‹ Traité de philosophieChapitre 602 sur 921 · A. — SES- CONDITIONS · texte numérisé non relu

A. — SES- CONDITIONS

Pour constituer uno démonstration, le syllogisme doit être vrai :

1) Matériellement : c'est-à-dire que ses prémisses doivent être vraies.

2) Formellement : c'est-à-dire que la conclusion doit nécessairement découler des prémisses.

La matière du syllogisme, ce sont les propositions.

La forme, c'est la nécessité de la conclusion découlant des prémisses. Exemples :

Celui qui possède la pierre philosophale peut changer les métaux en or ;

Or les magiciens possèdent la pierre philosophale ;

Donc les magiciens peuvent changer les métaux en or.

Ce syllogisme est faux matériellement ; correct formellement, car il ne pèche contre aucune des règles du syllogisme.

Les Chinois ne sont pas noirs ;

Or les noirs ne sont pas jaunes ;

Donc les Chinois ne sont pas jaunes.

Ce syllogisme est vrai matériellement ; faux formellement, car il pèche contre la règle : Utraque...

Une vérité scientifiquement démontrée est une vérité qui s'impose nécessairement à l'esprit. Un syllogisme est démonstratif quand il revêt une double nécessité : 1° quant à sa matière, lorsque les prémisses sont évidentes par elles-mêmes ou sont tirées d'une démonstration antérieure ; • — • 2*' quant à sa forme, lorsque la conclusion découle logiquement des prémisses posées. L'application exacte des règles du syllogisme ne garantit que la forme de la science, la rigueur de la déduction. Aristote a donc eu raison de définir la démonstration : « le syllogisme qui produit la science » (^), <.< le syllogisme tiré de propositions nécessaires » (-).

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