en rangeant la volonté parmi les facultés intellectuelles, elle ne confond pas la volonté avec l'intelligence, car, comme dit Bossuet : « Ici, l'intellectuel et le spirituel c'est la même chose ». — c) Elle ne fait pas à la vie affective la place qui lui revient.
IV. — Descartes : pour lui, Vessence de Vâme, c'est la pensée, c'està-dire tout fait de conscience, de sorte que si l'âme cessait de penser, elle cesserait d'être ; d'où il conclut que l'âme pense toujours. Les modes de la pensée sont de deux sortes :
A) Passifs : ils appartiennent à l'entendement et se subdivisent en :
( lo Passions : qui se rapportent à la sensibilité ;
( 20 Idées : qui se rapportent à Y intelligence.
L'intelligence et la sensibilité ne diffèrent pas en nature, mais en degré : la première représente distinctement la nature des choses ; la seconde exprime confusément la nature de l'organisme.
B) Actifs : ils appartiennent à la volonté et se subdivisent en : 1" Jugement ; œuvre do la volonté, qui affirme la convenance ou la disconvenance des idées perçues par l'intelligence ; 2° Actions proprement dites.