CONDITIONS DE LA SCIENCE
C'est pourquoi Aristote affirmait que savoir c'est connaître les causes : « Nous pensons savoir les choses d'une manière absolue et non point d'une manière sophistique, purement accidentelle, quand nous pensons savoir que la cause, par laquelle la chose existe, est bien la cause de cette chose, et que par suite nous pensons que la chose ne saurait être autrement que nous le savons {^). » Ce que les Scolastiques ont traduit] brièvement ainsi : Scienlia est cognitio renim per causas, et Fr. Bacon après eux : Y ère scire esse per causas scire {^). Quand on connaît de quoi une chose est faite (= cause matérielle) — ce qu'est cette chose (= cause formelle) — par qui elle a été faite (= cause efficiente) et en vue de quoi elle a été faite ( = cause finale), on a de cette chose une connaissance' scientifique (Ps. 183).
Remarque : dans les sciences abstraites, où il n'y a pas de faits à expliquer, on remplace les mots causes et effets par ceux de principes et de eoiiséqiwnces.