‹ Traité de philosophieChapitre 594 sur 921 · EXEMPLE · texte numérisé non relu

EXEMPLE

C'est un argument dans lequel le conséquent se déduit de l'antécédent en vertu d'un rapport de parité, de supériorité ou d'opposition. De là les arguments :

I. — A pari (d'égal à égal, pour la même raison) : on conclut d'une chose à une autre à cause de leur parité, ressemblance ; vg. :

Celui, qui met un frein à la fureur des flots, Sait aussi des méchants arrêter les complots.

IL — • A fortiori (à plus forte raison) : il consiste à affirmer d'une chose ce qu'on a affirmé d'une autre, parce que la raison de cette affirmation se retrouve dans la seconde à un plus haut degré que dans la première ; vg." :

Si mourir pour son prince est un illustre sort, Quand on meurt pour son Dieu, quelle sera la mort !

III. - — A contrario (pour la raison contraire) : on conclut d'une chose à une autre en raison de leur opposition ; vg. : Si l'oisiveté est la mère de tous les vices, le travail doit en être le préservatif.

L'argument de l'exemple tire sa valeur d'une induction provisoire appliquée par déduction à un cas particulier. Il sous-entend ces principes : Des causes semblables produisent des eiïets semblables; — ■ des causes •onlraires, des effets contraires ; — une chose a d'autant plus lieu d'être tu (le n'être pas qu'il y a }>his de raisons pour ({u'elle soit ou ne soit pas.

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