MORTEL I
dont la grandeur est proportionnelle à l'extension relative de ces termes. En s'inspirant de cette idée on peut représenter graphiquement les syllogismes, dont les termes n'ont pas une extension égale. Voici quelques exemples :
1. — Tout homme est mortel {Fig. 1) ; Or Alexandre est homme {Fig. 2) ; Donc Alexandre est mortel {Fig. 3).
Fig. 2
Fig. 3
II. — Nul homme n'est immortel {Fig. 4) ; Or Alexandre est homme {Fig. 5) ; Donc Alexandre n'est pas immortel {Fig. 6).
I = Immortel ; H = Homme ; A = Alexandre.
Fig. 4
(') Leilres à une imncesse d'Allemagne, Lettres GII à CV, figures 39 à 89.
REPRÉSENTATIONS GRAPHIQUES DES SYLLOGISMES
Fig. 6
Tout juste est généreux {Fig. 7) ;
Or quelques hommes sont justes {Fig. 8) ;
Donc quelques hommes sont généreux {Fig. 9).
Fig. 7 Fig. 8 Fig. 9
Ci -^ Généreux ; J = Justes ; H — Hommes.
I\'. — Nul ambitieux n'est généreux {Fig. 10) ;
Or quelques hommes sont ambitieux {Fig. 11) ;
Donc quelques hommes ne sont pas généreux {Fig.\.2).
G = Généreux ; A = Ambitieux ; H = Hommes,
Fig. 10
Fig. 11
Fig. 12
IVKPRKSKNTATIONS GRAPIIIOUES DES SYf>LO{;iSMES
B) Point de vue de la contenance compréhensive : w cas est l'inverse du précédent. Pour l)ien voir la diiïérence, il suffit de prendre les mêmes exemples. Cette différence résulte de la loi même des idées générales : La compréhension et Vextension sont en raison inverse (Ps. 137) :
I. — Tout homme est mortel {Fig. 1) ; Or Alexandi'e est homme {Fig. 2) ; Donc Alexandre est mortel {Fig. 3).
Explication : l^ Mortel est un attribut contenu dans la compréhension dC Homme {Fig. 1).
2» Homme est un attribut contenu dans la compréhension d'Alexandre {Fig. 2).
.'>o Donc Alexandre (parce qu'il est Homme) est jnnrtel (Fig. 3).
Fig. i Fig. 2
M = Mortel ; H = Homme ; A = Alexandre.
Fig. 3
II. — Nul ho?nme'n'est immortel {Fig. 4) ; Or Alexandre est homme {Fig. 5) ; Donc^Alexandre n'est pas immortel {Fig. 6).
Fig. -4