B) RÈGNE : | SOUS-RÈGNES : | EMBRANCHEMENTS
i III. — Noologiques l 5) Philosophiques.
Sciences ) proprement dites : | 6) Dialegmatiques.
noologiques : j ï\. — Sociales : (7) Ethnologiques.
f I 8) Politiques.
Puis il subdivise chacun de ces 8 embranchements en deux sousembranchements ; et chacun de ces sous-embranchements en deux sciences du 1*^"^ ordre, etc. vg.
Embranchements : 1 Sous- Embranchements : 1 Sciences du l^r ordre
1) 3Iathématiques propre-^ 1) Arithmétique.
ÉTRIE.
■«, X1-' i.- \ ment dites : ; 2) Géomé
L- Mathématiques^ ,^ Physico-Mathéma- \ 1) Mécanique. ^ tiques : / 2) Uranologie.
B) Critique : 1° Ampère a raison de fonder la classification des sciences sur la distinction de leurs objets. C'est une classification dichotomique ; elle est bonne dans ses grandes hgnes.
2° Mais il n'est pas resté constamment fidèle à son principe, puisqu'il a déduit les sciences du 3^ ordre dos conditions mêmes de la connaissance telles qu'elles découlent des lois de V intelligence, ce qui est le point de vue subjectif.
'.j^ Il abuse des néologismes, vg. dialegmatique ou science des signes.
40 L'esprit systématique l'a poussé à étabhr une symétrie rigoureuse, parfois arbitraire ; d'où il est résulté que beaucoup de sciences, surtout du 3"!^ ordre, n'ont jamais existé et n'existeront jamais comme sciences distinctes: vg. prenons la Métaphysique, science philosophique du 1^^" ordre ;
(M Essai sur la philosophie des sciences. Cf. Yalsox, Vie et Iracaux d'Ampère. — P. Janet, Principes de Métaphysique el de Psijchologi'', Introd. Leçon VI, § 3.
(44) CLASSIl'lGATIONS OBJ KCTI VICS IJ ES SCIENCES : A. COMTE 589
parmi ses subdivisions, la T/œodicée n'est pas distincte de la Théologie naturelle.
5° Il ne tient pas assez compte de l'ordre dans lequel les sciences se subordonnent.
6° Il confond la science avec ses applications et fait rentrer dans les mêmes cadres les sciences et les arts.